Actualites juillet-décembre 2012


ACTUALITES JUILLET-DECEMBRE 2012

28 décembre : PMA POUR LES COUPLES DE FEMMES, LE CAUCHEMAR

Les partisans du mariage des couples de même sexe présentent habituellement trois revendications comme un tout articulé et indissociable : mariage - adoption - PMA (procréation médicalement assistée). Il nous semble au contraire que la troisième mérite d’être envisagée de manière clairement distincte.

Dans les domaines de l’adoption et du mariage, il y a une certaine légitimité et une certaine rationalité à poser la question de l’égalité des droits, même si plusieurs réponses, tout aussi légitimes et rationnelles, sont possibles. Mais la PMA ne constitue en rien une revendication égalitaire, pour deux raisons :

- elle n’a jamais été ouverte à tous les couples, mais seulement à ceux dont l’infertilité est pathologique ou qui risquent de transmettre à l’enfant une maladie grave. L’ouvrir aux couples de femmes ne correspondrait pas à une égalisation des droits, mais à l’instauration d’un privilège communautaire ;

- de même, cela entraînerait mécaniquement une discrimination au détriment des couples d’hommes, qui, par définition, ne peuvent pas en bénéficier.

On peut aussi s’interroger sur le les conditions faites à l’enfant (et pour cela il n’est pas besoin d’aller sur le terrain des capacités parentales des couples de femmes, que nous ne mettons pas en cause).

Dans les PMA de couples hétéros, l’enfant n’a pas de contact avec son père biologique (le donneur reste anonyme), mais il est d’emblée pris en charge par son père légal (et même cette situation est mal vécue par certains enfants, qui ressentent le besoin de connaître leur père biologique ; voir les témoignages : http://www.pmanonyme.asso.fr/temoignages.php?typetemoin=1). Dans les PMA de couples de femmes, l’enfant n’a pas de contact avec son père biologique... et n’en aura jamais avec aucun père.

Sur le plan du rapport au père, la situation des enfants nés d’une PMA dans un couple de femmes serait plus frustrante que toutes les autres situations d’enfants orphelins de père :

- ceux qui ont connu leurs pères quelque temps en gardent au minimum des images physiques et concrètes.

- ceux qui ne l’ont pas connu en gardent des objets, des photos, des souvenirs rapportés par d’autres personnes, et en portent le nom (d’où l’importance du nom du père - voir le dossier).

Mais les enfants-PMA n’auraient rien, ni passé, ni objets, ni nom : ce serait des enfants de femmes exclusivement, et des orphelins de père programmés (c’est-à-dire non du fait d’un accident de la vie, mais d’un processus institutionnalisé par la société). 

On comprend mieux que trente députés PS aient annoncé qu’ils se désolidariseraient de la nouvelle loi si elle incluait la PMA (qui ne figurait d’ailleurs pas dans le programme de l’actuel Président). Pour l’honneur de ce parti, il faudrait qu’il y en ait beaucoup plus...

 

 

25 décembre : L’HOMINISME est le titre d’une excellente chronique radio d’Alexis Ipatovisten, sur France Culture, qui rend compte d’une conférence mondiale tenue fin octobre à Berlin, et consacrée aux problèmes des hommes. Avec, au centre des débats, Kristine Schroeder, la ministre allemende de la famille (un scénario qu’on ne risque pas de voir en France !).

franceculture.fr/emission-frontieres-l%E2%80%99hominisme-2012-12-25#comment-427194

 

 

23 décembre : AVEC OU SANS MARIAGE GAY, LA MARGINALISATION DES PERES CONTINUERA

Les mouvements paternels et les hoministes ne se sont engagés ni pour ni contre le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe.

Pourtant, leurs préoccupations et celles des « anti » semblent proches, si l’on en juge par certains des slogans de ces derniers, tels « Tous nés d’un homme et d’une femme  », ou «  Papa + maman : y’a pas mieux pour un enfant ». Mais dans la liste des associations coorganisatrices de La Manif pour tous figure une seule association paternelle, laquelle dans la pratique n’est pas du tout en pointe.

www.lamanifpourtous.fr/


Ce non-engagement a une explication : les intéressés savent que le processus de marginalisation des pères est commencé depuis quarante ans, et que même si la mise en place du nouveau mariage risque de le conforter, c’est aux causes fondatrices qu’il faudrait s’attaquer.

Les causes de la marginalisation des pères sont les suivantes :

- les paternités imposées, délit non-reconnu et donc non-sanctionné par la loi, qui permet à des femmes de procréer puis d’élever des enfants sans que leur père soit informé de leur existence, ou, s’il l’est, sans qu’il puisse tenir une autre place que celle de pourvoyeur maintenu à distance ;
- la partialité des juges en matière de divorce, qui attribuent massivement la résidence principale des enfants aux mères ;
- la complicité objective de la Justice avec les actions délictueuses engagées contre les pères pour les éloigner définitivement de leurs enfants : fausses accusations, non-représentation des enfants, aliénation parentale, etc.
- en arrière-plan, et favorisant les excès précités, l’idéologie misandre, qui maintient les acteurs sociaux et l’opinion dans la croyance à l’incompétence parentale et affective des pères.

La situation étant déjà désastreuse, le nouveau mariage ne l’aggraverait pas sensiblement. Il permettra à des couples de femmes d’adopter (mais à très peu en fait, puisqu’il n’y a guère d’enfants adoptables) et de créer des familles sans pères (il y en a déjà tellement !). Plus grave serait l’autorisation de la PMA (mais on n’en est pas là), qui offrirait à ces couples des enfants fabriqués à partir de la semence d’un père destiné à rester inconnu.

On ne peut que saluer la forte capacité de mobilisation des « anti », et leur souci de préserver le modèle du couple bisexué. Mais il est à craindre qu’ils se trompent de combat, ou du moins qu’ils se laissent entraîner dans un combat de diversion. Même s’ils gagnent, le rouleau compresseur de l’idéologie misandre continuera son oeuvre de destruction.

Le drame est que les associations « anti » ne semblent pas conscientes des pratiques et des discriminations misandres. Les politiques qui les soutiennent sont dans le même cas, avec l’hypocrisie en plus : ils viennent parader dans les manifs pour gagner des électeurs, et, aussitôt revenus à l’Assemblée, ils viennent voter des lois ou soutenir les actions gouvernementales qui discriminent les hommes.

Le seul effet bénéfique de la mobilisation des « anti » pourrait être d’obtenir le report du vote de la loi, et la mise en place d’une consultation qui donnerait la parole à tous ceux qui se sentent discriminés - et les gays ne seraient alors plus les seuls ! C’est en tous cas le souhait de l’Unaf, seule association qui au milieu du tohu-bohu émotionnel et idéologique, a produit un dossier lumineux sur toutes les implications du problème, dont nous recommandons chaudement la lecture.
 
unaf.fr/IMG//pdf/dossier_d_analyse___mariage_et_filiation_v_finale.pdf

 
 

 

20 décembre : nous mettons en ligne un article relatant l’étude de chercheurs de l’Université d’Oxford  qui souligne l’importance du lien père-enfant précoce (voir aussi 20 juillet).

 

 

12 décembre : dans un communiqué, le GES proteste contre la désinformation sexiste que représentent les productions consacrées en novembre par des chaînes de France Télévisions (donc du service public) au viol (deux documentaires + une plate-forme internet). Ces productions font en effet l’impasse complète sur les viols subis par des hommes (34 000 en moyenne pour deux ans selon le Rapport ONDRP 2012).

Dans la foulée, le GES saisit le CSA et invite tous les citoyens, téléspectateurs, contribuables qui s’estiment lésés par cette désinformation à faire de même.

Voir les deux textes : www.g-e-s.fr/

 

 

11 décembre : voilà à quoi conduisent les campagnes d’état qui désignent les hommes comme des brutes programmées génétiquement : on accuse faussement le conjoint de violence conjugale "pour gagner des biens en jeu dans la séparation". Cette fois, le mensonge est découvert, mais, comme le souligne l’article, c’est "rarissime" : en règle générale, ça fonctionne très bien...

 

 

3 décembre : RECENSION DES DISCRIMINATIONS DE JUILLET A NOVEMBRE - service public (désolés pour celles qu’on a oubliées)

15-30 novembre : à Rennes, édition spéciale 10ème anniversaire de la manifestation 100 femmes, 100 métiers, porté par la DRDFE de Bretagne, qui se déploiera sur l’ensemble du territoire breton.

26 novembre : signature du deuxième Protocole départemental de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes, par les Préfecture de la Région Nord Pas de Calais, la Préfecture et le Conseil général du Nord, le Rectorat, le Procureur général près la Cour d’appel de Douai. Outils fournis par la MDDFE et édités par la DDCS du Nord

23 novembre : à Rouen, signature de la première Convention régionale de partenariat pour la promotion de l’entrepreneuriat féminin, par la Préfecture de la Région Haute-Normandie, le Conseil régional, la Caisse des dépôts. Cette convention prévoit un Plan régional d’action de trois ans (2012-2014) élaboré par la DRDFE.

23 novembre : publication de l’Annuaire national des associations luttant contre les violences faites aux femmes, édité par le Ministère des droits des femmes

22 novembre : à l’Université d’Evry, colloque sur Les violences faites aux femmes, organisé par la Préfecture et le Conseil général de l’Essone, DIRECCTE, et la chargée de mission départementale aux droits des femmes et à l’égalité.

16 novembre : le Conseil régional d’Ile-de-France organise une demi-journée pour "penser la prévention et l’offre de soin pour les femmes en Ile-de-France

30 septembre : publication du décret n°2012-1097 du 28 septembre 2012 relatif au Comité interministériel aux droits des femmes et à l’égalité des femmes et des hommes. Il s’appelait jusqu’ici Comité interministériel des droits de la femme, et ne s’était pas réuni depuis douze ans.

21 septembre : à Paris, le Planning familial organise un "séminaire d’échanges" sur "la lutte contre les mariages forcés". Le texte de présentation indique qu’il va être question de "ces jeunes filles (très majoritairement concernées". Il est illustré de l’affiche "Dire non, c’est ton droit", formule qui figure en desous d’une jeune femme en tenue de mariée.

13 juillet : à Paris, lancement du projet Femmes en grand danger, soit 15 portables mis à disposition, pour six mois renouvelables, de femmes susceptibles d’être agressées par leur conjoint. Coût : 49 000 euros. Partenaires : Conseil régional (14 750 euros), CIDFF, Procureur de Paris, Préfecture de police, Mondial assistance, Orange.

