Haut Conseil à l’Egalité (HCE), ou la sociologie en folie
février 2026
Haut Conseil à l’Egalité (HCE), ou la sociologie en folie
Créé en janvier 2013 par François Hollande, placé auprès du Premier ministre. L’intitulé complet de cette instance est Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes. En fait, il promeut toujours une vision positive des femmes, et une vision négative des hommes. Sur ses cinq commissions, trois sont consacrées respectivement aux "Violences faites aux femmes", à la "Diplomatie féministe", à la "Santé des femmes", et aucune à ces mêmes problèmes envisagés d’un point de vue masculin. Il s’agit d’une instance explicitement misandre.
Sa présidente depuis le 16 juillet 2024 : Bérengère Couillard, ex-députée du parti Renaissance.et recasée après son échec aux législatives de juin 2024. Depuis 2019, le HCE publie annuellement un rapport sur le sexisme en France.
"Rapport 2026 sur l’état du sexisme en France : la menace masculiniste"
Pseudo-scientifique, ce Rapport est un véritable appel à la guerre contre "les" hommes, implicitement englobés sous la désignation de "masculinisme". Quelques citations eprésentatives :
p. 73 partie B : 1. "Le masculinisme : une menace à l’ordre public et un enjeu de sécurité nationale" / p. 74 "le masculinisme (...) représente également une porte d’entrée stratégique pour des forces multiples dont l’objectif est l’érosion, voire la destruction, des fondements des sociétés démocratiques"
p. 76 Recommandations : p.76, n° 23 : "Intégrer le "terrorisme misogyne"
dans les doctrines de sécurité > La mise à jour du cadre des menaces
de la DGSI afin d’y intégrer formellement les radicalisations sexistes
et misogynes, en leur accordant le même niveau de de vigilance que les autres formes d’extrémisme violent"
n° 24 : "Renforcer la formation des forces de l’ordre (...) à la radicalisation masculiniste"
p. 85 Conclusion p. 85 : "ces réseaux (...) représentent une menace réelle pour la cohésion sociale, la sécurité publique et les principes démocratiques" "la lutte contre le
sexisme (...) nécessite une mobilisation collective" "un rique croissant pour la cohésion sociale et la sécurité nationale"
Le Rapport utilise les techniques de manipulation misandres traditionnelles, tout en allant encore plus loin en matière de dramatisation :
- prise en compte exclusive du sexisme anti-femmes et occultation complète du sexisme anti-hommes. Donc la moitié du sujet annoncé n’est pas traitée.
- référence systématique à une idéologie qui n’a pas d’existence théorique. Nul n’a encore rencontré un programme "masculiniste", une théorie "masculiniste", une doctrine
"masculiniste".
- surévaluation de l’influence de cette prétendue idéologie et de sa prétendue dangerosité. Elle est présentée comme un "terrorisme", assimilable aux formes avérées de terrorisme islamique par exemple). D’où l’appel à la "mobilisation" de la population, comme si celle-ci était menacée, comme si une guerre était déclarée.
- plus encore que dans les enquêtes habituelles, les résultats du questionnaire (qui concerne les personnes d’au moins 15 ans) sont extravagants. 17% des personnes ahéreraient au "sexisme hostile" (mépris des femmes), soit près de 10 millions (p.14). Et 23% au "sexisme paternaliste"(femmes réduites aux stéréotypes) soit 12,5 millions (p.
15). Peut-être retrouve-t-on certaines personnes dans les deux catégories. Mais même dans ce cas, au minimum 12,5 millions de personnes (des deux sexes) seraient misogynes, soit 23% de la population !
- la nouveauté par rapport aux autres enquêtes misandres, c’est l’estimation du nombre de femmes censées être misogynes (respectivement 1 et 5 millions), ce qui est également extravagant. Ce résultat est en contradiction avec la conception du monde misandre, qui
présente toujours "les" femmes comme un bloc uni et homogène. Cela tient à la nature du questionnaire et de son interprétation. Quand on visite ce questionnaire (p.89), on comprend mieux. Par exemple, la question 4 interroge sur le "cliché sexiste" : "la supposée supériorité masculine en mathématiques et sciences". Or il ne s’agit pas d’un "cliché", mais d’un fait avéré par toutes les enquêtes sur les institutions scolaires. Il n’est donc pas étonnant que la plupart des femmes interrogées en confirment la validité. Leurs réponses seront comptabilisées comme "misogynes" alors qu’elles ne le sont nullement. La question 6 interroge sur les "situations" vécues, et parmi elles sur "la pression à se maquiller / s’apprêter" : quel rapport avec le sexisme ? Celles qui n’ont pas vécu cette "pression" sont-elles misogynes ? En fait, il y a une manipulation visant à augmenter artificiellement le nombre de présumés misogynes, laquelle se retourne contre ses initiateurs et contre certains postulats de leur idéologie.
Ce questionnaire (et donc le Rapport dans son ensemble) est par beaucoup d’aspects, fantaisite. Son compte-rendu est inintelligible : on ne nous dit pas quel pourcentage d’interrogés ont répondu positivement ou négativement aux questions. Il s’agit d’une étude bâclée, qui n’aura d’effets que de renforcer la rancoeur des femmes qui se croient discriminées, et celle des hommes qui se sentent injustement accusés... et donc de renforcer les deux sexismes.
A SUIVRE...
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