RECENSION : Les affaires de fausses accusations d’abus sexuel (màj régulières)


 

L’ampleur quantitative des fausses accusations (d’abus sexuel) est sous-estimée par l’opinion, pour plusieurs raisons :

- celles qui sont classées sans suite, donc sans qu’il y ait procès, ne viennent pas à la connaissance des médias ;

- la plupart touchent des anonymes et ne sont évoquées que par des médias régionaux, même si elles arrivent au tribunal ;

- le temps de l’enquête et celui de la condamnation sont médiatisés en proportion inverse du temps de l’acquittement ;

- certains condamnés, quoique non-coupables, ne sont jamais innocentés ;

- aucun organisme spécialisé ne s’est jamais attelé à en faire la comptabilité dans la durée.

La présente recension, qui demeurera forcément incomplète, s’efforce de pallier à cet état de fait, et de montrer que les fausses accusations sont un phénomène contemporain récurrent et massif.

Les affaires sont classées chronologiquement en fonction de la date de leur déclenchement.

Autre recension, concernant les enseignants mis en cause  : collectif.jamac.free.fr/misencause/misencause.htm

 

 

 

La britannique Jemma Beale, à notre connaissance la recordwoman des fausses accusations dans le monde anglophone (15 hommes accusés)

 

 

 

29 juin 2017 : AFFAIRE D’OSTENDE (Belgique)

Deux jeunes gens en couple affirment être sortis d’un bal organisé par leur école au casino, et avoir été menacé par 3 hommes. Ceux-ci leur auraient volé 70 euros, avant de violer la jeune fille de 18 ans sous les yeux de son compagnon, impuissant. Rapidement, l’enquête montre que rien de cela ne s’est passé, sans que les affabulateurs puissent expliquer leur comportement.

http://5minutes.rtl.lu/grande-region/laune/1052026.html

 

8 avril 2017 : AFFAIRE DE BAGNOLET

Une ado de 15 ans prétend avoir été ce samedi soir la victime de vol et d’agression sexuelle dans la rue Sadi Carnot, de la part de trois hommes. Le 13 elle reconnaît avoir menti pour justifier son retard, et s’être fait elle-même des entailles au visage.

http://www.leparisien.fr/bagnolet-93170/bagnolet-l-ado-qui-se-disait-victime-d-agression-sexuelle-a-menti-13-04-2017-6852957.php

 

8 mars 2017 : AFFAIRE DE DENISON (Texas)

Son fiancé informe la police que Breana Harmon Talbott a disparu, et celle-ci se mobilise pour la rechercher. Quelques heures plus tard, la jeune fille de 18 ans se présente dans une église à moitié nue, couverte de coupures et de bleus. Elle explique avoir été enlevée par trois hommes noirs et violée dans un bois à l’arrière de l’édifice religieux de Denison. Mais, les jours suivants, elle est amené à reconnaître avoir procédé à une mise en scène, et s’être infligée elle-même les blessures.

http://www.parismatch.com/Actu/Faits-divers/Elle-accuse-trois-hommes-noirs-de-viol-avant-d-avouer-avoir-tout-invente-1218278

 

février 2017 : DES SOLDATS DE L’OTAN (Lituanie)

Une rumeur se répand, suite à un email envoyé aux autorités et à la police affirmant que des hommes en uniforme ont violé une mineure près d’une caserne dans le centre du pays. Le ministère lituanien de la Défense déclare qu’il s’agit d’une fausse accusation, destinée à discréditer l’installation de soldats allemand de l’OTAN.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/02/17/97001-20170217FILWWW00345-lituanieotan-enquete-sur-de-fausses-accusations-de-viol.php

 

10 février 2017 : MOHAMED MEHDI GHANMI (Québec)

Arrivé en janvier de Tunisie, cet étudiant de 26 ans est accusé d’agression sexuelle par une relation féminine. L’Université Laval l’exclut ; les sommes prévues pour ses études se volatisent dans les procédures. Il produit de nombreux messages dans lesquels il apparaît que la présumée victime était à l’inverse en demande de ses faveurs, qu’il ne lui accordait pas. Le 10 mai, la Couronne décide l’arrêt des procédures.

http://www.tvanouvelles.ca/2017/05/10/agression-sexuelle-la-couronne-exige-un-arret-des-procedures

 