27 juin : en Haute-Normandie, le département ouvre un Pôle d’accueil pour les femmes victimes de violences, résultant de la mutualisation des moyens du CIDFF et de deux associations locales.

26 juin : en Ile-de-France, signature d’un Plan régional stratégique pour l’égalité entre les femmes et les hommes, lequel prévoit 81 actions en 2012. Parmi ses objectifs : appui à la création d’entreprises par les femmes, prévention et lutte contre les violences faites aux femmes, formation des professionnels à l’accueil des femmes victimes de violence. 37 partenaires, publics ou privés, dont le Ministère des droits des femmes, le Préfet de région, la DRDFE.

21 juin : en Bretagne, pour la deuxième année, un Plan régional d’action de promotion de l’entrepreunariat des femmes (PAR) récompense (à hauteur de 3000 euros) cinq femmes dirigeantes pour la création ou la réussite de leur entreprise. Partenaires : Etat, Conseil régional, Caisse des dépôts.

19 juin : dans le Nord Pas-de-Calais, journée festive dans le cadre de l’opération 62 Elles. Objectif : aider à la reconstruction de femmes en difficulté, en situation de précarité ou d’exclusion. Partenaires : Mission aux droits des femmes et à l’égalité, Mission du développement de la pratique sportive, Ligue de l’enseignement.

19 juin  : en Ile-de-France, signature d’une convention relative à la prévention et à la lutte contre les violences faites aux femmes, comprenant notamment la formation de conseillers d’insertion et de probation (CIP). Partenaires : Préfet de paris, Préfet de région, DRDFE, DISP Paris.

19 juin : le Défenseur des droits rejette la saisine du GES du 2 juin concernant le Ministère des droits des femmes

Rappelons que la recension globale, année par année, est ici.

 

 

1 décembre  : DES NOUVELLES DE JEAN-PAUL DEGACHE

(...) je trouve tout ce temps bien long et je suis impatient de passer à autre chose. Lorsque j’ai entendu le verdict de la cour d’assises du Rhône pour l’entraîneur de tennis, je n’ai pas pu m’empêcher de comparer avec cette même condamnation qui m’a été infligée. Si j’ai bien compris, on parlait de chambres, de lieux à l’abri de tout regard et non pas d’accusations complètement folles d’actes commis devant toute une classe sans que personne ne remarque rien... Enfin, je n’ai pas fini de ressasser cette horreur judiciaire, et cette institution judiciaire qui, sans la moindre preuve, préfère condamner un innocent pour avoir la paix avec des plaignantes que de soi-disant experts, appointés par cette même institution, déclarent crédibles... Lorqu’il faut que je raconte tout ça, j’ai l’impression d’une histoire complètement folle, presqu’irréelle avec pourtant, moi-même, toujours privé de ceux que j’aime. 

Il y a quelques jours, j’ai signé une demande de placement sous surveillance électronique, le bracelet, une étape probatoire avant la liberté conditionnelle. J’ai suivi les conseils qu’on m’a donnés ici parce que je risquais d’essuyer un refus en demandant tout de suite la liberté conditionnelle. Il va falloir attendre plusieurs semaines avant de passer devant une commission composée d’une juge d’application des peines, d’un procureur et d’un représentant de la pénitentiaire. Avant cela, je devrai subir une nouvelle expertise psychiatrique et j’espère que tout se passera bien. Les huit ans que j’ai passés sans problème sous contrôle judiciaire devraient plaider en ma faveur mais je sais que rien n’est jamais gagné d’avance dans ce monde. J’essaie de faire au mieux et mon travail de bibliothécaire m’aide bien à faire passer la semaine. Bien sûr, il y aura la période très délicate des fêtes à passer, mon troisième Noël en prison ! Après, il n’y aura plus qu’à attendre une décision favorable, même si les conditions de vie sous bracelet sont très contraignantes. J’ai tellement hâte d’être chez moi et de retrouver famille et amis !

 

 

 

 

30 novembre : "VIOLENCES SEXUELLES : ET SI ON PARLAIT DES MERES ?"

Excellent article de Marie Delarue sur Boulevard Voltaire  : bvoltaire.fr/mariedelarue/violences-sexuelles-et-si-lon-parlait-des-meres,4368

 Ce nouveau site dédié à la liberté d’expression tient ses promesses puisqu’il propose ausi un éloge de André Bamberski et une démolition bien menée de Nadjat Vallaud-Belkacem :

bvoltaire.fr/altanaotovic/entre-la-justice-et-ma-fille-kalinka-je-choisis-ma-fille-kalinka,4802

bvoltaire.fr/pierrevanommeslaeghe/najat-vallaud-belkacem-chez-le-psy,4612

 

 

26 novembre : 34 000 HOMMES VICTIMES DE VIOL

C’est le nombre publié par l’ONDRP dans son Rapport annuel 2012 (tableau 39A p. 101). Il s’agit du nombre moyen d’hommes de 18 à 75 ans qui déclarent avoir été victimes de viols ou de tentatives de viol sur deux ans, calculé en fonction des cinq enquêtes de victimation menées par l’organisme depuis 2006.

Certes, objecteront les misandres, il est de 4 à 5 fois inférieur à celui obtenu par le même organisme concernant les victimes féminines. Et alors ? Il montre en tous cas que les actuelles campagnes anti-viol menées actuellement par des associations ou par l’Etat et consacrées exclusivement au viol de femmes sont scandaleusement discriminatoires.

inhesj.fr/sites/default/files/rapport_ondrp_2012_3.pdf

Nous reviendrons d’ici peu sur les différentes estimations qui circulent.

 

 

25 novembre : le SDFE, dans sa Synthèse du 30 octobre (p. 8), reprenant lui-même une brève de L’Huma (entre obscurantistes, ils se comprennent !), ironise sur notre article donné à Atlantico (voir 24 octobre). Dommage : sur un sujet aussi grave que la violence conjugale, on attendrait autre chose, des arguments par exemple...

femmes.gouv.fr/wp-content/uploads/2012/11/synth%C3%A8se_actualit%C3%A9_30-10-12.pdf

Dans Sept à huit, émouvant entretien avec Loïc Sécher, qui déclare par exemple : J’ai la chance d’avoir été acquitté par rapport à de nombreux innocents qui crient derrière les murs et à qui je pense beaucoup.

videos.tf1.fr/sept-a-huit/les-confessions-de-loic-secher-symbole-de-l-erreur-judiciaire-7685969.html

 

 

23 novembre : HOTEL DU PARADIS

Nous relayons nos amis d’Sos Papa, qui recommandent ce film récent avec enthousiasme. Il est de Claude Berne et traite de la paternité.

http://www.hotel-du-paradis.com/

 

 

22 novembre : (PETITE) SURPRISE DANS LE NOUVEL OBS

L’hebdo consacre un dossier de 7 pages au viol, autour du manifeste Je déclare été violée. Dossier conforme au point de vue misandre : femmes victimes, hommes violeurs. Donc rien de neuf, jusqu’à la page 119, où l’on découvre un petit article intitulé Les hommes aussi, L’auteure affirme que le problème existe aussi côté masculin, mais que "les hommes victimes s’enterrent dans le silence". Suivent quelques témoignages d’hommes violés par des hommes, mais malheureusement le cas des femmes violeuses n’est pas évoqué.

Le texte est surmonté d’un chapeau, particulièrement bien choisi, Le vrai tabou. Très bien , mais si c’est le vrai tabou, pourquoi le Nouvel Obs, ce grand journal progressiste, ne lui consacre-t-il pas une place au moins égale à l’autre forme de viol, qui elle n’est plus taboue, du moins dans son traitement médiatique ?

 

 

19 novembre : c’était aujourd’hui la Journée internationale de l’homme, et elle a été utilement marquée en France par le 2e colloque d’ Sos Hommes battus, qui s’est déroulé à Sèvres, avec dans le public des représentants du Ges, dont le stand a été très fréquenté. Les textes des interventions sont en ligne :

soshommesbattus.over-blog.com/article-les-resumes-du-colloque-sos-hommes-battus-2012-112733139.html

Du coup, certains médias se sont réveillés et traitent le sujet :

lepoint.fr/societe/le-tabou-des-violences-conjugales-a-l-encontre-des-hommes-19-11-2012-1531013_23.php

leparisien.fr/societe/violences-n-oublions-pas-les-hommes-battus-19-11-2012-2335393.php

metrofrance.com/info/violences-conjuguales-un-homme-battu-raconte-son-enfer/mlko !aN3V9dTQ07uQ/

lefigaro.fr/actualite-france/2012/11/19/01016-20121119ARTFIG00562-il-est-rare-qu-un-homme-battu-depose-plainte.php

 

 

16 novembre : LA CHASSE, de THOMAS VINTERBERG

La sortie de ce film danois dans les salles est effective. Il raconte l’histoire d’un homme innocent, un instituteur faussement accusé d’abus sexuel par un enfant, le genre d’histoire que nous avons hélas trop souvent relaté ici. D’après la critique c’est d’un réalisme saisissant

rfi.fr/france/20121112-la-chasse-thomas-vinterberg-declenche-rumeur-Mads-Mikkelsen

La bande-annonce :

allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19343627&cfilm=206432.html

 

 

15 novembre : sur Atlantico, excellente interview de Sabine Fillias, qui s’élève contre les quotas sexués dans les conseils d’administration (en connaissance de cause, puisqu’elle est directrice générale de Chausson finance) :

atlantico.fr/decryptage/egalite-homme-femme-dans-ces-femmes-qui-au-nom-egalite-refusent-representativite-sabine-fillias-545400.html

Ce qui a été l’occasion de découvrir une autre interview, plus ancienne, de Michèle Alliot-Marie, qui se dit contre les quotas en général (bien qu’elle ait été membre de gouvernements et soit toujours membre d’un parti qui ont mis en place ou cautionné ceux-ci !) :

atlantico.fr/decryptage/michele-alliot-marie-parite-promise-hollande-au-gouvernement-j-ai-toujours-ete-contre-quotas-358922.html

 

 

5 novembre : SUPER U A CONTRE-COURANT

Plutôt sympathiques, ces garçonnets qui jouent à la poupée ou à la cuisine (il y a aussi des fillettes qui jouent aux voitures). Dans son dernier catalogue de jouets, Super U réussit à aller à contre-courant de la quasi-totalité des pubs qui mettent en scène des individus de sexe masculin dans les domaines de l’éducation et du travail domestique : toujours ridicules, toujours incapables...

