HISTORIQUE : les pères (et les mères) perchés (2013- ?)


 

HISTORIQUE : LES PERES (ET LES MERES) PERCHES

Ils étaient des mères et des pères comme les autres. Puis ils ont connu la souffrance indicible de se trouver un jour privés de leurs enfants, sans motif, avec l’aval de la société.

Plus tard, un autre jour, ils ont refusé de subir. Ils se sont levés, ont escaladé des édifices imposants, y demeurant parfois plusieurs jours et plusieurs nuits, au risque de leur santé, de leur sécurité, parfois de leur vie. De là-haut, du plus fort qu’ils le pouvaient, ils ont dénoncé l’injustice. On les a appelés les "grimpeurs", les "grutiers", les "perchés".

Bien sûr, à eux seuls, ils n’ont pas réussi à mettre fin aux dysfonctionnements des procédures de séparation. Mais ils ont initié un mouvement de révolte sans précédent, et contraint la société à regarder à nouveau le problème en face, ce qu’elle n’avait pas fait depuis dix ans.

Certains ont agi sans l’aide d’aucun réseau, et sans que leur identité soit diffusée par les médias. Dans l’impossibilité de les nommer, nous ne pouvons que rendre hommage collectivement à ces "grimpeurs inconnus". Pour 2013, ceux d’Istres (7 mars), du Centre Pompidou (8 mars), Saint-Nazaire (11 mars), Lille (3 juin), Orléans (14 juillet), Pontarlier (2 septembre), Bourg-en-Bresse (12 novembre), Mulhouse (décembre). Pour 2014, ceux de Mulhouse (le même : 7 février et 19 août), et de la colonne Vendôme (6 août).

Nous ne présentons ici que les héros français, par ordre chronologique des événements. Pour tout oubli ou inexactitude, nous contacter. Autre galerie de héros d’autres pays en ligne ici :

http://fathersrightsactivists.com/

 

SERGE CHARNAY

 

15-18 février 2013. Père divorcé privé de son fils, il monte tôt, ce matin-là, sur une grue Titan désaffectée de 40 mètres, située sur les anciens chantiers navals de Nantes, et déploie une banderole portant le prénom de celui-ci : Benoît 2 ans sans papa. La grue est impressionnante, l’homme est sympathique, et son aventure, nouvelle en France, suscite un puissant engouement des médias et de la population. Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, demande à ses collègues de la Justice et de la Famille d’organiser une réunion avec les associations de pères, laquelle a lieu le 18. Serge quitte la grue peu après. Le 20 il participe à Nantes à une manifestation de ces associations, qui, dans l’enthousiasme, se réunissent dans un café et créent le Collectif La grue jaune.

Mais ce ne sera pas son dernier exploit. Le 8 octobre, toujours à Nantes, il se perche au sommet d’une grille de dix mètres de haut, à l’intérieur du Palais de justice, habillé en clown, et, outre une banderole, y déploie un hamac. Il en descend le 10.

 

NICOLAS MORENO

 

16 février. En ce samedi matin, les Français ont à peine réalisé l’exploit de Serge Charnay qu’ils ont une nouvelle surprise : déjouant la surveillance policière, un deuxième père est monté sur une autre grue, située sur le même site, à seulement quelques mètres de la première. C’est Nicolas, père privé de ses deux jeunes fils. Il déploie une banderole Pères en galère, pères solidaires, et explique qu’il agit en soutien à Serge. Il redescend vers 17h. Son irruption ne fait que renforcer l’engouement pour l’action de ce dernier.

Le 22 mars à Avignon, il investit pour la journée le toit du Petit Palais, un bâtiment qui jouxte le Palais des Papes, avec une banderole de circonstance : Habemus papas. Le 22 décembre, il revient à Nantes pour monter sur la grue jaune, comme Serge avant lui, mais est contraint d’en descendre le lendemain du fait de la météo.

