ANALYSE : DARES. Rapport d’études, La discrimination à l’embauche selon le sexe, n°23, mars 2022


 

DARES. Rapport d’études, La discrimination à l’embauche selon le sexe, n°23, mars 2022

 

https://dares.travail-emploi.gouv.fr/publication/la-discrimination-lembauche-selon-le-sexe

Cette étude s’appuie sur l’envoi de candidatures fictives des deux sexes en réponse à des offres d’emploi réelles. Le succès de ces candidatures est mesuré à partir des taux de rappel. Résultats :

- en moyenne : femmes et hommes sont aussi souvent contactés par les employeurs (sauf les femmes d’origine supposée maghrébine, qui le sont davantage)

- dans le détail : les hommes sont moins favorisés pour les métiers de cadres, et plus favorisés pour les métiers les moins qualifiés. Les femmes sont favorisées en particulier dans les métiers masculinisés.

- la présence sur le CV d’indications de présence d’enfants, de situation conjugale ou
d’existence de périodes d’inactivité n’induit pas de discrimination des candidatures féminines.

 

Commentaire :

Les résultats de cette enquête, qui reposent sur une expérience créée artificiellement, sont à considérer avec prudence. Ils sont cependant très intéressants, entre autres parce qu’ils s’inscrivent en faux contre l’idéologie dominante, à plusieurs titres :

- globalement et en moyenne, il n’y a pas de discrimination à l’embauche contre les femmes, même contre celles dont la situation est estimée comme problématique par les employeurs (enfants, mère célibataire, carrière en dents de scie)

- sauf pour une certaine catégories d’entre elles, les "femmes supposées maghrebines"

- dans le détail et selon les professions recherchées, il y a bien des discriminations, qui s’exercent dans des secteurs différents selon le sexe, mais qui touchent aussi bien les hommes que les femmes. Il existe donc aussi des discriminations à l’embauche contre les hommes

 

 



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