La bêtise humaine étant sans limite, il s’est aussitôt trouvé des gens pour protester : de tels jeux ne sont pas faits pour les garçons, on leur enlève leur masculinité... et même de déceler là l’influence de la théorie du genre !

les-intransigeants.com/2012/11/super-u-et-son-catalogue-degenere/

Ces gens expriment une misandrie de type réactionnaire : négation de la dimension affective-parentale des hommes (jeunes ou adultes), négation de l’envie et de la capacité des hommes à prendre leur place dans la vie domestique. C’est un courant distinct de la misandrie victimaire, laquelle se veut "révolutionnaire", mais il ne vaut pas mieux...

Rien de spécifiquement féminin dans ces jeux-la. De plus, rien n’interdit aux enfants des deux sexes de jouer à la fois à la poupée et à la voiture...

 

 

4 novembre : LE CONSEIL GENERAL DU FINISTERE DISCRIMINE...

Le 18 août, parmi d’autres manifestations discriminatoires, nous avions recensé, en Bretagne, le Plan régional d’action de promotion de l’entrepreunariat des femmes, lequel a récompensé (à hauteur de 3000 euros chacune) cinq femmes dirigeantes pour la création ou la réussite de leur entreprise. 

Le Plan étant soutenu financièrement, entre autres, par le Conseil général du Finistère, Henri L’Helgouach, qui est également contribuable finistérien, adressait le 10 juillet un courrier de protestation au président du dit Conseil, avec copie aux divers groupes politiques. Celui-ci lui a répondu le 13 août, en bottant en touche comme de bien entendu :

Je tiens à vous préciser que le Conseil général est attaché à l’entrepreneuriat des femmes comme levier de création et de développement d’entreprises par les femmes dans nos territoires ruraux et urbains. Il ne s’agit pas d’atteindre une égalité numérique mais de trouver les leviers d’actions pour stimuler l’envie d’entreprendre des femmes, afin de favoriser davantage de croissance et de création d’emplois.

A moins de considérer que les créateurs d’entreprise masculins ne sont pas, eux aussi, des "leviers de création", ou qu’ils n’ont aucun besoin de soutien financier, cette réponse n’explique ni ne justifie en rien le choix de sexuer le Plan de promotion. Voilà un nouveau mystère de la misandrie ordinaire...

 

 

3 novembre : QUOTAS SEXUES A LA SNCF

Nous avons déjà eu l’occasion de signaler les drôles de pratiques de la SNCF en matière d’embauche. Voir 3 et 14 décembre 2011 :

la-cause-des-hommes.com/spip.php ?article332&var_mode=calcul

Aujourd’hui nous sommes en mesure de confirmer, suite à la publication le 6 août dernier du document Accord en faveur de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes et de la mixité (signé par l’ensemble des syndicats !)  :

clesdusocial.com/documents/france/SNCF-Accord-EGALITE.pdf

Citation : chapitre 1, article 1-1, a) Principes :

(...) la SNCF se fixe pour objectifs sur le plan national :

- de recruter chaque année, sur chaque métier des collèges "exécution et maîtrise" marqué par un déséquilibre structurel au détriment des femmes, une part de femmes reflétant au minimum la part de candidatures féminines reçues avec la volonté d’aller au-delà,

- de recruter au minimum sur le collège "cadres", une part de femmes analogue à celle sortant du système éducatif pour chaque type de de formation correspondant aux besoins de l’entreprise (par exemple le taux de femmes sortant des écoles d’ingénieurs étant de 17% -source INSEE-, notre taux de recrutement annuel doit être au minimum de 17% pour les profils nécessitant ce type de diplôme) avec la volonté d’aller au-delà.

Autrement dit, pour être embauché à la SNCF, il n’est plus indispensable d’être compétent (ou du moins aussi compétent que les autres embauchés). On peut aussi être embauché si l’on satisfait à deux conditions : 1) être une femme 2) entrer dans le cadre de quotas correspondant à la proportion de candidatures féminines, ou de femmes sortant du système éducatif. Extravagant !

NB. Il s’agit d’une nouvelle espèce de quotas. Ils ne sont pas fixes, ils changent chaque année, mais ce sont des quotas tout de même. Ici, la discrimination fondée sur le sexe est incontestable.

 

 

2 novembre : POUR RIRE ENCORE...

Dans l’article de Superféministe, certains d’entre vous se sont étonnés de lire la phrase suivante :

Un parterre de jeunes au 2eme rang, dont on apprendra plus tard que l’une d’entre elles est la fille du directeur du GES.

En fait, la personne en question n’était pas là. Pour une raison élémentaire : le président du GES... n’a pas de fille !

Anecdotique, bien sûr, mais ça en dit long sur le niveau de crédiblité des informations colportées par les misandres !

 

 

30 octobre  : LES MISANDRES ESSAIENT DE JUSTIFIER LEUR AGRESSION CONTRE LA CONFERENCE DU 13 OCTOBRE, MAIS ILS S’ENFONCENT UN PEU PLUS !

Nous savions que la (vaine) tentative d’une poignée de misandres hagards d’empêcher la tenue de la conférence du GES sur les "hommes battus" n’avait guère été goûtée, ni dans la mouvance du Conseil régional, ni dans la mouvance féministe. Côté régional, on a peu apprécié qu’un événement faisant partie du programme de la Quinzaine soit contesté sur le mode violent. Côté féministe, même si on s’intéresse peu aux hommes violentés, on ne voit pas très bien au nom de quoi il faudrait interdire qu’ils témoignent et qu’on en parle. Les misandres se sont donc fait taper sur les doigts de tous les côtés, et encore plus après leur article sur Rebellyon (voir 15 octobre), où, naivement, ils décrivent eux-mêmes leur action comme une agression en bonne et due forme, avec pour seul objectif d’empêcher de s’exprimer des victimes de violence conjugale (et l’on est en 2012 !).

Gênés aux entournures, ils essaient de se justifier sur Superféministe, dans un article symptomatiquement interminable. Fâcheusement pour eux, cet article va, à nouveau, provoquer l’effet contraire. Car ces malheureux, on l’avait constaté sur place, ne brillent pas par la subtilité. Voilà comment ils se racontent :

Nous sommes un peu plus de 30, la salle est à nous ! 

La conférence commence, l’objectif est de la perturber

Deux minutes s’écoulent à peine, l’une d’entre nous prend la parole

cette conférence ne devrait pas avoir lieu

Les slogans commencent à fuser depuis la salle

L’une d’entre nous sort sa guitare et tous et toutes nous commencons à chanter

C’était déjà clair avant, ce l’est toujours maintenant : ces zombies sont venus couper la parole, hurler, insulter... et rien d’autre. Merci à eux de le confirmer de manière aussi lourde (leur manière d’être, en fait...)

L’article comporte une deuxième partie assez cocasse, où ces gros cerveaux s’essaient à réfuter diverses revendications du GES, comme la désexuation du Ministère des femmes ou des programmes anti-violences. D’habitude, ils inventent des revendications complètement extravagantes, attribuées aux mystérieux "masculinistes", leur fantasme préféré. Mais en l’occurence, ils s’attaquent à des revendications réelles, rationnelles et égalitaires, auxquelles peut souscrire tout citoyen de bonne foi... et là ils n’ont plus rien à dire : un discours incantatoire,, embrouillé, qui dès la première phrase perd de vue l’objet qu’il prétend traiter...

Nous vous conseillons de suivre Superféministe, car un PS annonce un article à venir sur "les masculinistes", plus approfondi. Des fous rire en perspective !

superfeministe.blogspot.fr/2012/10/nos-amis-les-masculinistes.html

 

 

26 octobre  : LE CREDIT AGRICOLE DISCRIMINE (merci à Jacques)

Le CA lance un concours intitulé Louise Taillerie, destiné exclusivement aux étudiantes en L3 et master, qui leur permetra de gagner, selon les cas, un monitoring d’un an par un cadre dirigeant, des propositions de stage ou d’alternance, une dotation globale de 20 000 E. Elles en ont de la chance ! La seule chose que le CA ne dit pas, c’est pourquoi le concours est sexué, et pour cause : il n’y a aucune raison, sauf le souci de se plier à l’idéologie dominante et discriminatoire.

On appréciera au passage le slogan Idée s’écrit au féminin. Merci pour eux !

http://www.credit-agricole.fr/

 

 

25 octobre : A LIRE, A VOIR...

John Goetelen revient sur la conférence du 13 octobre :

/hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2012/10/26/lyon-des-feministes-sabotent-une-conference-sur-les-hommes-b.html#more

Les joies de la parité. Le luxembourgeois Yves Mersh est hypermotivé et hypercompétent pour entrer au Directoire de la BCE. Mais sa candidature est bloquée par le Parlement européen... parce qu’il est un homme (merci à Alain) :

latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20121023trib000726641/guerre-des-sexes-a-la-bce.html

Chine le royaume des femmes : documentaire diffusé dans 7 à 8, ce dimanche 21-10, qui traite de la société matriarcale des Mosos ; on peut le revoir ici :

videos.tf1.fr/sept-a-huit/chine-le-royaume-des-femmes-7596289.html

Sur le sujet, c’est l’occasion de relire l’article du Monde que nous avons en ligne :

la-cause-des-hommes.com/spip.php ?article24

Le 30 août dernier, nous signalions la parution d’un ouvrage collectif coordonné par Coline Cardi : Penser la violence des femmes (La Découverte). Après lecture, nous le recommandons vivement.C’est un grand réconfort que de découvrir qu’une trentaine d’universitaires, chacun dans leur domaine (violence politique, pédophilie, sociétés matrilinéaires, Justice) partagent notre point de vue selon lequel la violence n’a a pas de sexe. Voici un extrait de la postface de Valérie Lagrave :

Tel un pavé dans la marre des sciences sociales et du féminisme, ce livre fait événement scientifique, tant il vient troubler les eaux et les réseaux dormants. En faisant le constat que les femmes ont toujours été violentes, sur le temps long de l’histoire de sociétés très différentes, selon des registres certes hétérogènes, cet ouvrage met au point des régularités qui interdisent désormais de conférer un statut d’exception à la violence des femmes. La violence n’est ni un trait spécifique aux hommes ni un monopole masculin, mais, parmi toutes les déclinaisons possibles des capacités d’agir, un recours puissament marqué au sceau du genre.

