Actualités janvier-juin 2015


 

ACTUALITES JANVIER-JUIN 2015

 

29 juin : UN PROBLEME FONDAMENTAL : LES RASOIRS POUR FEMMES SONT-ILS PLUS CHERS QUE LES RASOIRS POUR HOMMES ?

http://mobile.lepoint.fr/economie/inegalites-hommes-femmes-bercy-lance-une-enquete-de-releves-des-prix-03-11-2014-1878252_28.php

Un obscur Collectif Georgette Sand (???) a fait une grande découverte : plusieurs produits (destinés aux soins surtout) de consommation courante seraient plus chers dans leur version féminine que dans leur version masculine (les rasoirs par exemple). Une affirmation sous-tendue par le victimisme misandre : les pauvres femmes, honteusement trompées, paient plus cher que les méchants hommes, qui eux, s’entendent sur leur dos pour faire des économies.

Il n’y a sans doute rien de vrai dans cette affirmation. Il n’empêche qu’au lieu de s’occuper des problèmes sérieux, qui ne manquent pas actuellement, Pascale Boistard la relaie, et Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, lance une enquête pour la vérifier ! Cela incitera peut-être à la réflexion ceux qui ne croient pas à la puissance du lobby misandre : un bobard est lancé, et dans la foulée, deux ministères se penchent sur lui dans la gravité et l’anxiété !

Le seul point positif de l’affaire est que nous avons été contactés par une journaliste de France 5, qui nous a demandé si, à notre connaissance, il existait des produits vendus plus chers parce que masculins. Cela a été l’occasion de faire le point sur la question (en attendant, peut-être, des suites positives).

Voici ce point :

Côté consommation courante, noux ne voyons guère d’autre cas que l’entrée gratuite pour les femmes pratiquée par beaucoup de boîtes de nuit.

Par contre, il existe de nombreux systèmes qui soit dans les entreprises privées, soit dans le secteur public, offrent aux femmes exclusivement des possibilités gratuites de formation, d’aide à l’emploi, de création d’entreprises, de soutien face aux violences familiales, etc... Tout cela aussi, c’est la vie quotidienne et c’est moins cher que pour les hommes, puisque ceux-ci ne bénéficient pas de l’équivalent.
 
Des exemples :
 
- aide contre les violences familiales : 3919, centre d’accueil, appartements d’urgence, tous ces services publics sont réservés aux femmes victimes et gratuits. Les hommes victimes qui souhaitent une aide de même nature doivent s’adresser à des services privés et payants (juristes, psychologues). Voir http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article236
 

- formation, aide à l’emploi :

 
Dans le privé
* en 2012 le Crédit agricole a lancé le concours Louise Taillerie, réservé aux étudiantes, et leur permettant de gagner un monitoring d’un an, ou des propositions de stage, ou une dotation de 20 000 euros 
* EDF organise chaque année le Prix Fem’energia, concours réservé aux étudiantes, qui permet aux 3 premières de gagner une bourse, ou un stage d’apprentissage, ou une aide pour l’accès à l’emploi
* en 2010 (sans doute renouvelé depuis), opération Quinze femmes en avenir lancée par le groupe Alain Ducasse : formation gratuite au CAP de restauration
Dans les services publics 
* les Conseil généraux, régionaux, avec d’autres structures, organisent chaque année des Plans d’action régional pour la promotion de l’entrepreunariat féminin, des concours Femmes entrepreneures, des Trophée départemental des agricultrices, des Carrefours des carrières au féminin, réservés par définition aux femmes et comportant tous l’octroi de facilités pour leur formation ou leur insertion professionnelle.

* dans l’Education nationale, plusieurs concours réservés aux filles, le plus connu étant le Prix de la vocation scientifique et technique des filles, destinés à les aider dans leur formation. Aucun concours pour les garçons. Voir http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article331

 
 

22 juin : MENINISTES, NON MERCI..

 
Benoît Le Corre, de Rue 89, nous a contactés dans le cadre d’un reportage sur le meninism et les meninistes. Cela a été l’occasion de lui indiquer quelques distinctions utiles, que malheureusement son article ne reprend pas toujours de façon rigoureuse :
 
 
Ceci dit, nous ne sommes pas mécontents puisque la publication de notre lien nous vaut une bonne centaine de visites par jour.
 
Reprenons ces distinctions.
 
Sur le présumé "masculinisme", nous avons écrit ce qu’il y a à écrire ici : http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article6 Il s’agit d’un concept misandre auquel nous sommes étrangers.
 
Le "meninism" , concept anglo-saxon inutilisé en France, ne semble pas d’origine misandre. Il demeure cependant assez nébuleux :
- même reproche qu’à "masculinisme" (ou "féminisme") : de par sa racine, il se présente comme ne prenant en compte que les problèmes d’un sexe (et non des deux en interaction), ce qui est une aberration ; 
- il prospère exclusivement sur Twitter (où nous n’allons pas), qui est, par sa conception même, un univers d’extrême simplification et de raccourcis ;
- il procède par mouvements d’humeur, qu’il n’aspire nullement à transformer en théorisation, revendications, action politique.
Il semble parfois exprimer une protestation contre les discriminations misandres. Tant mieux. Mais on ne va pas loin avec de l’ironie et des phrases au nombre de mots limités.Outre que nous ne souhaitons pas adopter un anglicisme, nous demeurons donc des hoministes, avec ce que cela implique, à savoi :
- un discours rationnel, étayé par des données scientifiques ;

- lequel aboutit à un programme de revendications concret, destiné à améliorer les conditions respectives des deux sexes, indissociablement. 

 
13 juin : 3e MARCHE POUR L’EGALITE PARENTALE

Lire le discours du président de la Grue jaune, et la motion remise au président du Sénat : http://www.lagruejaune.fr/

Et l’album photo : http://www.lagruejaune.fr/galerie-115-3e-marche-pour-legalite-parentale-paris-13-juin-2015.html

Liens médias :

LCI : http://lci.tf1.fr/videos/2015/les-peres-divorces-de-nouveau-dans-la-rue-8621303.html

M6  : https://fr.news.yahoo.com/video/garde-des-enfants-des-p%C3%A8res-184400112.html

TELE-BOCAL : http://telebocal.org/actu/papas-pour-tous/Le Parisien, 13 juin 15, p. 2-3 :http://www.leparisien.fr/informations/ce-texte-c-est-maman-et-papa-13-06-2015-4857645.php

Le Parisien, 13 juin 15, p. 2-3 :
http://www.leparisien.fr/informations/ce-texte-c-est-maman-et-papa-13-06-2015-4857645.php
http://www.leparisien.fr/informations/les-papas-divorces-en-appellent-a-la-loi-13-06-2015-4857603.php

 

Bilan médias 

Assez bon. Avec BFM, cela fait trois grandes chaînes à avoir traité le sujet. C’est aussi la première fois qu’un quotidien, le Parisien , consacre sa une à la Marche (avec deux pages pleines de surcroît !). Enfin, l’équipe qui prépare un docu sur la cause des pères a pu faire le plein d’images. Bilan com Pour la première fois la consigne de prioriser la couleur jaune avait été donnée. Elle a été suivie à 50%, ce qui est bien, mais pas assez. Le jaune, qui évoque la grue, peut devenir une référence efficace en matière de combat des pères/mères privés de leurs enfants. D’autant qu’il renvoie à l’image symbolique voire mythique qu’est devenue la grue de cette couleur.

Le choix du samedi (au lieu du dimanche les années précédentes) et d’un secteur très fréquenté ont été très positifs : des milliers de gens nous ont vus.

Bilan participation

Une fois de plus, c’est très décevant (tout juste un peu plus que l’année précédente, qui était un creux de vague !). Les pratiques évoquées ci-après constituent une partie de l’explication, mais pas la totalité.
Il faut rendre hommage à Jamais sans papa, association drômoise, qui a réussi à faire monter neuf militants en minicar, tous vêtus de jaune, avec banderoles, tracts, et une version adaptée de Papaoutai.

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Nous avons suffisamment soutenu le mouvement pour l’égalité parentale pour pouvoir aujourd’hui nous autoriser à dénoncer certains comportements y ayant cours, et le conduisant à l’échec de manière répétitive. Ces comportements ont atteint un degré extrême pendant la période de préparation de la Marche.