 

FABRICE MORAS

 

20 février. Après Nantes, les perchages s’enchaînent rapidement. Ce père ne parvient plus depuis cinq ans à rencontrer sa fille, laquelle en a neuf, A Montpellier, il monte sur l’aqueduc des Arceaux, haut de 30 mètres. Après négociation avec la police, il reçoit l’assurance d’être reçu au Palais de justice, et descend dans l’après-midi. Mais la nouvelle procédure que son action lui a permis d’initier n’aboutit qu’à lui octroyer un droit de rencontre bimensuel dans un lieu neutre.

 

EDDY LENZ

21 février. Comme Fabrice, Eddy ne voit plus son fils et sa fille depuis cinq ans. Résidant à Chartres, il utilise un billet visiteur des parties hautes de la cathédrale pour accéder au sommet du portail nord et y dérouler une banderole Papa en colère. Il descend, après discussion avec les autorités, une heure plus tard.

 

MOUNIR ABDENNOURI

 

7-8 mars. Venant de Bergerac (Dordogne), Mounir monte à Evry, la ville dont Manuel Valls a été maire, dans l’espoir de sensibiliser celui-ci, qui est alors ministre de l’Intérieur, au sort de son fils de trois ans emmené par sa mère au Maroc, et qu’il ne voit plus depuis 18 mois. Il monte en soirée sur une grue de chantier, et afffronte le froid. Après négociation, il cesse l’action le lendemain en fin d’après-midi.

 

APRIL REISS

 

9 mars. Venue spécialement du Connecticut, cette grand-mère américaine de 70 ans, accompagnée par Nicolas Moreno, monte vers 6 heures sur une grue de 30 mètres à Privas (Ardèche). Elle proteste contre le non-respect par sa belle-fille du droit de visite à sa petite-fille, que lui a pourtant accordé le tribunal de cette ville. Sa banderole proclame : Rose, 2 années sans sa grand-mère. Le procureur local, Dominique Sénéchal, exhale sa colère dans la presse. Elle regagne le sol, encordée, vers 15h. Par rapport aux parents perchés, April est chronologiquement la première femme, la première grand-mère, et aussi la plus âgée.

 

STEPHANE ILTIS, MICKAEL KERAVEC, ERIC LEGENDRE

 

21 mars. La Bretagne devient le fief de la contestation parentale. A Ploufragan (Côtes d’Armor), près de Saint Brieuc, Stéphane (dont les cinq enfants ont été éloignés à 850 km) et Eric se juchent pour la journée sur le pylone du rond-point Le Carpont. Le 21 juin, ils reviennent, renforcés par Mickael. Les premiers jours, ils restent sur l’édifice. Puis, avec l’arrivée d’autres militants, le perchage s’effectue en alternance, et au final, c’est tout le rond-point qui est investi, transformé en camping, en lieu de pique-nique et de fest-noz. Cela jusqu’au 24 juillet

Ces trois mousquetaires seront à nouveau côte à côte à La Rochelle. Mickael sera à Quimper, tandis que Stéphane multipliera les actions : Orléans, Sacré-Coeur, Toulouse.

 

JEAN LE BAIL, OLIVIER MUNOZ

 

21-22 mars. Ces deux pères escaladent la tour publicitaire du centre commercial Mondeville 2, près de Caen, haute de 45 mètres. Jean, qui est privé de sa fille adolescente depuis cinq ans, en descend dans la soirée. Olivier, qui depuis sept mois n’a pas vu son fils qui en a dix, y passe la nuit, et en descend, après négociation, au bout de 33 heures.

Mais pour eux ce n’est qu’un commencement. Le 9 avril, Olivier monte sur le toit de l’église Saint-Pierre, dans le centre de Caen, et y reste une demi-journée. Le 9 mai, on les retrouve tous deux sur la cathédrale d’Orléans. A Orléans encore, on retrouve Olivier sur un pylone le 26 décembre 2015. Jean participera aussi aux actions de Quimper et de Londres.