Toutes nos félicitations au sympathique magazine Top-Actu, que nous ne connaissions pas jusqu’ici, et qui consacre un article aux "hommes victimes de violence conjugale".

top-actu.com/2012/10/les-hommes-victimes-de-violences-conjugales/

 

 

 

24 octobre : L’ONDRP CUMULE SES CINQ ENQUETES ANNUELLES SUR LA VIOLENCE CONJUGALE

Nouvelle étude publiée dans Repères n° 18 : inhesj.fr/fichiers/ondrp/reperes/reperes_18_CR.pdf

Comme il s’agit de la synthèse d’enquêtes antérieurement exploitées (2008-2012), il n’y a pas d’enseignements particulièrement nouveaux. Ce qui n’empêche pas les médias, une fois de plus, de lire l’étude avec des filtres (ou de ne pas la lire) : ainsi Le Figaro n’hésite pas à titrer "Près de 2% des Françaises sont victimes de violences", comme si l’étude ne recensait que des victimes féminines...

Heureusement Atlantico a pris l’excellente initiative de nous demander un commentaire, qui remettra peut-être à l’endroit les idées de certains internautes.

atlantico.fr/decryptage/nombre-hommes-battus-approcherait-celui-femmes-dans-meme-situation-patrick-guillot-522894.html

 

 

 20 octobre : 1000è JOUR DE JEAN-PAUL DEGACHE EN PRISON, POSTONS-LUI 1000 LETTRES ET CARTES POSTALES !

Nous relayons la consigne du Comité de soutien. Il faut poster le jeudi 25 octobre, pour qu’il réceptionne le lundi 29. Rappel de l’adresse : 33670 Bat A 326, Maison d’arrêt, avenue du Moulin de la Jasse, 34753 Villeneuve les Maguelonne Cedex

 

 

19 octobre : MINISTERE "DES FEMMES" : UNE FOIS DE PLUS, LE "DEFENSEUR" DEFEND LA DISCRIMINATION

Les réponses aux saisines individuelles du Défenseur des droits concernant le Ministère dit "des droits des femmes" commencent à arriver. Voici ce qu’a eu l’immense plaisir de lire Henri L’Helgouach :

Or la situation des femmes, dans l’Union européenne comme en France, fait l’objet de constats unanimes qui démontrent clairement que ces dernières sont traitées de manière moins favorable que les hommes, et ce, dans de nombreux domaines de la vie politique et sociale. (...)

Entreprendre des actions spécifiques en direction des femmes n’est donc pas une discrimination prohibée par la loi, mais relève de politiques visant à restaurer l’égalité en présence d’une situation objectivement défavorable aux femmes.

Tout s’explique : les hommes, tous les hommes, bénéficient d’une situation "favorable" (par exemple les SDF, les chômeurs, les précaires, les rmistes, les malades, les handicapés, les pères privés de leurs enfants, ceux victimes de violence conjugale ou de fausses accusations, etc., etc.) Ils n’ont donc pas besoin d’un ministère dédié. A l’inverse, les femmes, toutes les femmes, souffrent d’une situation "moins favorable" (notion un peu floue, mais bon...). Il leur faut un ministère dédié.

Merci, Maryvonne Lyazid (celle qui ne connaît pas l’ONDRP !).

Au fait, Henri avait pris la précaution de conforter sa saisine par l’évocation de son problème individuel de retraite non-perçue (voir 9 juin). On appréciera qu’il ne soit fait aucune mention du dit problème dans cette réponse !

Continuons à saisir le Défenseur : il a besoin d’apprendre que nous existons et que nous ne lâchons pas le morceau.

la-cause-des-hommes.com/spip.php ?article340&var_mode=calcul

 

 

18 octobre : SISLEY DISCRIMINE (merci à Gilles)

Super-opportunité pour douze personnes issues des quariers sensibles du Val d’Oise : Sisley leur offre une formation au CAP esthétique et cosmétique, sur 9 mois. Tout est pris en charge, y compris les problèmes de logement, garde d’enfant, etc.,, pour lesquels l’Etat investit 130 000 euros. Ah oui, au fait, ce programme n’est ouvert qu’à des femmes, bien sûr, car dans le val d’Oise, les hommes n’ont aucun problème d’insertion sociale... 

20minutes.fr/ledirect/1013909/douze-femmes-quartiers-sensibles-debutent-cap-esthetique-sisley

Une opération marquée du sceau de la discrimination, qui rappelle celle lancée par le restaurateur Ducasse : la-cause-des-hommes.com/spip.php ?article320&var_mode=calcul

 

 

17 octobre : LE JDP CAUTIONNE LES PUBS SEXISTES D’ADOPTE UN MEC ! (merci à François)

Relire 10 juillet. A cette date, plusieurs sympathisants ont saisi le JDP. La réponse de celui-ci est arrivée : la plainte est rejetée, et les motifs invoqués pour ce rejet sont... ahurissants. Par exemple, en ce qui concerne le logo représentant une femme poussant un chariot de supermarché dans lequel tombe un homme :

Cette représentation qui traduit l’objectif poursuivi par le site de permettre aux femmes de choisir qui elles souhaitent rencontrer, inverse les codes de notre société où les femmes sont encore, trop souvent, représentées comme des objets, notamment en publicité. Ce caractère déshumanisé et humoristique lié à la présentation très stylisée du concept conduit à considérer que le logo de la société est admissible au regard des dispositions de la recommandation sur l’image de la personne humaine.

Autrement dit, le logo véhicule bien une image dégradante de l’homme, considéré comme un objet. Mais, comme les femmes ont été, ou sont encore représentées de la même manière dégradante, il est normal que les hommes le soient désormais !!!! Génial, le raisonnement !

En attendant, Adopte un mec ne se porte pas trop mal, puisqu’il vient d’ouvrir une boutique à Paris :

lefigaro.fr/sortir-paris/2012/09/10/03013-20120910ARTFIG00603-adopteunmeccom-s-offre-une-boutique-a-paris.php

Si vous ne l’avez fait, vous pouvez toujours saisir le JDP. Ca ne peut pas faire de mal à ces gens-la de lire la même chose un certain nombre de fois, histoire qu’ils comprennent. La procédure :

la-cause-des-hommes.com/spip.php ?article225

 

 

16 octobre : BRAVO, ALDO !

Il suffit de la présence d’un père fier de l’être, ou d’un homme fier de l’être, pour que les débats prennent une autre tournure. Comme Aldo Naouri est à la fois l’un et l’autre, le "grand débat" de la Quinzaine de l’Egalité sur le thème "Le pouvoir a-t-il un sexe ?" a été d’une certaine tenue. Naouri connaît moins bien que nous les discriminations sociales contre les hommes, mais il a une parole extrêmeent forte pour évoquer le plus grand pouvoir, celui de la grossesse - le rôle du père, qui est d’empêcher que la mère ne sombre dans la toute-maternité - ou sa méfiance par rapport à l’idéologie paritaire, qui élude la compétence. Du coup, le discours de la misandre de service, Olga Trostianski, n’a pas été aussi délirant qu’on pouvait s’y attendre. Dans le public même, qui a fortement applaudi Naouri, les interventions ont été diverses, et plusieurs personnes (souvent de sexe féminin) ont souligné avec bon sens que le pouvoir n’a pas de sexe, et qu’il relève avant tout de la compétence, de la responsabilité, de la volonté. C’était le deuxième moment intéressant de la Quinzaine.

 

Affiche de la Quinzaine : on nous propose un sujet de débat... et tout de suite après la réponse ! (merci à Sébastien)

 

 

15 octobre : LES MISANDRES PLASTRONNENT MAIS IL EST TROP TARD : C’EST LA LIBERTE D’EXPRESSION QUI A GAGNE !

Les zombies du 13 octobre se répandent dans Rebellyon, et essaient de transformer leur piteuse déroute en exploit :

rebellyon.info/Conference-masculiniste-a-Lyon.htm

Pourtant ils n’ont rien obtenu de ce qu’ils voulaient. Ils voulaient rassembler trente personnes ? Ils étaient à peine 15 ! Ils voulaient rester sur place jusqu’à l’annulation de la conférence ? Ils sont partis au bout d’une demi-heure (et non quarante minutes), sous les quolibets ! Non seulement la conférence a eu lieu, mais elle s’est prolongée durant plus de trois heures, devant trois fois plus de personnes qu’ils ne le prétendent, dont ils ont conforté la solidarité avec les orateurs ! 

Ils appellent ça une Action-réaction collective ! Des actions-réactions comme ça, on en redemande !

 

 

13 octobre : VICTOIRE DU GES SUR L’OBSCURANTISME ET L’INTOLERANCE

Malgré l’occultation qu’elle subit depuis qu’a été publié le programme de la Quinzaine de l’Egalité, la conférence a attiré une cinquantaine de participants assez divers : hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, sympathisants de longue ou fraîche date, mais aussi étudiants en psychologie, travailleurs sociaux, ou personnes de bonne volonté avides d’informations sur un problème dont elles n’ont entendu parler que superficiellement à cause de l’omerta médiatique (la presse locale a d’ailleurs brillé par son absence).

Le moins qu’on puisse dire est que ce public n’a pas été déçu. D’entrée, le premier témoin, Patrick, qui s’est déjà raconté dans plusieurs documentaires, a imposé le respect par sa manière d’évoquer les épreuves subies, mélange de distanciation tranquille et d’émotion profonde. Le deuxième, Arnaud, témoignait pour la première fois, mais il a été tout aussi impressionnant par la simplicité et l’authenticité de son propos. Il faut espérer que ces deux hommes, qui ont dépassé la culpabilité, la honte et les pressions sociales/idéologiques ouvriront la voie à d’autres qui demeurent murés dans le silence.

Dans la foulée, Sylvianne Spitzer est intervenue de manière percutante, partageant les enseignements sociologiques et psychologiques qu’elle a tiré de son expérience d’accompagnatrice d’hommes violentés, unique en France. 

Inutile de préciser que le débat qui a suivi a été long, riche, animé, parfois même un peu trop tant les questions se succédaient et parfois même se chevauchaient. Il n’a pris fin qu’à 17h, les participants se trouvant donc dans la salle depuis trois heures !

Mais, après une pause, une bonne moitié d’entre eux est revenue écouter un exposé de Bertrand Campana sur les chiffres, et discuter, discuter encore.