(?) janvier 2017 : UN HOMME A AGEN

Une jeune femme de 20 ans, d’origine camerounaise, porte plainte pour viol contre cet homme avec qui elle a eu une relation consentie : elle craignait que sa famille le lui reproche. Suite au déploiement judiciaire, elle reconnaît son mensonge et est condamnée à 6 mois de prison avec sursis.

http://www.ladepeche.fr/article/2017/05/25/2581469-elle-avait-denonce-un-viol-imaginaire-6-mois.html

 

16 décembre 2016 : UN DIRECTEUR DE CENTRE DE LOISIRS (Pantin, Seine Saint Denis)

Un jeune garçon de 5 ans raconte à ses parents, avec précision, avoir subi des attouchements dont l’auteur serait le directeur du centre de loisirs Jean-Jaurès. Le père vient agresser celui-ci dans son bureau à coups de casque et le blesse grièvement (45 jours d’ITT). Lors de l’enquête, l’enfant reconnaît avoir tout inventé, sans préciser ses raisons.

http://www.leparisien.fr/pantin-93500/pantin-un-prof-tabasse-apres-de-fausses-accusations-de-pedophilie-19-12-2016-6474750.php#xtor=AD-1481423553

 

fin novembre 2016 : DEUX JOUEURS DE FOOT (Wemmel, Belgique)

Revenant chez elle à l’approche de Noël avec un mauvais bulletin scolaire, une jeune fille de 12 ans affirme avoir été violée fin novembre par 2 joueurs de foot de 14 et 15 ans à proximité d’un terrain. Ses parents portent plainte, et sa mère se répand dans tout le village pour alimenter l’accusation. Mais l’enquête montre qu’elle a tout inventé.

http://www.rtl.be/info/belgique/faits-divers/le-viol-impute-a-deux-joueurs-de-foot-mineurs-de-wemmel-est-faux-la-jeune-fille-a-tout-invente-apres-avoir-recu-un-mauvais-bulletin-904412.aspx

 

novembre 2016 : DEUX FRERES JUMEAUX (Lyon 9e)

Un collégien du quartier de Vaise accuse ces frères (d’origine iranienne) de l’avoir suivi dans la rue. Le 16, sa mère et une amie coincent l’un d’eux dans son allée, le photographient et publient la photo sur FB, avec pour légende : "Voilà les pédophiles qui suivent des enfants, dont mon fils" ; un blogueur, Bassem Braiki (= Chronic 2 Bass) publie une video dans laquelle, posté devant leur domicile, il appelle implicitement la population à faire justice. Le soir, l’un des frères est violemment agressé dans la rue par trois individus. L’enquête de police démontre qu’aucune des allégations n’est fondée. Le 19 Braiki fait ses excuses devant sa caméra. 

https://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Justice/Fait-divers/Agresse-a-Vaise-apres-une-fausse-rumeur-sur-Internet

 

octobre 2016 : GERRY SKLAVOUNOS (Québec)

Alice Paquet, à l’occasion d’une manifestation étudiante contre les agressions sexuelles, déclare avoir été agressée par ce député de la circonscription de Laurier-Dorion, en juillet 2014, alorsqu’elle avait 19 ans. Les faits se seraient passés dans un hôtel de Québec où elle était hôtesse et lui client. Elle déclare avoir accepté de l’accompagner dans sa chambre, avoir refusé ses avances puis avoir été violée. Et y être retournée deux semaines plus tard, pour demander des explications, ce qui aurait donné lieu à une seconde agression. Par peur des conséquences, elle aurait attendu 2 ans pour porter plainte, et, même après l’avoir fait, avoir raccroché lors de l’appel des services de police. Le député est exclut du groupe libéral. Mais CP, au long de ses nombreuses interventions médiatiques, s’enferre dans plusieurs contradictions. Le 2 février l’autorité judiciaire conclut qu’"aucun acte criminel n’a été commis" ...tout en ne manifestant aucune velléité de poursuivre l’intéressée. Les misandres locaux continuent de la soutenir, et le groupe parlementaire de Sklavounos décide de ne pas le réintégrer.

http://www.ledevoir.com/societe/justice/490699/dpcp-sklavounos-alice-paquet

 

28 août 2016 : UN HOMME A CAEN

Une femme de 18 ans porte plainte pour viol contre un homme. Devant les réserves du médecin qui l’examine, elle reconnaît qu’il s’est agi, en fait, d’une relation consentie, dans une chambre d’hôtel. Elle est poursuivie par le ministère public pour dénonciation de crime imaginaire.