 

PATRICK DEMOULIN, FREDERIC FOROUGHI, LENAIC GUIFFIER, STEPHANE JOLY, SOPHIE MARLIERE, KEVIN PIROT

 

9-11 mai. Accompagnés de Stéphane Iltis, Jean Le Bail et Olivier Munoz et profitant d’une visite guidée, ils sont neuf à investir une terrasse de la cathédrale d’Orléans, située au-dessus de la façade principale. Cette action marque les esprits par le nombre de participants (encore inégalé aujourd’hui), et par le positionnement de la participante, mère assumant la résidence principale de ses cinq enfants, mais aspirant à la partager avec son ex-conjoint... qui n’en veut pas.

Cinq d’entre eux descendent dans la soirée. Trois autres (Frédéric, Lenaïc, Stéphane J.) tiennent jusqu’au 10 au soir. Olivier affronte une deuxiéme nuit et descend le matin suivant.

Stephane J. participera à l’action de Périgueux, Lenaic à celle de Lille (la mairie). Frédéric enchaîne une longue série d’actions : Forbach, Eybens, Chaumont (le théâtre, puis la basilique), le Sacré Coeur.

 

PATRICK LAMY

 

21-22 juin. Patrick et Frédéric Foroughi jouent les touristes au château du Schlossberg, à Forbach (Moselle). En fin de journée, ils se laissent enfermer dans la Tour, haute de 28 mètres qu’ils habillent d’une banderole Egalité parentale, nous avons besoin de nos enfants. Ils y restent jusqu’au lendemain après-midi.

 

ARNAUD ALLAIN

 

22-23 juin. Ce père est privé depuis seize mois de ses garçons, âgés de 12 et 13 ans. Une bonne raison pour sortir cordes et harnais et escalader, avec Stéphane Joly, un pylone surplombant de vingt-cinq mètres la gare de Périgueux. De là-haut, les deux grimpeurs expliquent leur combat à l’aide d’un porte-voix. Le trafic est un peu perturbé. Un troisième larron, Benjamin, trouve le moyen de les rejoindre dans la nuit, qu’ils passent protégés de la pluie par une bâche en plastique. Ils retrouvent la terre ferme au matin.

 

OLIVIER D’HERVE

 

29 juin. Avec un autre père, tous deux se réclamant d’Sos Papa Nord. Grâce aux échafaudages installés pour des travaux, ils accèdent au dernier étage de l’hôtel des Postes, situé au centre de Lille en face de la Préfecture. Conformément à leur demande, ils obtiennent une rencontre avec le sous-préfet, et cessent l’action aussitôt après.

 

ROD VAN HAUTE, RENE FORNEY

6 juillet - 24 septembre. Les vacances d’été commencent mais pas pour tout le monde. A Eybens, dans la banlieue sud de Grenoble, l’infatigable Frédéric Foroughi est à la tâche, avec Rodolphe (Rod) dont l’ex vient d’installer leurs trois enfants aux USA sans lui demander son avis, et René, militant de longue date qui a subi à l’occasion de son divorce la spoliation totale de ses biens.

Leur objectif est d’occuper la cheminée de l’usine qui fournit le chauffage à une partie de l’agglomération, et ne fait pas moins de 70 mètres. De nuit, ils la gravissent, par l’échelle de service, jusqu’à la plate-forme supérieure. L’importance des bagages nécessite plusieurs aller-retours. Au matin, les milliers d’automobilistes qui empruntent la Rocade en contrebas découvrent la cheminée inhabituellement décorée de banderoles.

Au sol, la famille de Rod, toutes générations confondues, assure un soutien sans faille, avec les militants de la région. Les médias locaux passent régulièrement et les négociations avec les autorités s’enchaînent.

Frédéric, qui travaille, doit partir à la fin du week-end. Rod résiste, puis, fortement éprouvé, se résout à descendre le 13 juillet, à l’occasion d’une manifestation de soutien. Mais René continue imperturbablement, affichant son numéro de téléphone en caractères géants, installant un système de hissage pour son ravitaillement, et même plusieurs manches à air, dont l’une de 10 mètres...  