C’est ce qui s’est passé de fondamental, et qu’il faudra retenir. Il faut cependant évoquer les événements qui ont marqué la première demi-heure, et pour cela revenir en arrière :

- depuis l’annonce de la conférence, les misandres locaux sont fous furieux. Ils considèrent la Quinzaine de l’Egalité comme leur chasse gardée, destinée exclusivement à traiter de la condition féminine. Un seul événement (sur cent !) consacré à la condition masculine, c’est encore trop ! C’est ce qu’ils ont clairement exprimé ici : superfeministe.blogspot.fr/2012/10/egalite-quelle-egalite.html

- les jours précédents, un groupe a fait circuler un appel à une mobilisation destinée explicitement à faire annuler la conférence, avec des propositions tactiques et techniques. Par exemple (nous avons conservé la forme) :

L’idée c’est de l’interrompre à des moments où on le sent pour lancer des contre-argument sans attendre la fin de la conférence et de leur temps de débat. (...)

On essaye de lire le tract à plusieurs voix, on crie des slogans, et on applaudi jusqu’à se faire virer ou que la conf soit annulée. L’idée:prendre l’espace sonore, imposer un rapport de force collective, et faire stopper cette conf masculiniste.(..)

Si t’as des cuillères pour applaudir longtemps sans te démonter les mains, des sifflets, amène-les !
(..)

- mais les associations féministes, en l’occurence bien avisées, n’ont pas suivi, et à 14h, il n’y avait devant l’hôtel qu’une quinzaine de fronts bas, reconnaissables à leur look pathétique, qui distribuaient des tracts indigents ;

- incorrigibles optimistes, les responsables du Ges ont choisi de les laisser entrer. Après tout, entendre, une fois dans leur vie, des hommes raconter leur souffrance, voire discuter avec eux, pouvait peut-être éclairer les cervelles assombries de ces pauvres créatures imbibées de sexisme ;

- ce fut un voeu pieux : à peine installés, et incapables de voir qu’une perche leur était tendue, les malheureux ont mis en application leur programme : discours hystériques, braillements, insultes, slogans ineptes scandés mécaniquement. Facile dans une salle où les gens sont venus concentrés, voire recueillis, et pas du tout dans une perspective d’affrontement !

- pas une seule seconde, bien sûr, les organisateurs n’ont envisagé l’annulation. La salle étant louée pour l’après-midi, ils se sont armés de patience. En complément, les gens du public ont eu un rôle déterminant : restant sur place, ils ont affirmé avec vigueur leur droit à écouter librement la conférence de leur choix ; et leur indignation devant une telle manifestation d’intolérance ;

- mis en accusation et pas très endurants, les perturbateurs ont tenu le rythme pendant trente minutes, mais pas plus. Ils ont alors déguerpi, piteusement, cachant leur débâcle sous un dernier slogan martial. Tout pouvait enfin commencer. 

- paradoxalement, ces incidents ont eu des vertus très pédagogiques. Ils ont révélé à la partie du public qui ne le connaissait pas encore le visage hideux de la misandrie et les dégâts qu’elle est susceptible de provoquer. Ils ont conforté le lien implicite de solidarité entre public et intervenants, et favorisé l’intensité des échanges qui ont eu lieu ensuite. 

Voir le communiqué du Ges : http://www.g-e-s.fr/

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6 octobre : QUINZAINE DE L’(IN)EGALITE (suite)

- dix jours après qu’elle ait été annoncée, la mention "programme remis quotidiennement à jour, etc", n’apparaît nulle part ;

- conformément à la suggestion du groupe Front de gauche, le GES a essayé de joindre Cécile Cukiermann, son élue la plus engagée dans l’organisation de la Quinzaine. Au téléphone, son assistante (qui s’étonne de l’insistance du GES !!!), s’est engagée à transmettre. Depuis, aucune nouvelle.

- côté groupe PS, après un deuxième courriel expliquant la différence entre un programme et un moteur de recherche bidon, aucune nouvelle non plus ;

- côté groupe UDC (= UMP + divers droite), aucune nouvelle non plus. Ce groupe est pourtant la principale force d’opposition au sein du Conseil, et on s’attendrait à ce qu’il soit réactif quand on lui signale un dysfonctionnement côté majoritaire ;... 

- alors qu’ils refusent de publiciser correctement la conférence du GES, les organisateurs ne se gênent pour donner une visibilité supplémentiare à des activités qui figurent déjà en bonne place dans le programme (voir depuis hier Egalité sans frontières : rhonealpes.fr/615-developpement-durable-egalite-hommes-femmes.htm ) !!!

Autrement dit, un mois après la constatation de l’"oubli" de sa conférence dans le programme papier, le GES n’a obtenu aucune compensation en matière de visibilité (sauf de figurer dans un moteur de recherche que personne ne visite, parce qu’il est moins attractif et que rien n’indique qu’il contient des données supplémentaires).

Tant de constance dans la mauvaise foi et la mauvaise volonté donne à réfléchir. en particulier sur l’origine du problème dans le programme papier. Si au départ l’on pouvait admettre l’hypothèse du bug informatique, celle de l’acte de censure délibéré apparaît désormais comme de plus en plus vraisemblable.

Ceci dit, il ne faut pas se décourager, car, au vu des demandes d’information reçues, l’intérêt pour la conférence augmente, entre autres du côté de personnes en formation dans des professions d’aide (psys, assistants sociaux). Il reste une semaine, poursuivons la mobilisation ! (merci au passage à Sos papa Loiret et Egalité et réconciliation qui s’ajoutent aux sites qui relaient l’info, et nos excuses à ceux que nous n’avons peut-être pas notés).

 

 

28 septembre : QUINZAINE DE L’EGALITE (suite)

Hier, jeudi 27, énième réaction de Marianne Leroux à l’élémentaire demande du GES de voir figurer sa conférence dans un programme, et non dans un moteur de recherhe inopérant :

[le programme] s’enrichit d’événements qui nous sont signalés, de la meme façon que des événements sont retirés au fur et à mesure que leurs organisateurs annulent, et que sont signalé des modifications d’horaires, lieux, dates, etc…

Il n’est donc pas pertinent de signaler spécifiquement les événements sous une catégorie "nouveau".

En revanche, nous allons ajouter : "programme remis quotidiennement à jour, n’hésitez pas à consulter régulièrement " .

Le fait que des associations irresponsables modifient ou annulent au dernier moment n’est pourtant pas le problème du GES, dont le projet n’a pas varié d’un pouce depuis juin dernier ! De plus, ajouter une telle mention n’apporte rien, puisque ce que les internautes comprennent comme "le programme", c’est le programme-PDF (qui ne bouge pas), et non le moteur de recherche.

De toute façon, on ne peut pas en juger puisque ce vendredi soir, la mention n’apparaît pas, et n’apparaîtra pas dans les 48 heures puisque le week-end commence. Bref, l’enfumage continue de plus belle. 

Du côté des groupes politiques, une réponse du groupe Front de gauche, qui renvoie vers une de ses élues ; et une du groupe PS, qui, s’étant sans doute renseigné, s’est vu resservir la même réponse, qu’il nous ressert à son tour : "Vous êtes bien en ligne" + le lien vers le moteur de recherche.

Ubuesque...

 

 

25 septembre :  : QUINZAINE DE L’EGALITE (suite)

hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2012/09/25/hommes-battus-comment-les-aider.html#more

 

 

 24 septembre  : QUINZAINE DE L’EGALITE (suite)

Le GES a informé de la situation les principaux groupes d’élus du CG, et relancé la DGMTRE, ce qui lui vaut un nouvel enfumage de Marianne Le Roux : "Votre événement est en ligne depuis le 18/09/2012 à 14:05" ! . La conférence est effectivement mentionnée dans un moteur de recherche qui propose d’accéder aux événements par le choix d’un lieu ou d’une date. Mais ce moteur n’a pas grande utilité, du fait que le programme en PDF est attractif, simple, et déjà organisé par départements et par dates. Comme le moteur a tendance à se bloquer, il y a gros à parier que les internautes vont se contenter du programme-PDF. D’autant plus que rien n’indique que le moteur propose des données supplémentaires : le programme-PDF apparaît comme un ensemble complet et défintif. 

Est-il si difficile d’insérer un document intitulé "Programme complémentaire" ?.

Concernant la conférence : il reste de la place pour des hommes victimes de violence conjugale qui souhaiteraient témoigner. Contacter g-e-s(at)laposte.net ou 06 31 43 82 51

 

 

22 septembre : QUINZAINE DE L’EGALITE (suite)

Marianne Le Roux, chargée de mission hommes-femmes à la DGMTRE du Conseil régional Rhône-Alpes avait annoncé mardi dernier la mise en ligne de la conférence du GES dans le programme officiel pour la fin de la semaine, mais celle-ci est arrivée et rien n’a été fait. La véritable mission de cette personne semble d’ailleurs être l’enfumage, puisque dès le 3 septembre, elle annonçait cette mise en ligne pour "les prochains jours", après avoir qualifié l’absence de mention de la conférence dans le programme papier d’"oubli". Les élus qui ont validé la conférence et son subventionnement savent-ils de quelle manière sont appliquées leurs décisions dans certains services ?

Ainsi, trois mois après que les infos nécessaires aient été fournies, quinze jours avant le début de la Quinzaine, trois semaines avant sa date, la conférence n’est mentionnée dans aucun programme officiel.

Ce sont donc les militants, les sympathisants, les internautes qui doivent prendre le relais pour court-circuiter la censure. Merci déjà à Sos hommes battus, Sos divorce, Sos papa, 2parents.net, qui ont relayé l’info. Il faut qu’il y en ait beaucoup d’autres.

Rappel : tract-affiche ici

site du GES : http://www.g-e-s.fr/

 

 

19 septembre : NI PUTES, NI SOUMISES... NI HONNÊTES (merci à Sos HB d’avoir levé ce lièvre)

L’association Ni putes ni soumises mène un combat légitime contre les exactions commises par les racailles qui sévissent dans certaines de nos cités (lesquelles n’ont d’ailleurs rien à voir avec la masculinité). Cela ne l’autorise pas à tronquer les chiffres ni à stigmatiser l’ensemble des hommes. C’est pourtant ce qu’elle fait avec sa dernière campagne d’affiches, s’appuyant sur le chiffre de 146 femmes victimes de meurtre conjugal. C’est bien ce chiffre qui est avancé par la dernière Etude nationale sur les morts violentes au sein du couple du Ministère de l’Intérieur... mais il concerne les victimes des deux sexes (soit 122 femmes et 24 hommes) !!! Aisément vérifiable ici :

mediapart.fr/files/Etude_nationale_sur_les_morts_violentes_au_sein_du_couple_annee_2011_2.pdf

Ce qui, du coup, invalide la formule Violence faites au femmes figurant en bas des affiches.