http://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/caen-elle-denonce-un-faux-viol-convoquee-au-tribunal-4439136

 

25 août 2016  : AFFAIRE DE RAON L’ETAPE (Vosges)

Une femme de 26 ans déclare aux gendarmes avoir été victime d’une tentative de viol par deux hommes. Le 21 septembre, découverte dans la campagne ligotée et inconsciente, elle déclare une nouvelle tentative de viol, par les mêmes hommes. Son récit apparaissant suspect, elle est placée en garde à vue, ou elle reconnaît avoir inventé les deux agressions, suite à la perte des clés du commerce dans lequel elle est employée. Elle est inculpée pour dénonciation mensongère.

http://www.vosgesmatin.fr/edition-de-saint-die/2016/10/11/vosges-les-deux-tentatives-de-viol-sur-la-jeune-femme-n-etaient-que-des-mensonges

 

été 2016 : UN PERE BRITANNIQUE (?)

Sa fille adolescente l’accuse de l’avoir violée à 8 reprises en 6 ans, et parvient à convaincre la police de sa crédibilité. L’avocate du père, Cathy Mc Culloch, est frappée par la maturité du discours de la jeune fille. Lorsque le père lui explique que la lecture préférée de celle-ci est Cinquante nuances de Grey, elle lit l’ouvrage et découvre des similitudes frappantes.

A l’audience, il ne lui faut que 7 minutes pour confondre la jeune fille, qui reconnaît que sa plainte n’a pas de réalité, et qu’elle s’est largement inspirée du roman. Ceci pour se venger de son père, qu’elle touve trop autoritaire. (Voir en 1999, Antonio Madeira : même rôle déterminant des séries).

http://www.metronews.fr/info/le-fait-divers-du-jour-elle-avoue-s-etre-inspiree-de-50-nuances-de-grey-pour-accuser-son-pere-de-viols/mpho !lryeqWft8jJMk/?utm_medium=Social&utm_campaign=Echobox&utm_source=Twitter&utm_term=Autofeed#link_time=1471263063

 

août 2016 : DEUX ANIMATEURS SCOLAIRES (Montreuil)

Les parents de 3 élèves scolarisés à l’école maternelle Louis Aragon portent plainte contre deux animateurs pour viols et agressions sexuelles. Le 17 novembre, la procureure Fabienne Klein-Donati annonce qu’après enquête, elle classe sans suite. La municipalité soutient ses personnels mis en cause et dénonce les manipulations, les associant à celles de l’affaire Caïs (voir 21 juin 2016). Wanted Pedo prend fait et cause pour les plaignants, en particulier le 9 mars lorsque trois d’entre eux, des pères, sont convoqués au commissariat de Montreuil suite à une plainte d’un mis en cause pour menaces de violence.

http://www.lci.fr/faits-divers/suspicions-d-agressions-sexuelles-dans-une-ecole-maternelle-de-montreuil-l-affaire-classee-sans-suite-2013848.html

 

21 juin 2016 : AFFAIRE CAIS (Montreuil)

Le petit Caïs (4 ans) rentre de l’école Jules Ferry et se plaint de douleurs. Les médecins de l’hopital décèlent une "fissure anale". La famille croit aussitôt à l’agression sexuelle et porte plainte. Pourtant, l’expertise médico-légale conclut que la blessure peut être le fait de l’introduction d’un jouet, ou d’une constipation. L’enquête ne fournissant aucune piste, la procureure classe. Mais l’affaire est reprise par une association communautaire panafricaine, Unité Dignité Courage, qui accuse de pédophilie et de racisme la mairie, le corps enseignant, la police, etc. L’UDC met en place des videos dénonciatrices, des intrusions agressives dans l’école, un rassemblement le 4 juillet, une pétition, etc..

http://www.humanite.fr/montreuil-le-venin-de-la-rumeur-se-repand-611817

 

26 avril 2016 : UN HOMME A SAINT OMER (Nord)

Une femme de 18 ans porte plainte au commissariat de Saint-Omer pour un viol qu’elle aurait subi la veille, à Saint-Martin-lez-Tatinghem, lors d’une soirée entre amis dans un centre hospitalier. L’enquête fait apparaître que la relation était consentie. Le Parquet porte plainte pour dénonciation de crime imaginaire.