Dès son lancement, la Marche, pourtant la seule initiative collective lancée en 2015, a fait l’objet d’un véritable tir de barrage de la part de quelques individus qui exploitent l’atomisation du mouvement pour se faire mousser.
Deux "stratèges" autoproclamés (qui se réclament de la direction d’assos dont ils ont été exclus !) attaquent d’emblée l’une des revendications de la Marche : l’inscription de la proposition de loi APIE à l’ordre du jour du Sénat. Selon eux, elle est dangereuse, et il faut au contraire pousser à son enterrement définitif. Analyse extravagante, qui signifie tout simplement qu’il faudrait renoncer à toute avancée législative jusqu’à la fin du quinquennat, sans avoir aucune garantie que le quinquennat suivant se penche sur le problème de l’égalité parentale ! La PL est en effet imparfaite, mais il n’y en a pas d’autre… Et l’on ne peut obtenir des avancées qu’en intervenant sur les PL qui sont effectivement discutées, et non celles qui restent virtuelles.

De toute façon, ce désaccord est présent depuis longtemps. Il est bien sûr souhaitable d’en discuter, mais de manière posée, pour en diminuer l’ampleur. Le réactiver de manière bruyante et agressive au moment de la Marche n’apporte rien, sinon saboter l’initiative. Et ce alors même que les "stratèges" n’ont rien d’autre à proposer. Manifestement, ils ne savent plus bien où est leur ennemi...
Les « stratèges » n’ont pas de troupes, mais ils ont des adresses. Ils lancent une campagne de mels agressifs, exigeant des organisateurs des justifications, leur intimant l’ordre de changer leur mot d’ordre, à quelques jours de la Marche, et les gratifiant de quelques insultes. Intelligent !

Là-dessus se greffe la petite crise narcissique d’un cheffaillon local, qui considère apparemment que la présidence d’une boutique de cinq adhérents lui donne des droits supérieurs. Il soutient la Marche dès son annonce, mais sans participer à aucune des réunions de préparation, quoique l’une se déroule près de chez lui, au titre qu’il doit se consacrer à la cause des victimes de la Justice. Quand la mobilisation commence, il réalise qu’il ne sera pas à la seule place qu’il affectionne : la place centrale. Il exploite alors le fait que la Préfecture refuse aux organisateurs le départ au Palais de Justice (lesquels se plient à ce refus, mais que peuvent-ils faire d’autre ?) pour dénoncer ceux-ci comme des « lâches » et des « traîtres ». Et il annonce sa propre manifestation à l’endroit initial, que la Préfecture valide aussitôt, car pourquoi craindrait-elle la prestation d’un bouffon amuseur de touristes ? Il essaie d’entraîner du monde avec lui : au final, il se retrouvera tout seul à Paris (curieux : ce jour-là, il n’a plus de victimes à défendre !) à haranguer des passants indifférents. Belle performance !

Les « stratèges » et le chefaillon (les premiers soutenant d’emblée le second : qui se ressemble s’assemble !) n’auront rallié personne à leur cause, mais il auront sans doute renforcé le sentiment de lassitude d’un certain nombre de militants qui ne supportent plus les chamailleries récurrentes dans le mouvement, et auront renoncé à venir à la Marche... qui pourtant aurait eu bien besoin de leur présence.

Quant à nous, nous considérons que ces positionnements infantiles, ces pratiques individualistes et autodestructrices n’ont que trop perduré. Il est temps que le mouvement s’en débarrasse, Et si les individus qui les entretiennent ne veulent pas cesser, alors il faut se débarrasser des dits individus. Nous soutiendrons ceux qui s’attelleront à cette tâche de salubrité publique.

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J - 2 : les négociations avec la Préfecture de police contraignent au rassemblement Place Saint Michel (5e), devant la fontaine (métro Saint Michel). C’est donc là qu’il faut se retrouver, et nulle part ailleurs. Et, dans la négociation les organisateurs ont gagné de pouvoir remonter le boulevard St Michel, ce qui n’est pas négligeable.

J - 6 : Comme les deux années précédentes, les hoministes soutiennent cette Marche (13 juin), et le GES a cosigné l’appel.

Quoique souvent désordonné, le mouvement des pères demeure l’un des rares foyers de révolte organisé contre les discriminations anti-hommes, et ce dans tous les pays occidentaux. La Marche s’inscrit aussi dans la proximité d’une tradition, celle de la Fête des pères (21 juin), seule fête masculine reconnue et pratiquée à ce jour dans notre société.

Enfin, elle porte cette année une revendication forte, celle de l’inscription à l’ordre du jour du Sénat de la loi Famille APIE, qui était censée répondre enfin (après deux tentatives infructueuses de parlementaires dans deux autres textes de loi) aux attentes des pères souhaitant voir inscrire dans la loi la résidence alternée prioritaire. Sans aller aussi loin, elle a été votée par l’Assemblée nationale, mais le Sénat l’a enterrée depuis un an, et tant qu’il ne l’examine pas, il n’y a aucune possibilité de la faire évoluer positivement.

En tous cas, pour l’instant, les autorités multiplient les obstacles, refusant aux organisateurs de partir du Palais de Justice, refusant de les laisser remonter le boulevard Saint Michel, refusant de les laisser approcher le Sénat, et les cantonnant dans les petites rues du quartier. Une nouvelle marque de mépris, alors que cette Marche a toujours été pacifique.

On voit pourtant beaucoup de défilés de toutes sortes dans le secteur : mais dans la société misandre, les pères sont considérés comme des sous-humains..

 

5 juin : HOMMAGE A DANIEL LEGRAND

A Rennes, Daniel Legrand, ex-(faussement)accusé d’Outreau, a été acquitté aujourd’hui, au terme d’un troisième (!!!) procès intenté pour les mêmes faits. Il s’agit d’une amère victoire : sa vie est détruite, comme l’a été antérieurement celle de son père, faussement accusé lui aussi.

Cet énième épisode est instructif quant à la folie humaine, et en particulier quant à la folie de certains fanatiques qui consacrent leur existence à lancer l’accusation de pédophilie tous azimuts (pas vraiment d’ailleurs : sur la moitié masculine de l’humanité exclusivement).

Dénoncer la pédophilie n’a rien que de très légitime. Nous le faisons aussi. Nous aussi, nous appelons à écouter les enfants... mais avec au moins autant de prudence que celle que l’on met à écouter des adultes des deux sexes, ni plus, ni moins.

Mais ce que font ces individus n’a rien à voir. Résumons leur credo

- toute accusation de pédophilie est a priori crédible ;

-...surtout si elle vient d’un enfant qui se présente comme victime. Car "l’enfant" dit toujours la vérité ;

- toute dénégation de cette accusation par l’adulte mis en cause et a priori non-crédible. Car tout adulte est un pédophile potentiel ;

- surtout s’il s’agit d’un homme ;

- tous les classements sans suite, relaxes, acquittements par la Justice de mis en cause sont donc injustes ;

- ils n’ont pu être obtenus que par l’intervention des réseaux pédophiles, qui contrôlent toutes les instances de l’Etat ;

- il faut donc continuer éternellement d’accuser les classés sans suite, relaxés, acquittés, etc., malgré les décisions de Justice qui les innocentent.