En septembre, les autorités, préoccupées de la remise en fonction de la cheminée pour l’hiver, s’efforcent, en vain, de le faire descendre de son plein gré. Le 24 septembre, un groupe spécialisé de la Gendarmerie intervient au sommet, l"équipe de force d’un harnais et l’évacue. Son aventure, le plus long perchage français sur l’édifice le plus élevé, aura duré 80 jours.

 

JEAN-CLAUDE EVRARD, NICOLAS JACQUES

 

13-14 juillet. Avec Frédéric Foroughi, ils grimpent de nuit jusqu’au toit de l’ancien théâtre municipal de Chaumont (Haute-Marne), édifice désaffecté, et y restent le temps du week-end. Se référant à la proximité de Colombey-les-Deux-Eglises, ils se revendiquent de l’héritage de la Résistance.

 

BORIS LUTZ, YOUCEF WATELI

 

19 juillet - 3 août. Avec Frédéric Foroughi, bien sûr. A nouveau, Chaumont accueille des grimpeurs, cette fois sur la basilique Saint-Jean-Baptiste. Son toit comporte heureusement des surfaces planes, sur lesquelles ils peuvent installer des commodités et une bâche pour s’abriter. Malgré ces conditions rudimentaires, Boris et Youcef tiennent quinze jours.
Youcef participera au perchage multiple de La Rochelle, Boris à celui du Sacré-Coeur.

 

ANTONIETTA ASSUTU, MAXIME BOUGER, CHRIS SONTAG

 

3-4 août. Trois nouveaux grimpeurs (dont une grimpeuse, chronologiquement la troisième) profitent des travaux en cours sur la cathédrale d’Evreux pour élire domicile sur des échafaudages. Ceux-ci couvrent une vaste surface, et c’est autant d’occasions d’accrocher des banderoles, ce qui donne à l’édifice, le temps du week-end, un aspect surréaliste.
Antonietta participera à l’action du Sacré-Coeur.

 

MAURICE GUYOMARD, JULES LAVOLEE, AURELIEN PETITGAS, DANIEL THAMI

7-9 août. Comme celle d’Orléans, la cathédrale Saint-Corentin de Quimper est investie grâce à une visite guidée, en matinée. L’action implique six pères et une mère, dont trois coutumiers des actions : Jean le Bail, Mickael Keravec, Sophie Marlière. Sophie descend le 8, et le reste des troupes le 9. Le préfet du Finistère porte plainte.

 

LES QUATRE DE LA ROCHELLE

24-25 août. A La Rochelle, c’est l’université d’été du Parti socialiste, le parti au gouvernement, une excellente occasion d’attirer l’attention. Pour la première fois, et malgré une importante surveillance policière, trois perchages simultanés sont menés à bien, dont deux sur des grues : Youcef Wateli seul, Stéphane Iltis et Mickael Keravec en tandem. Face au lieu des travaux, Eric Legendre nargue les congressistes, juché sur un portique à bateau où il déploie une banderole Famille ou Femmille ? Parti Sexiste. Les actions se poursuivent jusqu’au lendemain.

 

CLAUDE GUYON

 

15 septembre. Suivre une visite guidée, puis s’installer sur une terrase, telle est une fois de plus la technique utilisée par le groupe qui accède au dôme du Sacré-Coeur (Paris 18e), en ce beau dimanche ensoleillé. Sont présents, accompagnés d’un journaliste : Antonietta Assutu, Frédéric Foroughi, Stéphane Iltis, Claude Guyon, Boris Lutz. Ils restent sur cet observatoire privilégié jusqu’au lendemain midi. 

 

WILLIAM BEC, ERIC MANCEAU, FATIHA BENAMAR

24-26 septembre. A Saint-Etienne, sur le secteur du Musée de la mine, ces deux pères et cette mère gravissent de nuit l’échafaudage complexe du Puits Couriot, un ancien puits désaffecté. Très chargés, ils n’arrivent au sommet qu’au bout de deux heures. Au matin, en descendant à mi-hauteur, ils peuvent répondre aux journalistes, ce qui leur permet de lancer de légitimes attaques contre Maurice Berger, qui exerce dans leur ville. Fatiha descend en fin de journée. Les deux pères tiennent trois jours, et obtiennent un entretien avec un adjoint au maire.
Le 9 mars 2014, William et Eric se percheront au sommet du clocher de la cathédrale Saint-Charles, toujours à Saint-Etienne, pendant une journée.