http://www.lavoixdunord.fr/region/saint-martin-lez-tatinghem-elle-invente-un-viol-elle-ia37b0n3493013

 

février 2016 : UN PERE A MONTMEDY (Meuse)

Après leur séparation en janvier, son ex-conjointe porte plainte contre lui pour attouchements sexuels sur leur fille de 3 ans, sans l’étayer par une attestation, malgré une visite à un premier pédiatre. Et aussi pour viol et violences sur elle-même. La visite à un deuxième pédiatre n’apporte aucun élément probant, et elle reconnaît avoir menti, au bout de six mois. En avril 2017, elle est condamnée par le tribunal correctionnel de Verdun à effectuer 105 heures de travail d’intérêt général dans un délai de 18 mois.

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-verdun/2017/04/06/elle-accuse-son-ex-d-agression-sur-sa-fille-et-avoue-avoir-menti-pour-lui-faire-du-mal

 

décembre 2015 : UN PERE A CAEN (Calvados)

Suite au divorce, la mère d’origine marocaine obtient la résidence principale de leur fille de 5 ans. Mais elle accuse le père d’attouchements sexuels sur celle-ci, et refuse à plusieurs reprises de la lui présenter. Aucun élément ne venant confirmer la plainte, elle est classée sans suite en février 2016. Le 23 novembre 2016, la mère est jugée pour non-représentation d’enfants par le TGI de Caen.

http://www.tendanceouest.com/actualite-203351-normandie-une-femme-accuse-pere-de-sa-fille-attouchements-sexuels-a-caen.html

 

27 octobre 2015 : AFFAIRE DE CARVIN (Pas-de-Calais)

A Carvin , une femme de 36 ans dépose plainte contre son ex, l’accusant de l’avoir violée pendant qu’un complice faisait le guet. A l’hôpital, elle refuse les prélèvements du médecin légiste. L’analyse de ses communications téléphoniques montre qu’elle a envoyé des messages au moment du présumé viol, puis elle déclare vouloir retirer sa plainte par crainte des représailles. Confrontée à d’autres incohérences, le 29 octobre, elle reconnaît avoir tout inventé pour se venger de son ex. Ce dernier porte plainte contre elle, ainsi que le parquet de Béthune.

http://www.lavoixdunord.fr/region/carvin-elle-accuse-son-ex-de-viol-pour-se-venger-de-lui-ia34b54028n3139552

 

20 octobre 2015 : L’"INCONNU" DES BORDS DE LA GARONNE (Sud-Gironde)

Une femme de 35 ans déclare avoir été violée par un inconnu alors qu’elle se promenait sur les bords de la Garonne, à Gadillac. Ne découvrant aucun indice, les gendarmes l’amènent à reconnaître qu’elle a tout inventé. Il s’agit d’une tentative confuse de vengeance contre un homme qui l’a rejetée, et sur lequel elle espérait orienter les soupçons. En février 2017, elle est condamnée par le tribunal correctionnel de Bordeaux à 4 mois avec sursis.

http://www.sudouest.fr/2017/02/22/le-viol-etait-imaginaire-3218779-2780.php

 

13 septembre 2015 : AFFAIRE DU TRANSILIEN LA DEFENSE-VERSAILLES

Une femme de 19 ans porte plainte, affirmant avoir été violée par un homme dans le Transilien la Défense-Versailles, au retour d’une soirée en boîte de nuit. Au bout de la quatrième audition, elle avoue avoir inventé l’histoire, par ressenti d’abandon de la part de sa mère. Le 17 février 2016, elle est condamnée par le TGI de Versailles à un mois de prison pour "dénonciation de crime imaginaire".

http://www.ouest-france.fr/versailles-une-jeune-femme-devant-la-justice-pour-avoir-invente-un-viol-3697155

 

2 juin 2015 : UN PROF DE GRAY (Haute-Saône)

Une ancienne élève du Lycée Cournot porte plainte contre ce prof de SVT, l’accusant d’avoir essayé de l’embrasser. Il est convoqué par l’administration du lycée qui l’en informe. Mais la dite administration, quoique forcément au courant des fortes répercussions émotionnelles qu’a eu ce genre d’annonce dans nombre d’affaires antérieures, ne prend aucune précaution particulière, par exemple celle de le faire accompagner. Celui-ci se suicide dans la nuit du 7 au 8 juin.
Voir affaires analogues : Bernard Hanse (7 juin 97), Paul Jacquin (12 avril 2001).