Cela ressemble beaucoup à l’idéologie misandre, bien qu’il s’agisse d’une autre mouvance. Mais il n’est pas étonnant que les analyses des deux mouvances convergent. Durant tout le procès, les FB misandres ont crié à la culpabilité de Daniel Legrand (bien sûr, c’est un homme !). Et l’on a vu resurgir le sinistre Maurice Berger, grand ennemi de la résidence alternée, qui a commis un article pour affirmer que les fausses accusations d’enfants sont décidément... très rares.

http://www.huffingtonpost.fr/maurice-berger/outreau-ma-reponse-de-pseudo-sachant_b_7490826.html

Ce brave homme n’a rencontré que 5 cas en 35 ans de pédopsychiatie.! Impressionnant ! Nous l’invitons à lire notre dossier sur les fausses accusations dans l’Education nationale :

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article183

Le 1 février 14, nous avions rendu compte (voir archive) de notre premier contact direct avec l’association Innocence en danger, et notre malaise, par rapport à un groupe d’individus à l’aspect banal, brandissant l’étendard de la cause des enfants, mais qui raisonnent en sectaires purs et durs. C’est justement cette asso qui a relancé la procédure contre DL A Rennes, il y avait aussi un groupe plus jeune, Wanted Pedo (sic), dont les membres n’on rien trouvé de mieux que de perpétrer des agressions verbales contre Daniel Legrand et ses avocats ! Un article du Monde, qui décrit assez bien cette faune : http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/06/05/outreau-trois-semaines-dans-l-ombre-des-revisionnistes_4648609_3224.html

Nous recommandons quand même, sur le site de Wanted Pedo, leur "trollblock", c’est-à-dire les portraits de ceux des militants de la même cause qu’ils considèrent comme douteux... leur propre reflet, en fait. Ca vaut le jus !

http://wanted-pedo.com/troll-book/

Or ces gens-la annoncent depuis des mois, à l’occasion du procès, une déferlante de révélations censées démontrer que les innocentés d’Outreau étaient en fait coupables ! Le moins qu’on puisse dire est que cette annonce a fait un flop : les charges contre le mis en cause se sont révélées nulles, et rien de nouveau n’est apparu concernant ses anciens coaccusés. . Mais peu leur importe cette cuisante défaite, peu leur importe que la Justice ait détruit DL : si elle l’acquitte, c’est bien sûr qu’elle protège un coupable !

Pour finir, et comme chaque fois que nous traitons le sujet, nous posons la question du positionnement d’Egalité et réconciliation, éditeur du principal théoricien du milieu évoqué, Jacques Thomet, et qui a reproduit des articles anti-Legrand, par exemple celui-ci : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Affaire-d-Outreau-une-mascarade-mediatique-et-judiciaire-33264.html Question récurrente : pourquoi ces présumés défenseurs de la condition masculine apportent-ils leur soutien à de fausses accusations contre des hommes  ?

 

2 mai : DERNIERS TEXTES EN LIGNE

Cecilia Garcia-Penalosa (Atlantico, 8 déc 14) Ecarts de rémunération hommes-femmes.

Affaire Iacono : un expert admet une "possible erreur". Nice-matin, 13 janvier 2012

La virilité n’est pas un vilain défaut ! Stéphane Clerget

Ma compagne, mon bourreau, de Maxime Gaget

Sur le site du GES :

Paternité imposée, ne pas se taire

Une autre interview excellente de Stéphane Clerget :

http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-garcons-ont-besoin-pere-et-pourquoi-monde-feminise-dans-lequel-vivent-fait-plonger-dans-univers-virtuel-porno-et-jeux-2145870.html

 

25 avril : ERIC LANDROY : "CE LIVRE, C’EST MA GRUE A MOI"

Dans le combat culturel que nous menons, les (bons) livres sont des atouts majeurs, et ce d’autant plus lorsque leurs éditeurs ont de bonne capacités de médiatisation. En l’occurrence le premier trimestre 2015 nous aura comblés : après celui de Stéphane Clerget, celui de Maxime Gaget (le premier du genre !), voici celui d’Eric Landroy : Papa, pourquoi les papas ça sert à rien ? (Max Milo). La sous-performance scolaire des garçons, la violence conjugale contre les hommes, les pères privés de leurs enfants : trois discriminations majeures entretenues par notre société, traitées par des ouvrages à fort potentiel de conviction. Joli triplé !

Une seule chose nous déplaît dans ce livre : son titre, plutôt nunuche à notre goût. Pour le reste, tout est excellent. A commencer par son parti-pris de simplicité. Simplicité dans sa manière de se situer : « Je suis un homme ordinaire » « Bien naïf, diront certains. Eh bien oui (…) », un naïf qui croyait que l’égalité des droits était acquise. Simplicité du ton : le « naïf », (qui n’en est pas moins actif), raconte, chronologiquement, d’injustice en injustice, de violence en violence, son parcours de père discriminé, avec pudeur et minutie à la fois mais sans lamento ni haine. Simplicité aussi dans la narration des moments magiques passés avec son fils Anatole, ces rares moments arrachés à la voracité de la mère et de la « Justice » misandre, envers et contre tout. Des parenthèses de grâce, dont on se demande comment elles ont pu perdurer dans un tel chaos. 

Mais le « naïf » est aussi militant, pédagogue, et là encore il est simple. Il veut que sa douloureuse expérience serve, et il y réussit. Au fil des chapitres, les violences qu’il a subies personnellement (NRE, fausses accusations, EGV, aliénation parentale, etc.) sont décryptées, analysées, replacées dans leur contexte culturel, social, politique. Autant d’éclairages qui aideront à comprendre et à faire comprendre la cause... 

Nous avons particulièrement apprécié le passage (p. 91-93) où il met en évidence le contraste absolu entre l’énormité des moyens mis par l’état au service des mères en difficulté (ou prétendues telles) et l’inexistence de tels moyens au service des pères - ce qui s’appelle la misandrie, et il est dommage qu’il n’utilise pas le mot En effet, l’année dernière, nous avions été désagréablement surpris de trouver dans un autre livre militant,(p. 164) celui de Sylvain Moraillon, Le crime d’être père (dont, à l’inverse, nous adorons le titre…) l’idée que le système anti-pères n’a « que peu à voir avec la misandrie et le sexisme, qui ne représentent qu’une petite partie du problème » car «  les enjeux sont purement financiers ». Ce qui nous paraît une erreur d’analyse majeure.

Eric reconnaît sans difficulté qu’il est peu doué pour les actions acrobatiques, et qu’il a donc choisi de faire autre chose : "Ce livre, c’est ma grue à moi." Belle formule.

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A l’inverse, il ne faut rien attendre d’autres auteurs, "philosophes" reconnus, qui écrivent eux aussi sur la paternité... mais n’ont rien à dire qui soit utile à la cause paternelle. Par exemple Chantal Delsol et Martin Steffens qui publient, avec chacun leur contribution, Le nouvel âge des pères (Cerf).

Ces gens étant des cathos-conservateurs : c’est leur droit, mais c’est aussi de ce fait le droit du lecteur de trouver chez eux une certaine liberté, voire une certaine capacité critique par rapport à l’idéologie dominante. Or c’est le contraire qui se produit. Delsol commence ainsi son propos : "Je ne suis pas étonnée de constater que les femmes ont toujours été humiliées dans tous les temps et sous toutes les latitudes" et continue sur le même mode en un développement digne de Françoise Héritier, et très exactement calqué sur la doxa misandre  : hommes éternels bourreaux, femmes éternelles victimes ! Steffens est moins caricatural, mais ni l’un ni l’autre, à aucun moment, ne mettent en cause la diabolisation des hommes, ni les discriminations contre les pères installées dans notre société (inutile de dire qu’ils ne se réfèrent jamais aux auteurs hoministes !).

Alors pourquoi écrire sur le sujet ? Steffens s’attaque avec vigueur à l’"inconsistance" de beaucoup d’hommes d’aujourd’hui : il n’a pas tort, mais comment ne pas voir que celle-ci est pour beaucoup le fait de la culpabilisation et des injustices dont ils sont quotidiennement victimes ? Pour les deux, en fait, la cause de la marginalisation des pères, ce n’est pas l’idéologie qui les décrit comme des êtres violents, ce n’est pas le fonctionnement discriminatoire des procédures de divorce, ce n’est pas le veto opposé par la "Justice" à leurs demandes de résidence alternée, c’est le divorce lui-même... Si les couples ne divorçaient pas, le père garderait sa place : CQFD. 

Ce qu’il y a à dire des cathos-conservateurs, nous l’avons déjà écrit à propos de la Manif pour tous et de ses satellites : http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article329 Ils se trompent de combat, ils se trompent d’adversaire, et parfois même (c’est le cas de Delsol ici), ils renforcent l’adversaire sexiste par les contradictions internes à leur discours.

 

24 avril : CATHERINE ROBIN, DE ELLE (le mag), ZELEE COLLABORATRICE DU SYSTEME MISANDRE  

Dans le numéro de ce jour, p. 38, une certaine Catherine Robin signe un article finement titré Mâles dans leur peau, dont le seul objet est de dézinguer les auteurs antimisandres. Nous y sommes qualifiés de "militant illuminé", de même que Stéphane Clerget (car nous sommes en bonne compagnie) de "psy anxiogène", et Eric Landroy de "papa grutier" (bien qu’il n’ait jamais participé à un perchage !).