Pour voir les autres affiches, et éventuellement rappeler les véritables chiffres aux deux responsables qui mettent leur courriel à disposition :

npns.fr/fr/posts/actus/1347403318-ce-qui-tue-c-est-l-indiffnce

Addendum : en réponse à nos objections, les intéressées expliquent qu’elles se réfèrent non pas au chiffre global de victimes 2011, mais au chiffre de victimes femmes 2010. Effectivement, ils sont identiques. Cela n’empêche pas qu’elles présentent le meurtre conjugal comme "violence contre les femmes’ exclusivement et qu’en cela elles font de la désinformation et du sexisme.

 

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18 septembre  : QUINZAINE DE L’EGALITE (suite)

Par courriel, le GES a à nouveau interpellé la "chargée de mission", Marianne Le Roux, qui lui répond :

Votre événement fait partie de la dizaine de modifications-ajouts en cours. Nous prévoyons une mise en ligne en fin de semaine.

 

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17 septembre : QUINZAINE DE L’EGALITE (suite)

Aujourd’hui la Quinzaine était pré-lancée par une grande réunion sur le thème des femmes dans l’entreprise. A cette occasion a dû être distribué le programme papier sur lequel l’événement du GES ne figure pas. Pire : contrairement à ce qui avait été assuré avec conviction par la "chargée de mission" responsable de sa publication, il ne figure toujours pas dans le programme web ! Bref, dès le départ, l’égalité en prend un coup...

 

 

15 septembre : QUINZAINE DE L’EGALITE FEMMES-HOMMES RHONE-ALPES, LE GES DERANGE-T-il ?

En octobre 2011, dans le cadre de la première Quinzaine de l’Egalité Rhône-Alpes, le GES avait mis en place le seul événement consacré à la condition masculine. Plus précisément le seul sur 120, ce qui avait été jugé encore excessif par Claire Donzel, la conseillère régionale de Haute-Savoie, chargée de présider le débat et qui l’avait en fait saboté.

La Quinzaine étant reconduite cette année, le GES a fait la proposition d’une conférence-débat à Lyon sur Les hommes battus, le samedi 13 octobre à 14h (voir ici les précisions), laquelle a été validée par le Conseil général, avec une micro-subvention. Il s’agit incontestablement d’une victoire de l’antisexisme, puisque c’est la première fois que le sujet sera traité en Rhône-Alpes, et ce sous la houlette d’une institution territoriale. Malheureusement et à nouveau, il s’agit du seul événement consacré à la condition masculine parmi les 80 annoncés...

La mauvaise surprise de cette rentrée en est d’autant plus forte. En juin, le GES avait fourni toutes les données pour figurer dans le programme papier imprimé pendant l’été... mais finalement il n’y figure pas ! Jointe, la responsable du service a proposé comme explication un bug informatique, qui aurait également touché trois autres événements. Invérifiable...

En tous cas, cet "oubli" prive l’événement d’une grande part de la publicité sur laquelle comptaient ses organisateurs. En compensation, il est très important que les sympathisants de la cause des hommes violentés relaient l’information par tous les moyens à leur disposition, y compris s’ils ne résident pas dans la région concernée. D’autant que la salle utilisée se trouve juste en face de la gare TGV, ce qui permet de venir (et de rentrer) d’assez loin dans la même journée.

Autre surprise, bonne cette fois : le "grand débat" (mardi 16 octobre 18-20h) opposera à Laure Adler un grand ami des pères, Aldo Naouri, ce qui promet d’ailleurs d’être chaud. L’année dernière, il n’y avait que des misandres à la tribune, dont l’abominable Vincent Cespedes. Nous avions protesté à deux reprises contre cet unilatéralisme (pendant le débat, et en réunion de bilan). Aurions-nous été écoutés ?

le programme (sans le GES) : rhonealpes.fr/615-developpement-durable-egalite-hommes-femmes.htm

le site du GES : http://www.g-e-s.fr/

 

 

13 septembre : "DIAM’S, PAS D’INTERVIEW AVEC DES HOMMES"

En l’occurence, il ne s’agit pas de misandrie victimaire, mais d’une misandrie inspirée par l’islam radical. Le résultat n’est pas meilleur...

http://www.closermag.fr/content/71935/diams-en-promo-pour-son-autobiographie-pas-dinterview-avec-des-hommes

 

 

8 septembre : "LA CIRCONCISION EN FRANCE, ILLEGALE MAIS ADMISE"

Bon article de Fouad Bahri sur SaphirNews. Autrement dit, comme les campagnes ministérielles ne concernent que les mutilations sexuelles féminines, comme le 3919 ne renseigne que les victimes féminines de ces mutilations, comme la loi ne préserve pas les victimes masculines... il n’y a aucune protection pour les garçons contre ces pratiques barbares. Vous avez dit "discrimination" ?

http://www.saphirnews.com/La-circoncision-en-France-illegale-mais-admise_a15144.html

 

 

5 septembre : ENSEIGNANTE PEDOPHILE, SUITE (et encore merci à Bertrand)

Réctions d’un psychiatre, Daniel Zagury, sur Atlantico. D’abord des choses assez intelligentes :

C’est un tabou, car la femme c’est la mère. Le tabou est lié au fait de télescoper la dimension sexuelle et la dimension chaste de la maternité. Nous avons tous au fond de nous une vision idéalisée de la femme mère.

Nier la délinquance sexuelle des femmes est un réflexe très misogyne. Georges Canguilhem dans son livre « Le normal et le pathologique » affirme qu’on ne connaît la norme qu’à partir de sa transgression. Et, au fond, s’il n’y a pas de femmes qui commettent des actes de délinquance sexuelle, cela reviendrait à dire que les femmes n’ont pas de sexualité propre ou de normes sexuelles.
 
A partir du moment où les femmes ont une sexualité propre qu’il convient de reconnaître, il existe des transgressions. Mais il y a des cas qui n’arrivent jamais devant la justice, souvent de l’ordre de la caresse ou de l’ambiguïté.
Ensuite il prend peur et tombe dans le "politiquement correct" :

Cette tendance peut même s’inverser. Le problème du déni et du tabou peut conduire à une plus grande sévérité. Si c’est un acte très « trash », la réaction risque d’être beaucoup plus sévère. (S’il trouve un seul cas de femme condamné sévèrement pour pédophilie, il est très fort !)

J’ai rarement vu des femmes qui avaient une attirance exclusive pour les enfants. C’est pour cela que le mot pédophilie n’est pas très adapté. (Absurde : on a connu de nombreux pédophiles hétéros, en couple (même Dutroux !), mariés, etc Et personne n’a refusé de les qualifier de "pédophiles" à cause de cela.

atlantico.fr/decryptage/institutrice-condamnee-comment-misogynie-aveugle-delinquance-sexuelle-feminine-daniel-zagury-471780.html ?page=0,1

 

 

4 septembre : QUAND UNE FEMME ABUSE D’UN GARCON DE 12 ANS, CE N’EST PAS UN VIOL ! (merci à Bertrand)

Voilà un jugement qui vient conforter notre rubrique Discriminations Justice.

En Vendée, une enseignante a reconnu avoir entretenu une relation avec un de ses élèves pendant trois ans, lequel a mis trois ans également pour révéler l’affaire à son directeur d’école et à sa mère (il faut croire qu’il n’était ni consentant ni vraiment content !). Résultat :

- l’infraction n’est définie ni comme "viol", ni comme "agression sexuelle sur mineur", mais comme "atteinte sexuelle sur mineur" ;

- l’accusée parle d’une "histoire d’amour" (les pédophiles masculins aussi, mais on ne les prend pas au sérieux) ;

- même l’avocat de la victime ne parle que de "passion déraisonnée" (à quoi le paie-t-on ?) ;

- le réquisitoire est de 2 ans ferme dont 18 mois avec sursis, et finalement elle ne prend que 6 mois fermes !!! A titre de comparaison, Jean-Paul Degache, pour la même accusation, mais alors qu’il ne la reconnaît pas et qu’il n’y a aucune preuve, a pris 8 ans fermes !

Ce qui amène maître Hughes Morcillo, sur Aufeminin.com, à conclure ainsi :

Toutefois, il est possible, même si ce ne sont que des conjectures, que si les faits avaient été commis par un homme, le jugement eut été peut-être plus sévère. L’image de l’homme est, à mon avis, encore souvent associée, dans l’esprit collectif et même des juges, à la notion de perversité et de déviance sexuelle. La femme bénéficie encore d’une forme de déni dans ce domaine, qui la présenterait comme naturellement moins sujette à un comportement pédophile.

C’est le moins qu’on puisse dire...

http://news.aufeminin.com/pedophilie-la-justice-est-elle-plus-clemente-actu6405.html

 

 

30 août : "PENSER LA VIOLENCE DES FEMMES" (merci à Yves)

Ouvrage collectif coordonné par Coline Cardi et Geneviève Pruvost. Présentation de l’éditeur : editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Penser_la_violence_des_femmes-9782707172969.html

Nous avons en ligne depuis longtemps une interview de Coline Cardi. Sa thèse est que, pour des crimes ou délits identiques, la Justice est plus indulgente avec les prévenues femmes.

Le Point en parle : lepoint.fr/societe/justice-entre-femmes-juges-et-prevenues-existe-t-il-une-solidarite-feminine-31-08-2012-1501319_23.php

 

 28 août  : LES PERES ONT DROIT AU CONGE POUR ENFANT MALADE

En l’occurence bien inspiré, le Défenseur des droits rend compte de son intervention auprès d’une entreprise qui refusait de rémunérer une journée de congé pour enfant malade prise par un père, alors que sa convention légitime ce même type de congé... s’il est pris par la mère.

Ce qui laisse rêveur, car la Halde traitait déjà ce genre de dossier en 2006, 2007, 2008... Les entreprises n’ont pas l’air pressées de mettre en pratique l’égalité des droits.

defenseurdesdroits.fr/connaitre-son-action/la-lutte-contre-les-discriminations/histoires-vecues/discrimination-liee-au-1

Toutes ces interventions sont recensées dans la rubrique Pères spoliés.