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/06/29/97001-20150629FILWWW00361-vise-par-une-plainte-d-elevbe-un-professeur-se-suicide.php

 

avril 2015 : UN AUSTRALIEN SUITE A UN SELFIE (Melbourne)

Il prend un selfie à côté d’une affiche de Dark Vador, pour l’envoyer à ses enfants. Une mère de famille qui fait ses course juste à côté de lui croit qu’elle photographie ses enfants, prend un cliché de lui et le publie sur les réseaux sociaux, l’accusant d’avoir des intentions douteuses. La publication est vue 20 000 fois. Il reçoit maintes insultes et menace de mort, avant que son accusatrice ne s’excuse publiquement.

http://www.lexpress.fr/insolite/un-homme-accuse-a-tort-de-pedophilie-apres-avoir-pris-un-selfie_1679367.html

 

( ?) 2014 : JIAN GHOMESCHI (Toronto, Canada)

Dans une enquête du Toronto Star, huit femmes dénoncent cet animateur télé très populaire, qui les aurait violentées physiquement et sexuellement en 2002 et 2003, puis portent plainte contre lui. En mars 2016, à Toronto, un premier procès instruit les plaintes de trois d’entre elles. L’avocate de JG les interroge très précisément, et pulvérise leur crédibilité : versions des faits contradictoires, dissimulation d’informations, reprise de relations amicales après les présumées agressions. Au point que JG n’a même pas à témoigner. Le 24 mars, le juge le déclare non-coupable, au titre qu’il ne peut pas se fier aux témoignages des plaignantes.

http://plus.lapresse.ca/screens/66d990a4-7f68-4866-aa97-bd0e3038477d|OwA6kd7-IweY.


novembre 14 : AFFAIRE DU ROLLING STONE (USA)

Ce magazine publie un article relayant l’accusation d’une étudiante de l’Université de Virginie, affirmant y avoir été victime d’un viol collectif, et n’avoir pas été soutenue par les responsables universitaires. L’enquête policière met en évidence les incohérences de l’accusatrice. En avril 2015, Rolling Stone se rétracte. Suite à une plainte de l’université, le magazine et l’auteure de l’article sont condamnés à lui verser des dommages et intérêts.

http://www.rtbf.be/info/medias/detail_usa-le-magazine-rolling-stone-reconnu-coupable-d-avoir-denonce-un-viol-imaginaire?id=9447840&utm_source=rtbfinfo&utm_campaign=social_share&utm_medium=fb_share

 

20 octobre 2014 : AFFAIRE CAROLE THOMAS (Québec)

Cette québécoise de 47 ans prétend avoir été entraînée par un homme dans une voiture et agressée sexuellement à Longueil, dans le même secteur où a été retrouvé, deux jours plus tard, le corps inanimé d’une jeune femme, ce qui donne du crédit à l’accusation. En février, elle se répand dans les médias en accusant la police de ne pas travailler à son affaire. Mais celle-ci l’arrête le 2 mars 2015, convaincue qu’elle a tout inventé (à comparer à l’affaire Lola du 25 juin 2014). En octobre 2016, elle est condamnée à 15 mois de "détention" (à domicile...).

http://quebec.huffingtonpost.ca/2015/04/03/plainte-pour-un-viol-invente-a-longueuil-carole-thomas-arretee_n_6998772.html

 

25 juin 2014 : AFFAIRE LOLA (Perpignan)

Une femme de 26 ans ainsi prénommée affirme avoir été violée sous la menace d’un couteau, en plein jour dans une rue passante de Perpignan, par un homme dont le complice filmait la scène, sans qu’aucun passant n’intervienne.

Les fonctionnaires de police et de justice se mobilisent et vont consacrer au total 400 heures à l’élucidation de l’affaire. Lors d’une audition, pourtant, Lola insulte un policier en l’accusant de ne pas rechercher ses agresseurs. Le 3 juillet, elle organise une conférence de presse pour appeler les témoins à se manifester, et proclamer sa volonté de lutter contre le viol, en solidarité avec toutes les victimes. Le 6, elle initie et conduit une marche blanche, au terme de laquelle elle entonne la chanson Imagine. Des milliers de personnes affirment leur soutien sur les réseaux sociaux.