On n’y trouvera bien sûr aucune discussion de nos thèses. Il s’agit de flinguer, c’est tout. Donc les auteurs en question sont des "misogynes", des "masculinistes", point final. Ils veulent "rallumer la guerre des sexes" : et elle, que fait-elle d’autre, exactement ?

A la place de Catherine Robin, nous la ramènerions moins. Car le canard pourri dans lequel elle répand son fiel fait depuis un demi-siècle la promo de la femme consommatrice de fringues, de la femme réduite à son apparence, de la femme-objet tout simplement. Dans ce numéro de 204 pages, 81 sont réservées à la pub (frinques, parfums, accessoires, etc.), et 28 au dossier Un été western : dentelle, peau et poncho. Alors, qui travaille effectivement pour la misogynie ?

Excellent décryptage des techniques de manipulation utilisées par Elle ici : http://www.acrimed.org/article4645.html

 

9 avril  : ALLEZ MAXIME (suite). AU PROCES DE ZACHIA MEDKOUR, LA PROCUREURE DENONCE LA SOUS-QUALIFICATION DE L’AFFAIRE, LIEE AU FAIT QUE LE CONJOINT VIOLENT EST UNE FEMME, ET LE CONJOINT VICTIME UN HOMME

Zachia Medkour s’est présentée cette fois (voir 29 janvier) devant la 24e chambre correctionnelle de Paris, dans une salle pleine de journalistes. Le GES était là, mais, comme on pouvait s’y attendre, les assos pseudo-féministes prétendument spécialisées dans la violence conjugale ont brillé par leur absence.

 

- il a fallu attendre presque trois heures, soit la toute dernière phase du procès, pour entendre ZM exprimer, dans un sanglot un peu mécanique, des regrets et des excuses par rapport à Maxime. lesquels n’ont convaincu personne, tant son attitude durant la matinée a dénoté de cynisme et d’inconscience..

 

- son système de défense a consisté à invoquer, pour atténuer sa responsabilité, la prise régulière d’alcool et de cannabis (ce qui n’est pas vraiment disculpant...) et la sujétion à des troubles bipolaires, maladie qui se serait déclarée "au moment où j’ai rencontré M.Gaget" (ce qu’aucun certificat médical n’est venu étayer).

 

- ne doutant de rien, elle s’est d’autre part efforcée de décrire sa relation avec Maxime comme celle d’une protection, voire d’une prise en charge ! Quand elle l’a connu, "il était dans un piètre état psychologie". Si elle lui a confisqué ses papiers, c’est parce qu’il risquait de les perdre quand il dormait en centre d’hébergement, mais "ça ne partait pas d’un mauvais sentiment" !

 

- l’évocation de son enfance difficile aurait pu émouvoir l’assistance. mais cela s’est dissipé à l’évocation d’autres actes commis après le départ de Maxime. par exemple la menace de fausse accusation à son encontre, faite par téléphone : sa fille tenant le combiné, elle lui fait dire "N’oublie pas que tu nous as montré ton zizi !". Ou encore le fait qu’elle ait été condamnée à deux reprises, en 2009 et 2011, pour des faits de violences à l’encontre de ses deux enfants, alors même qu’elle était sous contrôle judiciaire !

 

- en tous cas, Aurélie Belliot, la procureure, ne s’en est pas laissé conter, et son réquisitoire a été très à charge. Mieux : elle a dénoncé explicitement le traitement favorable dont a bénéficié l’accusée depuis le dépôt de plainte, à savoir :

* pas un seul jour de détention provisoire (alors qu’on a vu ensuite que sa dangerosité restait intacte)
* allongement interminable de la procédure (cinq ans), avec de nombreux reports accordés à l’accusée (trois reports pour les seules confrontations, un report du procès) ;
* et surtout sous-qualification : l’affaire est corectionnalisée, comme si elle ne concernait que des violences simples, alors qu’il s’agit en fait d’actes de torture et de barbarie, qui méritent largement les Assises.

La procureure a clairement exprimé que si la victime avait été féminine, les choses ne se seraient pas passées ainsi. Elle a été jusqu’à présenter ses "excuses" à Maxime, et demandé la peine maximale par rapport à la qualification, à savoir 5 ans de prison ferme. Le jury a fixé le résultat du délibéré au 28 mai.

 

- ceci nous rappelle une affaire de 2013, à propos de laquelle nous nous étions étonnés qu’elle soit correctionnalisée, alors qu’il s’agissait du viol d’un homme par une femme.

 

- quelle que soit la sentence, il faut se réjouir que ce procès ait eu lieu, et de l’écho qu’il rencontre. Mais il ne faut surtout pas en déduire que la Justice fonctionne bien en matière de violences contre les hommes. Dans la présente affaire, elle a été particulièrement bienveillante à l’égard de l’accusée. Et des milliers d’hommes n’arrivent pas au procès, soit parce que leurs plaintes ne sont pas reçues ou pas crues, soit parce qu’ils ne portent pas plainte de peur de perdre leurs enfants, et surtout parce que l’imprégnation misandre de la société les tétanise et les dissuade de le faire. Comme nous le disions déjà à propos de l’affaire Iacono (voir 16 mars), c’est le procès de la société misandre qu’il faut instruire !

 

- concernant le livre, le chiffre des ventes est confirmé aux alentours de 5000, chiffre qui devrait être dépassé rapidement vu la forte médiatisation du procès.

 

- quant à la violence conjugale, elle ne s’arrête pas pour autant, et voici quelques liens qui en attestent :
 
Sans compter le remarquable article du Monde qui découvre enfin le problème :

 

 

 
31 mars : CHARLOTTE LAZIMI SOUFFRE DE TROUBLES DE LA MEMOIRE

 

Par hasard, nous sommes tombés en librairie sur un livre pas très vieux de Charlotte Lazimi, intitulé Toutes les femmes ne viennent pas de Vénus !, qui est un recueil de poncifs misandres.

 

Cette journaliste "féministe" nous avait interviewés en 2013, en pleine actualité des pères perchés, ce qui avait donné dans L’Express un article intitulé d’abord, en version papier, La cause des hommes (flatteur pour nous !), puis, en version web, (du fait de la rédaction en chef ?) Masculinisme : attention danger ? En tous cas, cet article nous citait assez fidèlement, ce qui est rarement le cas.
 
Depuis, Charlotte Lazimi semble avoir eu des problèmes de mémoire. Ce qu’elle cite de nous dans son livre (dans le chapitre sur les "masculinistes", p. 228-229), en effet, n’a pas grand chose à voir avec ce que nous lui avions dit, ni même avec ce qu’elle en avait retenu dans son article ! D’où la nécessité de rectifier :

 

- "il y aurait non pas une domination masculine mais féminine dans la société". Invention. Le concept de "domination féminine" est aussi étranger aux hoministes que celui de "domination masculine". La "domination" n’a pas de sexe, et ne peut s’expliquer que par plusieurs facteurs interactifs.

 

- "En premier lieu, il n’y aurait pas beaucoup de violences conjugales et de viols. Les hommes seraient accusés à tort de ce type d’agression." Propos carrément odieux, que nous n’avons évidemment pas tenus. Il y a toujours TROP de viols et de violences conjugales, quel que soit leur nombre. De plus les hoministes militent pour que soient reconnus, outre les viols habituellement considérés (ceux contre des femmes), les viols contre des hommes, qui sont occultés. Enfin, il y a effectivement beaucoup de fausses accusations autour de ces violences, contre des hommes (et non "les"), ce qui ne remet en rien en cause la réalité des violences effectivement commises.

 

- "Il estime également que les hommes sont aussi massivement victimes d’agressions sexuelles, dont les responsables seraient des femmes". Confusion. Les hommes sont autant que les femmes victimes de violences conjugales. Par contre, s’ils sont aussi victimes d’agressions sexuelles de la part de femmes, ils le sont manifestement dans une proportion moindre. Mais le sujet commence tout juste d’être étudié.