 

 

25 août : "THE SECOND SEXISM. DISCRIMINATION AGAINST MEN AND BOYS"

Ouvrage en langue anglaise de 300 pages, de David Benatar, directeur du département de philosphie au Cap. D’après ce qu’on en dit, ce monsieur dit des choses très intelligentes sur la misandrie, quoiqu’il choisisse la difficulté en envisageant de l’étudier dans le monde entier. Pour l’instant, seul le magazine Elle en donne un écho en France.

http://www.elle.fr/Societe/Les-enquetes/Y-a-t-il-un-sexisme-anti-hommes-2149544

 

 

20 août : SUR FRANCE INTER, GABARD CONTRE BARD

Ce midi, rude tâche pour Jean Gabard, confronté, dans un débat intitulé Peut-on encore se metre en jupe aujourd’hui ?, à trois idéologues misandres, et non des moindres : Sophie Peloux, Christine Bard et Najat Vallaud-Belkacem. Aucune surprise du côté de ces dernières, qui sont venues réciter les poncifs victimistes les plus éculés. On a bien ri quand même d’entendre Bard déclarer que "la jupe est le vêtement des dominées", alors que porter celle-ci est une revendication féministe (et féminine) des plus traditionnelles (et ô combien légitime).

Dans les interstices qu’on lui a laissés, Gabard a réussi à poser un certain nombre d’idées de bon sens, qui, ponctuellement, ont fait revenir le débat à la raison. Une réserve cependant : lorsqu’il s’agit d’illustrer ce qu’est le sexisme anti-hommes, la référence à la "théorie du genre" n’est pas des plus convaincantes ; mieux vaut évoquer les discriminations et les violences, phénomènes bien concrets, et suffisamment nombreux pour qu’on ait que l’embarras du choix.

On peut réécouter :franceinter.fr/emission-le-debat-de-midi-peut-on-encore-se-mettre-en-jupe-aujourd-hui

 

 

18 août : RECENSION DES DISCRIMINATIONS DE MARS A JUIN (service public)

27 juin : en Haute-Normandie, le département ouvre un Pôle d’accueil pour les femmes victimes de violences, résultant de la mutualisation des moyens du CIDFF et de deux associations locales.

26 juin : en Ile-de-France, signature d’un Plan régional stratégique pour l’égalité entre les femmes et les hommes, lequel prévoit 81 actions en 2012. Parmi ses objectifs : appui à la création d’entreprises par les femmes, prévention et lutte contre les violences faites aux femmes, formation des professionnels à l’accueil des femmes victimes de violence. 37 partenaires, publics ou privés, dont le Ministère des droits des femmes, le Préfet de région, la DRDFE.

21 juin : en Bretagne, pour la deuxième année, un Plan régional d’action de promotion de l’entrepreunariat des femmes (PAR) récompense (à hauteur de 3000 euros) cinq femmes dirigeantes pour la création ou la réussite de leur entreprise. Partenaires : Etat, Conseil régional, Caisse des dépôts.

19 juin : dans le Nord Pas-de-Calais, journée festive dans le cadre de l’opération 62 Elles. Objectif : aider à la reconstruction de femmes en difficulté, en situation de précarité ou d’exclusion. Partenaires : Mission aux droits des femmes et à l’égalité, Mission du développement de la pratique sportive, Ligue de l’enseignement.

19 juin  : en Ile-de-France, signature d’une convention relative à la prévention et à la lutte contre les violences faites aux femmes, comprenant notamment la formation de conseillers d’insertion et de probation (CIP). Partenaires : Préfet de paris, Préfet de région, DRDFE, DISP Paris.

19 juin : le Défenseur des droits rejette la saisine du GES du 2 juin concernant le Ministère des droits des femmes

30 mai : remise des prix du 7e concours Conjuguez les métiers du bâtiment au féminin !, destiné à des élèves de 3e, et organisé par le CAPEB (Confédération de l’artisanat et des petite entreprises du bâtiment). Le SDFE le subventionne et y participe depuis 2006. Au plan local, les DRDFE participent à l’organisation.

24 mai : publication du décret n°2012-778 définissant les attributions du nouveau Ministère des droits des femmes

 ? avril  : le Conseil économique et social confie à sa Délégation aux droits des femmes la préparation d’une étude sur la précarité des femmes, qui devra s’achever fin 2012..

 ? avril  : parution de la brochure Salons femme-emploi, qui synthétise les salons menés en Aveyron en 2011.(trois, regroupant chaque fois plus de 25 exposants). Partenaires : Jeune chambre économique de Millau, chargée de mission départementale aux droits des femmes, DIRECCTE, Actions formations.

13 avril  : la circulaire DGCS/SDFEFH-B2/2012/158 de la Direction générale de la cohésion sociale (Ministère des Solidarités) présente la procédure de financement par appel à projets d’accueils de jour pour les femmes victimes de violence au sein du couple dans chaque département. 69 projets seront retenus en juillet et financés dès l’année 2012.

10 avril : le Défenseur des droits rejette la saisine déposée par le Ges à propos de la campagne lancée le 24 novembre 11 (voir cette date) par le Ministère des solidarités, pour discrimination fondée sur le sexe. La campagne présentait le 3919 comme réservé aux victimes féminines.

20 mars : en Bretagne, signature d’une convention régionale triennale entre le Préfet de Région Bretagne, l’Union régionale des CIDFF et le Conseil de l’ordre des pharmaciens. Objectif : étendre le réseau d’information sur les violences faites aux femmes par l’intermédiaire des officines pharmaceutiques. 

12-15 mars : lors de sa session plénière, le Parlement européen vote une résolution "en faveur de nouvelles lois instaurant des quotas pour renforcer la représentation féminine dans les conseils d’administration si les mesures nationales ne parviennent pas à atteindre cet objectif"

13 mars : publication au Journal officiel de la loi n°2012-347 du 12 mars. Entre autres, elle instaure un pourcentage minimum (40% par paliers) de "personnes de chaque sexe" dans les nominations de personnalités qualifiées, dans les conseils d’administration, conseils de surveillance, ou organes équivalents des établissements publics, au Conseil commun et dans les trois Conseils supérieurs, les commissions administratives paritaires, les jurys et comités de sélection, les emplois supérieurs de l’état, de l’hospitalière et des régions, départements, communes et établissements publics de coopération intercommunale de plus de 80 000 habitants. 

9 mars  : Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités, publie la circulaire n°DGCS/SDFEFH-B2/2012/112, laquelle appelle à poursuivre la mise en place de "référents" pour les femmes victimes de violences au sein du couple dans chaque département. Cette mise en place a été commencée suite à une circulaire du 14 mars 2008. Il existe des référents dans 43 départements : 26 nouvelles mises en place sont prévues en 2012, et 32 en 2013.

8 mars : à Rennes, signature de l’accord cadre sur l’égalité professionnelle entre l’Etat (Marie-Anne Montchamp, secrétaire d’état au ministère des Solidarités) et la Chambre de commerce et d’industrie de la Région Bretagne. Objectif : poursuivre la collaboration de la CCi de Bretagne avec l’Etat dans la lutte contre les inégalités faites aux femmes.

8 mars : la DRDFE de la Région Auvergne édite une plaquette pour présenter le PRS local.et les acteurs engagés dans cette action. Les 65 fiches présentent des actions en faveur de femmes exclusivement.

8 mars : dans le Val d’Oise (95), Roselyne Bachelot, pour le Ministère des solidarités, signe une convention d’expérimentation visant à renforcer la protection des femmes victimes de violences conjugales. Partenaires : Conseil général, Procureur de la République, opérateurs téléphoniques et associations d’aide aux femmes.

Rappelons que la recension globale, année par année, est ici.

 

 

31 juillet  : VOUS ETES EN VACANCES QUELQUE PART ? Envoyez une carte postale à Jean-Paul Degache. Pour vous, c’est un geste simple ; pour lui, c’est un formidable apport d’énergie. Les animateurs du Comité de soutien nous le répètent à chaque réunion : Jean-Paul survit à la prison grâce aux visites et aux courriers. Chaque envoi compte. N’oublions pas qu’il lui reste au moins deux ans à tenir.

Vous ne le connaissez pas, vous ne savez pas quoi lui dire ? Peu importe. Un beau paysage, et au dos quelques mots, suffisent : de la solidarité, ou tout simplement ce que vous êtes en train de vivre...

Vous croyez qu’il existe une "cause des hommes" ou une "cause antisexiste" ? C’est une occasion d’y ajouter une pierre, de lui donner un peu plus de réalité. En l’occurence, vous aiderez concrètement un homme victime de la misandrie, un de ceux, qui, actuellement, en France, en a le plus besoin.

Dans le même temps, vous pourrez lire les deux derniers textes en ligne, deux formes de combat d’hommes face à l’injustice, tous deux très émouvants :

Paternité, viol, quel mot trouver ? Thomas Jullien

Ce père qui a convaincu l’Iran de lui rendre ses enfants. Le Monde, 2 juillet 12

 

 

24 juillet  : ZURICH : LES MISANDRES FLINGUENT MARKUS THEUNERT (voir 9 mars)

Les misandres du canton de Zurich n’ont pas supporté la nomination d’un délégué aux questions masculines. 23 jours après sa prise de fonction, Markus Theunert est contraint à la démission, après une sombre manipulation visant à le faire passer pour un pervertisseur d’enfants, un procédé typiquement misandre. Son point de vue :

lematin.ch/suisse/Les-hommes-n-ontils-plus-besoin-detre-representes/story/27116475

 

 

22 juillet  : "JE ME SUIS FAIT TOUT PETIT" (merci à Nash)

Titre d’un nouveau film de Cecilia Rouaud. Nous ne savons pas ce qu’il vaut, mais l’article qu’il inspire à Gil Mihaely sur Causeur est étonnament riche en constats judicieux :

D’après le film, être libre aujourd’hui c’est accepter pleinement le nouveau cours du monde, une logique « psychologisante » portée et incarnée par les femmes, où notre for intérieur dicte les lois qui nous gouvernent.

Dans cette logique psychologisante, on ne condamne jamais, on essaie de comprendre, on ne juge pas, on respecte jusqu’au plus absurde. L’autorité et la loi sont abolies au profit d’un matriarcat bienveillant et bavard.