La police s’interrogeant sur certaines incohérences de son récit, la place en garde à vue le 16, mais, pendant les vingt-quatre heures, elle maintient sa version. Le 17, après avoir été libérée, elle fait savoir par l’entremise de son avocat qu’elle a tout inventé. Le procureur annonce qu’elle sera poursuivie seulement pour l’outrage au policier, et non pour dénonciation de crime imaginaire, au titre que le psychiatre qui l’a expertisée a conclu que son discernement était aboli au moment des faits.

lindependant.fr/2014/07/18/violee-en-plein-jour-lola-avoue-elle-a-menti,1908582.php

 

mai 2014 : JOHN DOE (University of California san Diego, USA)

Cet étudiant a des rapports sexuels avec une étudiante, Jane Roe, les 31 janvier et 1er février. Celle-ci lui envoie ensuite des textos amicaux pendant plusieurs mois. Mais en mai, elle porte plainte, arguant que le premier jour, elle était ivre, et que le deuxième, même si elle était consentante, elle ne l’était pas pour que John lui mette les doigts dans le vagin. L’Université déclare John coupable de "mauvaise conduite sexuelle" et le suspend un an. Il initie un procès contre l’institution, pour l’instant perdu.

https://www.slate.fr/story/148629/campus-americains-lutte-agressions-sexuelles



19 avril 2014 : TROIS "JEUNES" DE MONTARGIS

Une femme de 29 ans, à moitié nue, est prise en charge dans la rue par une patrouille de police. Elle déclare avoir été déposée là par trois jeunes hommes, rencontrés en boîte de nuit, qui, après lui avoir proposé de la ramener à Troyes, l’auraient séquestrée dans un appartement, puis violée. Au terme d’une longue enquête, elle reconnaît les avoir suivis et quittés après s’être prêté à leurs jeux, de son plein gré. En février 2017, elle est condamnée à 6 mois de prison ferme et 3000 euros d’amende.

http://www.larep.fr/montargis/justice/2017/02/25/six-mois-ferme-pour-une-fausse-denonciation-de-viol_12297883.html

 

janvier 2014 : AFFAIRE DE BELLOCQ (Pyrénées-Atlantiques)

Une femme de 36 ans prétend avoir été enlevée à Puyoo et violée à Bellocq ; elle achète des collants et du tissu censés avoir servis aux agresseurs, et les remet à son compagnon. Celui-ci porte plainte, ce qui déclenche un an d’enquête, laquelle conclut à l’affabulation. Le 11 mai 2017, elle comparaît à Pau pour dénonciation calomnieuse, et déclare qu’elle a agi pour amadouer son mari qui la malmène : elle est condamnée à 4 mois avec sursis.

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/tribunal-de-pau-le-proces-d-un-faux-viol-1494573008

 

(?) 2013 : UN PERE A VIRE (Calvados)

A l’occasion de la séparation, la mère porte plusieurs plaintes contre le père pour de présumées agressions sexuelles contre leur petite fille. Elle obtient la résidence principale des 2 enfants. Les plaintes sont classées sans suite, mais elle ne présente jamais les enfants au père pendant trois ans. Le 29 mars 2017, le TGI de Caen la condamne pour non-représentation d’enfants.

http://www.tendanceouest.com/actualite-220885-calvados-il-a-pas-vu-ses-enfants-depuis-trois-ans-son-ex-compagne-jugee.html

 

(?) 2013 : UN HOMME A DIETIKON (canton de Zurich, Suisse)
 
Son épouse, une jamaîcaine, l’accuse à plusieurs reprises de violences physiques et de viol. Il est arrêté. Il passe 203 jours en préventive, puis est acquitté et indemnisé. Elle est à son tour poursuivie pour dénonciation calomnieuse : acquittée au bénéfice du doute pour certains reproches, elle est condamnée à deux ans avec sursis et à une peine financière. 
 

 

(?) 2013 : ANDRE BORDELEAU (Québec)
 
Ce quinquagénaire, "animateur à la vie étudiante" dans un établissement secondaire à Marieville en Montérégie (Québec), est accusé d’agression sexuelle. La présumée victime est une élève qui avait alors 15 ans, et le contexte un voyage au Guatémala l’année précédente, où il serait entré dans sa chambre. Il est affecté à un poste administratif, puis muté dans un autre établissement, puis fait une dépression et prend un congé maladie. Deux élèves qui partageaient la chambre de l’accusatrice témoignent qu’elle a dormi toute la nuit de la présumée agression, et que personne n’est entré dans la chambre. Le 30 juin 2016, il est acquitté par un tribunal de Saint-Hyacinthe.
 