 

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"domination féminine", suite de la réflexion :

 

Certains pères divorcés expliquent le rejet de leurs demandes de résidence alternée par le fait que les juges qui prennent ces décisions sont désormais des femmes, et qu’elles seraient spontanément solidaires des mères captatrices, en tant que femmes. Ils font erreur. Les juges mettent en application l’idéologie dominante, qui, dans le domaine des rapports entre les sexes, est actuellement la misandrie. Les juges d’aujourd’hui mettent donc en application la misandrie, qu’ils soient hommes ou femmes. Ils la mettaient en application il y a 20 ou 30 ans, alors qu’ils étaient en majorité masculins. Ils la mettent en application aujourd’hui, alors qu’ils sont en majorité féminins : en tant que juges, et non en tant que femmes.

 

Il est faux de dire qu’il y aurait une "domination féminine" dans la magistrature. Il y a plus simplement une domination de l’idéologie misandre, comme dans l’ensemble des structures sociales.

 

C’est faux, et de plus cela conforte le discours de l’adversaire, le discours de "guerre des sexes", lequel postule que chaque individu se range spontanément dans le camp qui correspond à son sexe, pour faire la guerre au camp représenté par l’autre sexe. Cela n’existe pas, heureusement : ce ne sont pas les individus qui font la guerre, ce sont les sexistes, misandres ou misogynes, qui représentent une minorité parmi les individus des deux sexes.

 

|De même, ne tombons pas dans la généralisation, et reconnaissons que certains juges, des deux sexes, se soustraient à l’influence de la misandrie, et prennent leurs décisions indépendamment d’a prioris fondés sur le sexe]

 
 

 

16-25 mars : CHRISTIAN IACONO ACQUITTE, BRAVO ! MAIS IL FAUDRAIT SURTOUT CONDAMNER LA SOCIETE MISANDRE !

 

Christian Iacono a été acquitté ce 25 mars.

Nous avons suivi avec intérêt.le 3e procès de Christian Iacono qui s’est déroulé à Lyon

Il est le deuxième mis en cause dans une affaire de viol, après Loïc Secher, à bénéficier d’une révison, du fait de la rétractation de l’accusateur (en l’occurence son petit-fil Gabriel Iacono). Antonio Madeira, lui, et bien que sa fille ait pris la peine d’écrire un livre pour revenir sur ses accusations, s’est vu refuser la révision : allez comprendre...

 

Nous soutenons depuis longtemps la cause de Christian, dont l’affaire figure dans notre recension des fausses accusations : http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article313 Cependant le procès nous a en fait découvrir plusieurs facettes supplémentaires, et édifiantes..

 

- d’emblée, la manière d’être de Gabriel nous interpelle. Fringues souples, look décontracté : on est tout de même dans un tribunal mobilisé à cause de lui exclusivement, après deux autres qui l’ont été pour rien puisqu’il affirme avoir tout inventé. Il pourrait faire un effort... En outre, il semble très à l’aise, même au milieu de gens dont il ruiné la vie, demandant et prenant la parole avec aisance à la suite des témoins. Il nous donne l’impression d’un comédien expérimenté en pleine représentation, très à l’aise sur une scène où il a pourtant, en théorie, le mauvais rôle, celui du menteur de longue date pour les uns (la famille de son grand-père), celui du menteur de fraîche date et du traître pour les autres (sa famille maternelle).

 

- pour autant, les explications qu’il donne à sa fabrication d’une fausse accusation, à l’âge de 9 ans, en 2000, sont plausibles (http://www.lepoint.fr/justice/proces-iacono-en-revision-le-petit-fils-avoue-son-mensonge-18-03-2015-1913721_2386.php). Elles sont les mêmes d’ailleurs que celles données par Virginie Madeira dans son livre : sentiment d’être mal-aimé, besoin d’attirer l’attention sur lui, et impossibilité de revenir dessus du fait de la croyance inconditionnelle des acteurs sociaux à la parole de l’enfant accusant un homme : Au bout de 10 jours, on m’a dit que c’était vrai, toutes les personnes autour de moi. Que ça ne pouvait être que mon grand-père. On m’a dit qu’à mon âge, je ne pouvais pas inventer ça. À un moment, je me suis enfermé là-dedans. On voit là la responsabilité écrasante de l’idéologie misandre qui imprègne notre société : comment examiner rationnellement une telle accusation si tout homme est défini comme un violeur potentiel ?

 

 - dès lors, Gabriel a remarquablement rentabilisé son statut de victime, comme une véritable rente affective... voire plus. Il a convaincu et mobilisé derrière lui son père, sa mère et toute sa famille maternelle, les services sociaux (sollicités par sa mère car il a accumulé pendant toute sa jeunesse crises de violence et tentatives de suicide), et deux jurys qui ont condamné son grand-père en 2008 et 2011. Conforté par leur crédulité, il n’a pas hésité à porter contre deux autres personnes des accusations d’attouchement, lesquelles se sont révélées infondées !

 

- à cet égard, le témoignage pathétique de son enseignante d’anglais en 6e a été instructif. Sans enfants, portée par sa foi chrétienne, cette femme, informée du présumé viol, s’est prise pour Gabriel d’une affection inconditionnelle. Au fil des années, celui-ci lui a demandé des sommes d’argent qui n’étaient jamais remboursées, et au contraire suivies d’autres demandes justifiées par des nécessités urgentes. Si la malheureuse se faisait prier, Gabriel menaçait de se prostituer ou de prostituer sa compagne... et elle çédait. Au total, il lui a extorqué la bagatelle de... 100 000 euros, qu’elle craint de ne jamais revoir.

 

- plus largement, c’est le défilé de tous les anciens soutiens de Gabriel (ancienne compagne, cousins, oncle du côté maternel, etc.) qui est pathétique. Bien sûr, ils ont été trop crédules, mais, à part son père qui avait un compte à régler avec Christian, ils lui ont offert leur aide en confiance, sans rien avoir à y gagner, et ce pendant 11 ans. En retour, il les a trahis, bassement, en se rétractant trois semaines seulement après avoir "gagné" le deuxième procès, sans les prévenir ni leur fournir la moindre explication. Aujourd’hui, quand ils viennnent à la barre et expriment leur écoeurement, il ne les regarde même pas.

 

- les "experts" psys du début de la procédure avaient tous certifié que l’accusation était crédible. De retour 15 ans plus tard, ils ne se sont guère améliorés. Sauf peut-être Thierry Delcourt, qui reconnaît avoir manqué de prudence, qui regrette de n’avoir pas fait précéder ses rapports de la mention "Si les faits sont avérés...". Il "regrette", c’est mieux que rien, mais il a tout de même contribué à détruire la vie d’un homme : ce ne sont pas des regrets qu’il aurait dû exprimer, mais un sentiment de culpabilité, des remords, et des excuses ! Depuis, il a abandonné l’expertise, sage décision !

 

- à l’inverse, Benoît Hoestlandt reste droit dans ses bottes. Il a diagnostiqué chez Gabriel, à juste titre sans doute, un syndrome post-traumatique, et pour lui ce syndrome ne peut découler que d’un acte de viol, ou de torture. Les avocats lui proposent une autre piste : le divorce douloureuxv de ses parents, doublé d’un conflit fort entre son père et son grand-père, ne suffit-il pas à expliquer l’émergence du syndrome ? Mais le monsieur oppose un non catégorique, il a la science infuse. Dans une affaire aussi complexe, à laquelle personne ne comprend plus grand chose, un tel dogmatisme est tout simplement méprisable. Jean-Luc Ployé, autre "expert", (de notoriété nationale !) est sur la même ligne : un gamin de neuf ans ne peut pas avoir inventé cette histoire (surtout le sang qui coule de sa jambe !) Ben voyons ! Ces types-la font vraiment froid dans le dos. Il ne faut surtout pas tomber entre leurs pattes : même si vous êtes blanc comme neige, ils vous envoient en taule à coup sûr !