 

CHANTAL DEBRUYNE, GREGORY DESPLANQUES, ALAIN CHAUVET, JEAN-LUC ROZIER 

 

25-27 septembre. Avec Lenaïc Guiffier, en début d’après-midi, ils sont cinq parents à se percher au dernier étage du beffroi de la mairie de Lille, dont ils ont bloqué l’accès. Ils ont pris l’excellente précaution de se faire accompagner par des journalistes de Canal plus, qui produiront ensuite un reportage remarquable. Le troisième jour, Martine Aubry accorde un entretien à deux d’entre eux, et leur exprime si nettement son soutien que l’ensemble du groupe décide de mettre fin à l’action.
Gregory participera ensuite aux actions de Strasbourg (cathédrale, puis Cour européenne)

 

JULIEN SERVELLE

 

2 octobre. Passant de nuit par un immeuble vide, ils sont cinq à accéder à plusieurs toits contigus, en face du Capitole, sur la place du même nom, à Toulouse. Julien, qui est privé de son fils depuis deux ans, Mounir Abdennouri, Rod van Haute, Stéphane Iltis, et Céline, une mère sympathisante. Lors d’une première négociation leur est proposée une entrevue avec le préfet, qu’ils refusent, la jugeant insuffisante. Comme à Ploufragan, du fait du renfort apporté par d’autres militants, le perchage évolue vers une occupation en alternance. La place étant très fréquentée, ils mettent en place une radio diffusée par mégaphone, puis par ampli, laquelle deviendra après le perchage une web radio intitulé Radio Capitole. Dans la région, l’action ne passe pas inaperçue, au point de susciter un défilé d’opposants. Elle se poursuit jusqu’au18 novembre.

 

THIERRY STUART

4 octobre. Ce père corse qui réclame la garde de son fils se perche au dernier niveau du clocher de l’église Notre Dame de Lourdes, à Bastia.

 

SEBASTIEN MEDORI, ANTOINE ALLEGRINI, CHRISTOPHE CLUZE

21-27 décembre. Thierry Stuart revient au sommet de l’église de Bastia avec trois autres pères. Ils sont visités par l’évêque de Corse, qui leur apporte son soutien. Antoine est évacué le 24, pour raison de santé. Le 25, ils participent à la messe de minuit. Le 27, ils obtiennent plusieurs entretiens (avec le président de l’Assemblée de Corse, le député de Haute-Corse) et cessent donc le mouvement dans la soirée.

 

2014

 

CORINNE JAGER, ???

 

19 mai 2014. Vers 9h, deux mères et trois pères (dont Gregory Desplanques) portant le tee-shirt de l’association Les racines de l’enfant montent sur la plate-forme de la cathédrale de Strasbourg et s’y enchaînent. L’accès en est fermé aux touristes. Ils déclament leur revendications par mégaphone. Après discussion avec la police, ils cessent l’action vers 11h30.

 

SCOTT REISS, MICHEL CALBRY

2-18 août. Accompagnés de Jean le Bail et de trois anglais (deux pères et une mère des New fathers 4 Justice), ils réalisent la première opération conjointe anglo-française, en se perchant de nuit sur l’Arc de Wellington, au Hyde Park Corner, à Londres, dans une zone de forte circulation. Scott descend dans l’après-midi, l’anglaise le 14, les deux français le 15. Les deux anglais tiennent jusqu’au 18, soit six jours.

Le 9 avril 2015, un tribunal londonien les condamne à...15 livres sterling d’amende pour non respect de la réglementation des parcs et jardins.