 

2 octobre 2013 : PASCAL PHILIPPE (Pas-de-Calais)
 
Ce quinquagénaire, adjoint au maire de Loisons-sous-Lens fait l’objet d’une plainte pour viol d’une femme de 20 ans. Il est démis de ses fonctions, exclu de participation aux élections municipales suivantes, et commence une forte dépression. Le 21 octobre, elle avoue avoir menti, pour des raisons nébuleuses. En octobre 2014, elle est condamnée par le tribunal de Béthune à 4 mois de prison avec sursis, 105 de travail d’intérêt général, et 7500 euros de dommages et intérêts.
 

 

juin 2013 : FREDERIC LAGERSIE (Groffliers, Nord)
 
Boulanger installé à Groffliers, il est accusé d’attouchements par une de ses employées. Il subit 20 heures de garde à vue et une perquisition. Mais l’accusatrice reconnaît avoir menti, sans donner d’explication.
 

 

17 avril 2013 : UN PERE DE VENISSIEUX (Rhône)
 
Divorcé, ce père assure la résidence principale de deux de ses filles. La troisième, âgée de 15 ans, vient chez lui régulièrement mais habite chez sa mère. Celle-ci l’accuse d’attouchements sur cette troisième fille, qui confirme les dires de sa mère. Mais dans la suite de l’enquête, elle est amenée à reconnaître que c’est sa mère qui a tout inventé, pour obtenir la résidence principale de ses deux soeurs
 

 

avril 2013 : PAUL NUNGESSER (Colombia University, New York, USA)

Cet étudiant est accusé par une étudiante en quatrième année d’arts visuels, Emma Sulkowicz, de l’avoir violée dans sa chambre le 27 août 2012. Pourtant, ces deux personnes, qui ont effectivement été amants, ont échangé, dans les jours suivant cette date, des messages amicaux voire romantiques. Le procureur de New-York conclut à une "absence de soupçon raisonnable", de même que l’université. Mais Sulkowicz maintient son accusation, et devient une égérie de la lutte contre les agressions sexuelles, allant jusqu’à organiser des défilés où elle porte le matelas sur lequel elle est censée avoir été violée. Le nom de Nungesser est publié dans tous les médias. Au final il obtient des dommages et intérêts de l’université.

https://www.slate.fr/story/148629/campus-americains-lutte-agressions-sexuelles

 

(?) 2013 : PAUL BEGUE (Trois-Bassins, La Réunion)

Ce grand-père retraité septuagénaire est accusé d’attouchements par sa petite-fille de 4 ans et demi. Le tribunal correctionnel de Saint-Pierre l’acquitte, mais le procureur fait appel. Le 31 octobre 2013, au procès en appel, à Saint-Denis, il se présente, faute de moyens, sans avocat, et, incapable de se défendre, est condamné à 4 ans. Depuis sa prison, il fait appel à Maître Robert Ferdinand, qui, au bout de 4 mois et 20 jours, obtient sa libération conditionnelle et se pourvoit en cassation. En 2015, il obtient de la Cour la cassation du jugement en appel, au titre que Paul Bègue n’y avait pas bénéficié d’un avocat commis d’office. L’agent judiciaire du trésor ne lui proposant que 9000 euros d’indemnisation, il engage une procédure pour en obtenir 124 000.

 

2 novembre 2012 : LORD Mc ALPINE (Grande-Bretagne)
 
Newsnight, émission d’investigation de la BBC, diffuse le témoignage d’une victime d’abus pédophile, Steve Messham, désignant implicitement cet ancien responsable politique membre du parti conservateur. Le lendemain, il se rétracte, affirmant s’être trompé de personne. La BBC s’excuse et indemnise Lord McAlpine à hauteur de 229 500 euros.
 

 

juin 2012 : UN FOOTBALLEUR ET UN EMPLOYE DE CLUB (Berlin)
 
Gina-Lisa Lohfink, starlette de la téléréalité allemende, porte plainte contre eux pour violation des droits de la personnalité, puis pour viol, déclenchant une vague de solidarité. Le changement de motif de la plainte, puis des videos où on la voit s’amuser avec les deux hommes, la disqualifient. En 2015, elle est condamnée une amende de 24000 euros pour dénonciation calomnieuse. L’appel confirme le jugement en août 2016, ce qui n’empêche pas les associations misandres de continuer à la soutenir inconditionnellement.