 

- le comble est qu’on découvre que la seule preuve matérielle sur laquelle s’appuyait l’accusation, des lésions physiques, ne tient pas la route. C’est ce qu’explique le docteur Patrick Ohayon, qui en 2000 a demandé des examens complémentaires, car ces lésions peuvent avoir d’autres causes, lesquels on été effectués... mais seulement en 2000, c’est-à-dire trop tard pour qu’on puisse en tirer des enseignements ! http://www.nicematin.com/derniere-minute/affaire-iacono-une-pediatre-a-t-elle-imprudemment-atteste-du-viol-de-gabriel.2149790.html
 
- finalement, et c’est effrayant, il faut bien constater que notre brillante "Justice" a accordé foi, à deux reprises, à la version d’un ado, menteur pathologique, pervers manipulateur, et rendu deux condamnations pour des crimes présumés pour lesquels il n’y a jamais eu ni témoins ni preuves. Encore une fois comment l’expliquer autrement que par l’imprégnation misandre de notre société ? 

 

- accessoirement, que fait-on des juges qui ont présidé les deux premiers procès, et qui se révèlent a fortiori comme totalement incompétents, et coupables d’assassinat moral sur une personne, voire une famille ? Ils ne sont pas inquiétés ? 

 
 
 
 
10 mars : LA TALIBANE MARYSE JASPARD L’AFFIRME ENCORE : LES "HOMMES BATTUS" N’EXISTENT PAS !

 

Si vous ne connaissez pas encore la créature, lisez ceci :
 
Jaspard publie aujourd’hui Je suis à toi, tu es à moi. Violence et passion conjugale (Flammarion). Sans grande illusion, nous avons lu attentivement les passages où il devrait être question des hommes victimes.

 

Dans le chapitre lll, une partie s’intitule La violence conjugale en chiffres (p. 116-131) : il n’y est question que des chiffres de l’ENVEFF (son enquête chérie !), donc exclusivement de victimes féminines.

 

Le chapitre IV s’intitule Viol conjugal, violence procréative. La partie Le viol conjugal (p. 131-40) n’envisage que les victimes féminines. Ce qu’elle entend par "violence procréative" ne concerne que les mères, et non les paternités imposées comme on aurait pu (naïvement) le penser.

 

Le chapitre VI s’intitule L’enjeu du chiffrage :

 

- il contient une partie Le harcèlement moral a-t-il un sexe ? (p. 204) Jaspard évoque l’enquête réalisée par Elisabeth Badinter en 2003 pour le compte de L’Express, qui avait consisté à poser à des hommes les questions de l’ENVEFF sur les violences psychologiques. Elle semble gênée par le fait que les réponses des hommes ont été alors les mêmes que celles des femmes. Du coup, elle suggère que ce genre de violence diffère en fonction du sexe : on croit comprendre que la violence féminine serait de l’ordre de la réaction, donc légitime, mais ça reste assez nébuleux.

 

- une autre partie s’intitule Nouvelle donne, nouvel enjeu (p. 206). Enfin, au bout de 200 pages, il est question des enquêtes ONDRP, postérieures à l’ENVEFF, et qui se succèdent chaque année depuis 2007 ! Comme ces enquêtes ont confirmé avec éclat l’inanité de l’ENVEFF, on se doute qu’elle ne les aime pas. C’est ce qu’elle dit, mais sans jamais expliquer le fait que l’ONDRP trouve chaque année dix fois moins de victimes féminines que l’ENVEFF, et qu’elle trouve un tiers d’hommes au sein de l’ensemble des victimes. C’est toujours aussi nébuleux : elle semble reprocher à l’ONDRP de ne pas mesurer les violences psychologiques (ce qui représente au contraire un effort de rigueur), elle est "inquiète" (de quoi ? de la progression de la vérité ?)

 

- et une autre partie s’intitule L’ENVEFF, catalyseur de l’antiféminisme. Elle en veut beaucoup à Elisabeth Badinter qui s’en est pris à l’ENVEFF dans Fausse route (mais ne cite pas l’étude d’Hervé Le Bras qui est antérieure et dont Badinter s’est inspirée). Elle dénonce les critiques, mais y répond-elle ? Non, bien sûr, elle ne l’a jamis fait. Elle les explique par l’"antiféminisme" : c’est bien la seule échappatoire qui lui reste !

 

Récapitulons :

- ce livre de 319 pages sur la violence conjugale ne contient aucune considération sur les hommes victimes, ne cite aucune des nombreuses estimations chiffrées les concernant (alors qu’il en existe à l’étranger depuis vingt ans et en France depuis sept ans), ne cite aucun des nombreux témoignages fournis par ces victimes ni aucun des auteurs ayant étudié leur condition.
 
- de même, son auteure s’appuie encore sur une étude vieille de plus de dix ans, discriminatoire en fonction du sexe, qui a fait l’objet de critiques majeures auxquelles elle s’absiient complètement de répondre. Et rejette toutes les enquêtes menées depuis, bien qu’elle soient non-sexuées et beaucoup plus rigoureuses.

Si ce n’est pas le comble du dogmatisme et de l’obscurantisme, qu’est-ce que c’est ?

 

Autre question : comment expliquer qu’une pseudo-sociologue, insulte vivante à l’esprit scientifique, soit encore soutenue par un éditeur, sinon par l’imprégnation idéologique (misandre) des sphères politiques et médiatiques ?

 

 

 
1 mars : STEPHANE CLERGET, UN BON COMPAGNON DE ROUTE
 
Nous suivons les travaux de Stéphane Clerget sur les garçons depuis longtemps. Voir par exemple l’interview de lui que nous reproduisions en 2011 :
 
 
Il publie aujourd’hui un livre sur le sujet : Nos garçons en danger ! (Flammarion), ou il développe ses thèses habituelles, augmentées d’une rubrique qui clot chaque chapitre : Les conseils du pédopsy. Et, une fois de plus, nous nous sentons parfaitement en phase avec lui. Les titres de ses chapitres sont d’ailleurs à connotation clairement hoministe : En l’absence des hommes. L’homme en danger. Le poids des stéréotypes. La virilité n’est pas un vilain défaut. Debout les pères !

 

Au point qu’outre notre biblio avec le livre, nous enrichissons notre rubrique L’identité masculine par avec le texte de l’un d’eux : http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article391
 
Nous avons tout de même deux reproches (amicaux) à lui faire. Celui de ne pas employer certains termes théoriques qui sont importants dans le combat des idées, comme celui de "misandrie", alors même qu’il élargit son propos à la dénonciation de la dévalorisation des hommes dans la société globale. Et celui de ne pas citer dans ses références les auteurs hoministes, qui pourtant avancent avec lui sur la même ligne de front, parfois à sa suite, mais souvent aussi avec une longueur d’avance....

 

 
 
 
 
24 février : GENEVIEVE PETERSEN, ENCEINTE D’UN GARCON, A "L’IMPRESSION DE PORTER L’ENNEMI"

 

Cette "romancière" québécoise a écrit le 13 février, dans le magazine Chätelaine, un morceau d’anthologie misandre : http://fr.chatelaine.com/societe/ma-parole/tu-seras-un-homme-mon-fils/, trompeusement intitulé Tu seras un homme, mon fils.

 

Madame est enceinte et elle en éprouve de la "déception", voire un "malaise". Parce que c’est un accident ? Parce que les temps s’annoncent durs pour les enfants d’aujourd’hui ? Trop simple ! Elle est dans "l’inquiétude" parce que son enfant est de sexe masculin, tout bêtement.

 

Parce qu’un garçon, potentiellement, c’est un futur violeur (comme Jian Ghomeshi), c’est "l"ennemi" (sous-entendu "des femmes") qu’elle a "l’impression de porter".

 

Soyons justes, elle ne dit pas que cela. Elle dit aussi que la vie est difficile pour les garçons d’aujourd’hui, que c’est la "société" qui les désigne comme tels, ce à quoi nous souscrivons complètement. L’état de violeur ne serait donc pas une prédisposition génétique masculine, mais un image négative plaquée sur les hommes et source de difficulté pour eux. Tout de même, c’est ambigu, surtout pour une "romancière" qui est censée savoir peser ses mots.

 

D’autant que la solution qu’elle propose à son problème est déconcertante : "me dégager des stéréotypes féminins". C’est un stéréotype masculin, qu’elle vient de dénoncer, c’est à lui qu’il faut s’attaquer !