La famille contemporaine, contrairement à une idée reçue, n’est donc ni recomposée ni homoparentale mais matriarcale.
(...) Il n’y a plus d’hommes ni d’époux, mais que des enfants, fussent-ils parfois âgés de 40 ans. Les pères ont cédé leur place aux géniteurs, aide-maternels, enfants attardés et un peu perdus (...)

causeur.fr/au-temps-ou-les-hommes-se-font-tout-petits,18448

 

 

22 juillet  : LA MAIF S’EXPLIQUE (voir 12 juillet)

La MAIF a répondu rapidement et de manière argumentée à notre interpellation, ce que tout le monde ne fait pas. Reconnaissons-lui ce mérite. Voici des extraits :

La MAIF pratique depuis toujours, et au quotidien, l’ouverture, la tolérance et le respect de la personne au bénéfice de tous ses sociétaires, et bien sûr, sans être exclusive.
Ainsi, constante dans sa vocation et dans ses valeurs, la MAIF accompagne les évolutions des modes de vie. Pour preuve, dès 2000, certaines annonces presse de notre mutuelle traitaient de l’homosexualité (« Nous assurons aussi les hétérosexuels »). Et depuis plusieurs mois au cinéma, notre film publicitaire met en scène, entre autres, un couple homosexuel.

La Une de MAIF magazine s’inscrit dans cette ligne. Elle n’est donc pas une opération publicitaire ou marketing, ponctuelle et opportuniste. Nous l’avons d’ailleurs conçue et imprimée bien avant la Gay Pride et les déclarations de la ministre déléguée à la famille, sur le mariage homosexuel. Le magazine est paru dans ce contexte. C’est cette conjonction fortuite qui peut laisser penser que notre volonté de témoigner sur les évolutions de la société, élément factuel peu contestable, constitue une prise de parti.

La couverture de MAIF magazine témoigne sur les familles recomposées et homoparentales, que la mutuelle assure. Pour les représenter, nous ne pouvions choisir le modèle classique : un père, une mère et des enfants communs. Figurer une famille recomposée n’est pas aisé, vous en conviendrez. Nous avons choisi de montrer un enfant avec sa mère et sa belle-mère, tout en étant conscients de la possibilité d’une autre interprétation, celle de l’homoparentalité. Nous assumons donc aussi cette autre vision des choses, puisque, d’une part, nous assurons les foyers homoparentaux, et que d’autre part, nous avons confiance dans la tolérance de nos sociétaires.

Nous n’avons cherché ni à choquer ni à faire du prosélytisme. "Moi, j’ai deux mamans" attire l’attention sur une réalité et ses implications : la nécessité d’assurer également ces situations particulières.

Effectivement l’image peut illustrer aussi bien une famille recomposée qu’une famille homoparentale féminine. C’est bien cette ambiguité qui¨aurait dû être évitée. Dans le cas d’une famille recomposée, il est compréhensible de faire dire à un enfant qu’il se réjouit d’avoir "deux mamans" ("et deux papas" serait mieux encore). Dans le cas d’une famille homoparentale féminine, c’est suggérer la supériorité de ce type de famille sur les autres (y compris les homoparentales masculines). Peut-être n’est-ce pas le but, mais nous ne pouvons nous empêcher de penser que la rédaction est influencée dans ses choix par la paterphobie ambiante.

 

 

20 juillet : UN BEBE POUPONNE PAR SON PERE A DAVANTAGE DE CHANCES DE GRANDIR SEREINEMENT

Ce que démontre une étude réalisée par des chercheurs de l’Université d’Oxford, et rapportée par Le Monde. Et qui n’est pas pour nous surprendre.

lemonde.fr/vous/article/2012/07/20/le-comportement-de-l-enfant-correle-a-l-investissement-paternel_1736208_3238.html

 

 

18 juillet : LE PRESUME "DEFENSEUR" VEUT EPUISER LES VRAIS DEFENSEURS DES DROITS (voir 21 juin)

En juin 2010, une délégation commune Ges-Sos Hommes battus avait rencontré l’un des responsables de la Halde, Marc Dubourdieu, et avait été effarée de constater d’une part son entêtement à éluder les questions posées, d’autre part son ignorance abyssale des problèmes de la condition masculine.

Deux ans plus tard, ça ne s’améliore pas. Deux délégués du Ges ont rencontré, sans guère se faire d’illusions, Maryvonne Lyazid, adjointe à ce qui est devenu le Défenseur des droits. Ils lui ont rappelé qu’en trois ans et demi le Ges a déposé huit saisines, toutes rejetées sous des prétextes divers (mais jamais sur le fond). Une belle constance des deux côtés ! Même si elle est tenue par la ligne idéologique du Défenseur, Lyazid aurait pu s’intéresser aux problèmes posés par le Ges, et en discuter plus avant avec ses représentants. Elle a préféré reprendre la même antienne : il faut des saisines individuelles, d’hommes ayant subi personnellement les discriminations. Pourtant les saisines du Ges sont éloquentes : elles désignent des discriminations qui, indiscutablement, frappent l’ensemble des hommes violentés (exclus des campagnes antiviolences ou du 3919) voire l’ensemble des citoyens hommes (le Ministère dit "des droits des femmes"). De plus le Défenseur a le droit de s’"autosaisir" : que ne le fait-il pas face à des injustices aussi criantes ?

Encore faut-il savoir qu’il existe des hommes violentés. Au détour d’un échange, un délégué évoque l’ONDRP. "C’est quoi ?", demande Lyazid. Stupeur ! L’adjointe au Défenseur ne connaît pas l’organisme national chargé d’évaluer le nombre de faits de violence et de délinquance  ! 

L’autre délégué enfonce le clou, en citant une phrase d’une réponse de Lyazid à la saisine d’avril dernier sur le 3919 :

"de nombreuse enquêtes ont mis en évidence les violences faites aux femmes. Sous cet angle, la campagne d’information relative au 3919 ne vise pas à stigmatiser la population masculine, mais tend à remédier au problème spécifique des violences "sexuées", c’est-à-dire les violences qui touchent les femmes et les visent en tant que telles".

En l’occurence, cet argument n’est en rien technique, il est purement idéologique, et de surcroît démenti par toutes les enquêtes, française ou d’autres pays, sur le sujet (mais encore faut-il lire les rapports ONDRP !). Lyazid semble gênée. Va-t-elle exprimer un regret, reconnaître qu’elle a signé un peu vite ce texte rédigé par des subordonnés ? Non, elle admet que l’idée peut être contestée... mais c’est encore au Ges de fournir le travail ! Au Ges de réécrire un dossier, avec les données nécessaires à la remise en cause de la dite affirmation. Cela fait, elle s’engage à réunir ses collègues experts pour voir s’il y a lieu de revenir dessus !

Certes, il s’agit d’une concession potentielle, mais quel mépris tout de même ! Il suffit de deux clics sur le web pour accéder aux documents qui montrent que la violence conjugale n’est pas sexuée. Ce que savent d’ailleurs n’importe quel chercheur ou journaliste de base honnêtes, au moins depuis 2007 pour la France. Déjà, dans sa première saisine du 20 octobre 2008, le Ges signalait à la Halde l’enquête Cadre de vie et Sécurité de l’ONDRP, et l’Etude nationale des décès au sein des couples du Ministère de l’Intérieur. Est-il concevable que des services spécialisés dans la défense des droits ne les aient pas consultés en trois ans et demi ? Pourquoi ne peuvent-ils le faire maintenant et d’eux-mêmes ? Pourquoi faut-il leur fournir des références qui l’ont déjà été à maintes reprises ?

On l’aura compris, la tactique du Défenseur( ?), c’est d’user, épuiser ceux qui défendent vraiment les droits. Pas sûr qu’il ne se retrouve un jour lui-même usé et épuisé...

 

 

12 juillet  : LA MAIF PATERPHOBE ?

Dans son magazine mensuel, la MAIF publie un dossier sur les nouvelles formes de familles. Elle choisit de l’annoncer en couverture par une image évoquant l’homoparentalité. Pourquoi pas, puisque ça fait partie du sujet ? Ainsi nous propose-t-elle une petite fille entourée de deux figures maternelles. Jusque là, ça se tient. Mais quand elle met dans la bouche de la petite fille, confortée par sa mimique enjouée, l’expression "Moi, j’ai deux mamans !", on bascule dans l’idéologie. Il est en effet préférable d’avoir deux mamans plutôt que d’être orpheline, ou deux mamans aimantes plutôt que des parents indignes. Mais telle n’est pas l’alternative suggérée ici. Ici, l’idée sous-jacente est : j’ai deux mamans, et je m’en réjouis parce que c’est aussi bien, voire mieux que d’avoir une maman et un papa. Autrement dit, on peut très bien se passer d’un papa.

La MAIF en rajoute donc sur le climat paterphobe qui imprègne notre société. Peut-être est-ce une maladresse, mais elle n’était pas très difficile à éviter.

On peut protester à : Rédaction MAIF magazine 79038 Niort cedex 9 / maifmagazine@maif.fr

 

 

10 juillet  : "ADOPTE UN MEC", RAS LE BOL ! (merci à Victor)

Il s’agit d’un site de rencontres, pas vraiment subtil, dont la particularité est de présenter les hommes comme des animaux à "adopter", ou tout simplement des marchandises à acheter. Son logo est l’image d’une femme poussant un caddie dans lequel est jeté un homme. Ses annonces, illustrées de portraits masculins, miment la pub des supermarchés : Liquidation totale de tous nos frisés, Offre spéciale ours délicatement doux, Série spéciale carottes. Les clients donnent leur avis, et, en l’occurence, ce sont toutes des clientes. Bref, c’est du lourd, du grossier, comme notre société excelle à en produire. Allez voir : adopteunmec.com/index2

Tant que cela restait sur le web, ce n’était pas bien grave : on ne peut pas empêcher les cons d’aimer les conneries. Mais désormais le site affiche son slogan dans le métro et sur les abribus. Ras le bol ! A notre connaissance, ni les hommes ni les femmes n’ont donné leur accord pour que les insultes sexistes s’étalent publiquement, y compris au vu et au su des enfants, qui finissent par trouver cela "normal". Que cette pourriture reste d’où elle vient, c’est-à-dire dans les bas-fonds du web...

Toutes les raisons sont réunies de saisir l’ARPP. Voir notre dossier :

la-cause-des-hommes.com/spip.php ?article225

 

 

2 juillet  : dan Le Monde, l’histoire impressionnante de Ce père qui a convaincu l’Iran de lui rendre ses enfants (lesquels avaient été enlevés par son ex-épouse) au bout de cinq ans de lutte acharnée.

lemonde.fr/societe/article/2012/07/02/ce-pere-qui-a-convaincu-l-iran-de-lui-rendre-ses-enfants_1727374_3224.html



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