 

PHILIPPE VEYSSET  

28-30 août. Un an plus tard, c’est à nouveau l’Université du PS à La Rochelle. Venu en tant que président du Collectif La Grue jaune, Philippe souhaite obtenir des entretiens. Il se perche sur le même portique à bateaux qu’avait investi Eric Legendre l’année précédente. Il y reste trois jours, sans qu’aucun politique daigne s’intéresser à sa personne. Une fois descendu, il obtient cependant de rencontrer Marie-Anne Chapdelaine, la rapportrice de la proposition de loi sur la famille. On le retrouve le 29 octobre 2016 sur une grue du chantier du nouveau Palais de justice de Paris.

 

RAPHAEL APRAHAMIAN

MICHAEL TARTARE

 

15 septembre.  Avec Grégory Desplanques, ils escaladent à l’aube le bâtiment de la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg, et s’installent sur le toit. Ils entendent, entre autres, faire pression pour infléchir la proposition de loi sur la famille dans le sens de la résidence alternée par défaut. Ayant obtenu l’assurance d’un entretien avec un responsable, ils mettent fin à l’action vers 10h.

 

GWENDAL DOUCET, MADDY HAETZLER, ERIC LENGAIGNE

25 octobre. A Paris, avec Michel Calbry, Jean Le Bail, Philippe Veysset, ils investissent avant l’aube un échafaudage servant aux travaux d’un immeuble de la Place Saint Michel. Une équipe d’Arte qui était dans la confidence couvre l’événement de bout en bout. Leur position à faible hauteur et la grande fréquentation de ce secteur leur permettent des contacts nombreux avec les passants. Après négociation avec la police, l’action s’achève en douceur vers 13h.

 

2015

 

FREDERIC SIMON

7 février. Il s’installe sur une grue de chantier à Freyming-Merlebach (Alsace). On le retrouve le 18 novembre 2016 sur la chapelle de Hombourg-Haut.

 

ERIC GALERNE

 

28 novembre - 1 décembre. Eric Galerne, originaire de Lorient, père divorcé de trois enfants, vient de voir la Justice réduire son temps de contact avec ceux-ci, déjà très mince (quatre jours par mois) à quelques heures dans un point-rencontre. Il s’installe au sommet d’une grue haute de 44 mètres surplombe les Galeries Lafayette, dans le centre de Rennes. Il en descend quatre jours plus tard, le matin du 1er décembre. On le retrouve sur la grue Titan de Nantes le 16 juin 2016, et sur la chapelle de Hombourg-Haut le 18 novembre.

 

RE-OLIVIER MUNOZ

26 décembre. Quatrième (!) perchage pour Olivier Munoz (voir 21-22 octobre 2013). A Orléans, il se poste dès 5 heures au sommet d’un pylone jouxtant l’église de Bolière. La mère de ses deux enfants, qu’il n’arrive pas à localiser, vivrait dans cette ville. Il en a la confirmation puisque les médias la trouvent et l’interviewent. Olivier descend volontairement vers 12h30.

 

2016

 

Double célébration de la Fête des pères :

RE-ERIC GALERNE. 16 juin. Il se perche sur la grue Titan de Nantes (celle de Serge Charnay), et y reste jusqu’à l’après-midi du 18.

ERIC LAMY

19 juin. Ce père de deux fils ne les a pas vus depuis quatre ans. Equipé de cordes et de harnais, il se suspend au pont Saint-Hubert, sur la Rance, près de Dinan (Bretagne), vers 5h30. Il se décroche aux alentours de 15h.

 

RE-PHILIPPE VEYSSET

29 octobre. A 2h30, il s’introduit sur le chantier du futur Palais de justice à Paris (XVIIe) et monte sur l’une des grues, déployant un drap marqué Egalité parentale. Il en descend près de 14 heures plus tard, suite aux pressions des pompiers et de la police.

 

GAELLE KUHN

 

18 novembre. Avec Frédéric Simon et Eric Galerne, elle s’installe sur le toit de la chapelle Sainte-Catherine de Hombourg-Haut (Moselle) en passant par les échafaudages qui entourent le clocher.

 

 



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