 

Du coup, il y a polémique. Voici le billet critique de Richard Martineau, auquel nous reprocherons de n’envisager que l’un des deux pendants du texte : http://www.journaldemontreal.com/2015/02/23/porter-lennemi-dans-son-ventre Et la réponse de l’intéressée : http://fr.chatelaine.com/societe/ma-parole/en-reponse-a-richard-martineau/  : Elle y est obligée de préciser, et ce n’est pas inintéressant : "Je suis en droit d’être inquiète à l’idée d’être enceinte d’un fils. D’être inquiète pour lui, et non de lui.", "J’ai reçu de nombreux courriels de mères inquiètes pour leurs fils et qui s’interrogeaient sur la manière dont on percevait désormais les hommes dans notre société." Tout de même, elle pourrait reconnaître une dose certaine de maladresse dans son propos initial....

 

 

 

20 février : ALLEZ MAXIME ! (suite)

 

- ce jour, excellente prestation au Mag de la santé (France 5), vers 10’40. Replay 6 jours : http://pluzz.francetv.fr/videos/le_magazine_de_la_sante.html
 
- le livre fait un carton : d’ores et déjà, au moins 5000 exemplaires vendus

 

- les médias sont toujours intéressés, et les médias étrangers commencent à l’être (Espagne, Pays-Bas). Par contre, certains (et même parmi ceux qui font profession de dévoiler la face cachée de la société...) n’ont pas voulu de l’information. Nous attendons un peu pour les citer...

 

 

 

17 février : ALLEZ MAXIME ! (voir 29 janvier)

 

Efficacement soutenu par le service de presse de son éditeur, Maxime Gaget assume parfaitement les nombreuses interviews qui lui sont proposées par beaucoup de grands médias et quelques petits. Une trentaine déjà, c’est du jamais vu sur le sujet, en France et en aussi peu de temps. Depuis le procès avorté du 29 janvier, la connaissance du dit sujet a fait un bond de géant. Et ce n’est qu’un début, puisque vont suivre maintenant le (vrai) procès, et le documentaire.

 

D’autant plus que son positionnement semble lui gagner la sympathie des journalites : il refuse la pleurnicherie victimaire, assume sa part de responsabilité dans ce qui lui est arrivé, demande la justice et non la vengeance, et, outre sa propre parole, entend porter celle de tous les hommes confrontés à la même situation, et que la société ignore. Une victime devenue militant : on appelle cela la résilience.

 

Quelques remarques sur ce qui est en train de se passer :

 

- une fois de plus, au sein de la nébuleuse antimisandre, seul les hoministes (nous-mêmes, le GES, Goetelen) ont compris l’importance de l’enjeu, et font de la publicisation du livre une tâche militante prioritaire. Les rares sites paternels (sauf La Grue jaune) sont toujours aussi peu aptes à saisir l’actualité. les médiatisés (Zemmour, Egalité et réconciliation) sont prisonniers du stéréotype de l’homme-toujours-fort, et méconnaissent la vulnérabilité de l’âme masculine.

 

- un autre silence, plus logique et beaucoup plus amusant, est celui des officines misandres, habituellement si prompts à accueillir avec force louanges tout récit de violence conjugale... pourvu qu’il soit écrit par une victime féminine. Que disent Patric Jean, OLF, la FNSF et autres Chiennes de garde ? Rien, absolument rien. Pour eux, le livre n’existe pas. Comme ils l’ont toujours fait, ils jouent l’omerta, ils la joueront jusqu’au bout. Mais les temps ont changé et désormais ils sont destinés à perdre...

 

- les médias, eux aussi, ont longtemps ignoré les chiffres de la violence conjugale contre les hommes, souvent plus par paresse et conformisme que par choix délibéré. Ils les découvrent désormais et les reproduisent dans une certaine confusion. Voici, parmi les données les plus récentes, de quoi les éclairer :

* chiffres Gendarmerie pour 2011. Nombre de plaintes pour violence conjugale déposées par des hommes : 4094. Pour viol conjugal : 46 (la Gendarmerie n’opère que sur la moitié du territoire)
* chiffres ONDRP pour 2013. Nombre d’hommes tués par leur conjointe : 24 (l’homicide conjugal n’est qu’une infime partie des violences conjugales, quoique la plus destructrice)

 

* chiffres ONDRP pour 2012-13. Nombre d’hommes se déclarant victimes de violence conjugale sur les 2 années : 149 000, soit 0,7% des hommes vivant en couple. (Il ne s’agit que de déclarations, mais le chiffre est constant depuis 2005-6).

 
 
 
 
31 janvier : DERNIERS TEXTES EN LIGNE
 
"Polytechnique a changé mon féminisme" Louise-Marie Lacombe, Hufftington Post, 29-11-14
 
 
 
et aussi sur le site de La Grue jaune, les textes écrits en prison par Serge Charnay

 
 
Voir aussi dans Glamour (mais oui !) un article intitulé (une fois de plus) Faut-il avoir peur des masculinistes ?...mais qui fait la part belle aux hoministes. Un mélange de notations confuses (surtout sur les paternités imposéees !) et de citations fidèles.
 
30 janvier : NON AUX PRATIQUES DIFFAMATOIRES !

 

Nous (c’est-à-dire le seul site en France) avons soutenu le mouvement dit de la "marche sur l’Elysée" des "pères de Forbach" dès son début, quoique sans grand enthousiasme puisque ses initiateurs n’entendent porter que des revendications individuelles, et refusent de manière masochiste tout soutien des associations parentales. Mais leur démarche était incontestablement courageuse.

 

Aujourd’hui nous découvrons avec stupeur le propos tenu au Figaro madame du 28 janvier par l’un des leurs, David Arend, interrogé sur les "associations" : « La première chose qu’elles demandent, c’est de l’argent ; elles se remplissent les poches avec le malheur des autres. »

 

Certes il peut s’agir d’une manipulation de journalistes. Nous avons donc suggéré la publication d’un démenti. Il n’est malheureusement pas venu, et nous avons toutes les raisons de penser qu’il ne viendra pas.

 

Ne pouvant cautionner un propos aussi mensonger, insultant, et tout bénéfice pour l’adversaire, nous cessons désormais de rendre compte de cette action. 

 

 

 

29 janvier : AFFAIRE MAXIME GAGET (voir 19 janvier) : ZACHIA MEDKOUR SE DEROBE, PROCES REPORTE AU 9 AVRIL

 

- Zachia medkour, l’ex compagne de Maxime, n’est pas venue à son procès, sans motif, sans certificat médical (bien qu’elle invoque la maladie), et en en informant le tribunal le matin même. Elle est coutumière de ce procédé, qu’elle a déjà utlisé trois fois dans le cadre de confrontations ! Son avocate a demandé et obtenu le report au 9 avril, ce qui est évidemment scandaleux puisque la procédure a été ouverte en mars 2009, soit il y a presque 5 ans !

 

- Elle ne sera donc pas jugée par contumace. On peut légitimement se demander si la décision des juges aurait été la même avec un mis en cause homme, et une victime femme. Les avis sont partagés.

 

- La présidente a affirmé cependant que ce serait, quoi qu’il arrive, le dernier report. Avec ce nouvel épisode, Zachia a, de toutes façons, aggravé son cas. Elle a cherché par tous les moyens à échapper à la sanction, mais l’étau se resserre.

 

- L’inconvénient est que ce report retarde l’achèvement du documentaire de Cyril Denvers, quid’un point de vue déontologique, souhaite attendre que la procédure soit définitivement close. Heureusement, plusieurs médias étaient présents, et ils seront encore plus nombreux la prochaine fois. L’affaire est déjà connue. Elle le sera encore plus avec la parution du livre, qui est toujours prévue à la même date.

 

- Nous en avons obtenu des exemplaires et nous l’avons lu. Nous le conseillons sans réserve. Il s’agit d’un témoignage terrible, mais aussi terriblement instructif sur la capacité d’un être "humain" à en détruire un autre, psychiquement et physiquement (car Maxime serait mort sans l’intervention de sa famille), sous le couvert d’une relation affective. Il pourrait d’ailleurs aussi bien avoir été écrit par une femme. Mais puisqu’il l’a été par un homme, utilisons-le au maximum, faisons exploser l’omerta !

 

 

 

 

22 janvier  : POUR VIRGINIE DESPENTES, LES RESPONSABLES DU MASSACRE DE CHARLIE HEBDO SONT... LES HOMMES
 
 
(...). On a tous nos obsessions. Celle de ce journaliste, c’est profiter du massacre pour retaper sur les Arabes. La mienne, c’est la masculinité. Je crois que ce régime des armes et du droit à tuer reste ce qui définit la masculinité. Je crois que ce journaliste aurait dû déclarer en préambule qu’il se dissociait formellement de la masculinité traditionnelle. Qu’il ne se sentait pas un homme. Qu’il dissociait sa masculinité de celle des assassins mexicains, norvégiens, nigérians ou français.

Parce que c’est ça, au final, ce que nous vivons depuis une semaine : les hommes nous rappellent qui commande, et comment. Avec la force, dans la terreur, et la souveraineté qui leur serait essentiellement conférée. Puisqu’ils n’enfantent pas, ils tuent. C’est ce qu’ils nous disent, à nous les femmes, quand ils veulent faire de nous des mères avant tout : vous accouchez et nous tuons. Les hommes ont le droit de tuer, c’est ce qui définit la masculinité qu’ils nous vendent comme naturelle. Et je n’ai pas entendu un seul homme se défendre de cette masculinité, pas un seul homme s’en démarquer – parce qu’au fond, toutes les discussions qu’on a sont des discussions de dentelière.

Sinon, la seule préoccupation qu’on aurait, aujourd’hui, pour imaginer un futur différent, ce serait – puisque tous les dirigeants sont là, discutons : quand et comment ferme-t-on les usines d’armement. Quand et comment en finit-on avec votre merde de masculinité, qui ne se définit que sur la terreur que vous répandez ?

 

Virginie Despentes : "Les hommes nous rappellent qui commande, et comment", Les Inrocks, 17 janvier 2015

 

Rappel : nous avons déjà un dossier en ligne sur la charmante créature : http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article323&var_mode=calcul
 
 
 
19 janvier : DEUX VICTOIRES MEDIATIQUES
 
En matière de militantisme, il faut savoir être patient et entêté. Les hoministes sont bien placés pour le savoir, qui, selon les cas, depuis dix, quinze ou vingt ans s’efforcent de faire sortir de la chape d’occultation ou les confine le lobby misandre les différentes formes de violences contre les hommes.
 

En effet, en ce début de 2015, ce sont deux documentaires sur ces sujets qui ont été menés à bien, et son diffusés sur des chaînes de grande diffusion. Dans les deux cas, les hoministes (le GES en particulier) avaient été contactés fin 2013 par les documentaristes, en demande de témoins. Dans les deux cas, ils ont contribué à satisfaire à cette demande (et même, dans le deuxième cas, à mettre en contact le seul témoin sur lequel s’appuiera finalement la réalisation).

 

Nous savons que certains de nos amis ne veulent plus traiter avec les medias, échaudés par plusieurs expériences infructueuses à la suite desquelles, suite à des pressions, il n’y a plus que des victimes féminines, ou plus de documentaire, faute de témoins à visage découvert. Ils ont tort. Les résultats obtenus aujourd’hui montrent qu’il vaut la peine de passer outre à un certain nombre de déceptions, même si elles sont cuisantes.

 

- Sois père et tais-toi (Lorène Debaisieux) a été regardé sur France 5 le mardi 13 janvier par 823 000 téléspectateurs, auxquels il faut ajouter quelques centaines ou milliers qui l’ont regardé en replay. Ce documentaire est remarquable en tous points : excellente exposition du problème, clarté de l’expression des témoins (dont trois sont à visage découvert), et importance de la place donnée à Mary Plard.

Nous savons qu’au moins l’un des témoins, qui au départ souhaitait ne s’exprimer que de dos, a été décidé à le faire de face par l’une des réalisatrices, arguant à juste titre que c’était le meilleur moyen de faire avancer la lutte contre l’injustice.

Même s’il ne change rien au plan juridique, ce documentaire, le plus long et le plus vu de ceux consacré au sujet, devrait le faire émerger de manière déterminante Merci et bravo à ceux qui ont interminablement préparé le terrain : le blog paternite-imposee, le GES, Marcela Iacub, Mary Plard... 

 

- Journal intime d’un homme battu ou torturé par sa femme est en cours d’achèvement, et sera diffusé en février ou mars sur France 2 (Infrarouge - Cyril Denvers). Il donne la parole à Maxime Gaget, ex-victime, dont le bourreau, son ex-compagne, sera jugée à Paris le 29 janvier pour actes de torture. Mieux encore : Maxime, qui avait commencé d’écrire son histoire, a été mis en contact avec un éditeur (Michalon) qui l’a aidé à l’achever, et la publie le 12 février sous le titre Ma compagne, mon bourreau. Ce sera le premier livre-témoignage francophone d’un homme victime de violences conjugales, un document auquel nous aspirons depuis des années.
 
 
 

Là aussi, merci et bravo à ceux qui ont fait avancer la cause de ces hommes, parfois en criant dans le désert, parfois sous les lazzis, et qui voient leurs efforts récompensés : Sophie Torrent, John Goetelen, Patrick Robinson, le GES encore, Sos Hommes battus, l’ONDRP (même si ses méthodes de calcul nous paraissent encore insatisfaisantes), Serge Guinot...

 

Et justement ce dernier est interviewé ici : tdg.ch/geneve/actu-genevoise/femmes-capables-violence/story/24654198
 
 
 
8 janvier 15 : CAUSETTE S’AMELIORE... MAIS PEUT MIEUX FAIRE

Nous aurionsété surpris si l’on nous avait dit qu’un jour nous ferions de la pub à Causette, le magazine branché moitié féministe, moitié misandre. Et pourtant, nous nous réjouissons de le constater : Causette aborde désormais les discriminations anti-hommes... en puisant beaucoup chez nous sans le dire, d’ailleurs. Dans le numéro de janvier on trouve :

 

- p.19-22 : un dossier Un papa dans le dos, avec une interview de Mary Plard, ceci étant coordonné avec la sortie du prochain documentaire de Loraine Debaisieux sur les paternités imposées (mardi 13, 20h35, France 5). Nous avons déjà dit tout le bien que nous pensons de Mary Plard. Nous l’apprécions à nouveau dans cet interview, mais la trouvons un peu timorée dans sa réponse à la question sur les solutions. Nous sommes d’accord quand elle suggère la contraception masculine. Mais pas quand elle propose la réduction à deux ans pour la mère d’engager une procédure : le problème n’est pas là, il est à l’inverse de créer les conditions pour que le père victime soit protégé contre toute procédure, ce qui est le minimum puisque c’est lui qui a été utilisé et trompé ! Eventuellement, c’est la mère qui pourrait faire l’objet d’une procédure, pour abus, vol de sperme, etc. Deux mesures qui devraient faire diminuer le nombre de délits de ce type.

 

- p. 52-54 : Femmes violentes : quand les conjoints trinquent, un article que nous pourrions signer des deux mains. L’auteure (Audrey Lebel) est très pertinente sur toules aspects de la question, et pour cause, puisque certains éléments de langage viennent directement de notre site. Sauf que, dans le même temps où elle déplore légitimement le manque d’études sur la question des "hommes battus", elle oublie de citer ceux qui depuis vingt ans font avancer sa connaissance en France, : Sophie Torrent, les hoministes, le GES (heureusement, Sylviane Spitzer est interrogée).Un fâcheux reste de sectarisme...

 

Concernant le sectarisme, nous sommes servis, au détour d’un paragraphe, avec le propos de Christelle Hamel, de l’INED qui supervise l’enquête VIRAGE sur les violences, à paraître en 2016, à savoir :

Ce qui est certain c’est que les cas de violence commises par des femmes sur d’autres femmes ou sur des hommes seront marginaux. Je peux y mettre ma main à couper même si l’enquête n’est pas terminée aujourd’hui.

Voilà donc quelqu’un qui connaît le résultat d’une enquête (par divination ?), bien avant qu’elle ne soit achevée, et qui prévoit qu’il sera en contradiction totale avec ceux de toutes les enquêtes sur le sujet des dix dernières années ! Bravo l’esprit scientifique !

 

 

A DIFFUSER SANS MODERATION :
 
 
 

 



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