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160823.OBS6718/accusation-de-viol-un-ex-mannequin-allemand-condamnee-pour-denonciation-calomnieuse.html

 

juin 2012 : ERIC M. (Chantilly)

En pleine procédure de séparation et avec la ferme volonté d’obtenir la résidence principale de leur fille Loréna (4 ans), son épouse Sylvie dépose plainte contre lui pour agression sexuelle contre celle-ci, ce que conforte une première expertise. Un an plus tard elle produit une video où l’enfant, dans son bain, affirme qu’il "lui avait mis un doigt dans le vagin". En juin 2013, une deuxième expertise constate "une lésion au niveau de l’hymen". Très soutenu par ses proches, Eric M. nie en bloc, et dénonce la volonté d’accaparement de la mère. En octobre 2013, il est mis en examen. Au procès de juin 2017, il accuse la mère d’avoir manipulé l’enfant, voire provoqué la "lésion". Il est acquitté.

http://www.leparisien.fr/chantilly-60500/chantilly-l-homme-juge-pour-le-viol-de-sa-fille-de-4-ans-acquitte-23-06-2017-7082472.php

 

9 mars 2012 : MOHAMED FOURTI (Val d’Oise)
 
A Goussainville, un petit garçon croit reconnaître en MF, un cariste tunisien, l’homme qui aurait abusé de lui six jours plu tôt, et le fait emmener au commissariat par son père. Selon l’enfant, alors que ses parents d’origine haïtienne l’avaient envoyé à l’épicerie, l’homme lui aurait fait croire qu’il allait lui donner son iPhone pour l’entraîner dans un coin tranquille.

Malgré les dénégations de Mohamed, l’absence de témoins et d’empreintes génétiques, celui-ci est condamné à 10 ans de prison car l’opérateur Orance certifie qu’il s’agit bien de son iPhone.

Le 25 mars 2016, à Versailles, en appel, l’enfant, désormais âgé de 13 ans, continue de l’accuser. Mais son avocat ayant démontré qu’Orange avait travaillé sur un numéro incomplet, MF est acquitté, après avoir effectué trois ans de prison.
 

 

23 février 2012 : LES EPOUX PHILIPP (Alsting, près de Forbach)
 
Les deux jeunes filles (9 et 13 ans), qui leur sont confiées depuis des années par l’ASE, leur sont retirées, suite à un signalement pour maltraitance (dont agression sexuelle), qui a pour origine un dessin au caractère jugé pornographique, attribué à la cadette. Le parquet de Sarreguemines renonce à les poursuivre, mais pas le Conseil général de Moselle. En novembre 2014, et malgré le soutien du village, Roger est condamné à trois ans de prison par le tribunal correctionnel de Sareguemines. Le dessin semble finalement ne pas avoir été réalisé par la jeune fille. En septembre 2015, la Cour d’appel de Metz le blanchit.
 

 

début 2012 : CHRISTOPHE (La Rochelle)
 
Vanessa, 15 ans, se plaint auprès de ses copines d’attouchements dont elle serait victime de la part de son beau-père, Christophe, 31 ans. Mise au courant, l’administration du collège procède à un signalement. Le processus judiciaire s’enclenche et aboutit à un procès, en novembre 2013, auquel Vanessa, sa mère et Christophe arrivent... bras dessus bras dessous. Vanessa déclare avoir tout inventé, et donne des explications confuses. Christophe est relaxé. (Noter la ressemblance avec l’affaire Madeira : voir 1999).
 

 

octobre 2011 : NOEL (Chatellerault, Vienne)
 
Suite à un divorce, ce père avait la résidence de ses trois jeunes enfants. Sans doute incités par la mère, ceux-ci l’accusent de viol. Il est incarcéré et mal défendu par son avocat, il est envoyé devant la Cour d’assises des Deux-Sèvres. Désespéré, dans un dernier sursaut, il embauche maître Lee Tackedmit, qui met en évidence les faiblesses de l’accusation, et obtient l’annulation de toute la procédure. Noel est libéré en février 2014, après plus de deux ans de détention.
 

 

28 novembre 2011 : JEAN-LUC BASSET (Brest)
 
Jean-Luc Basset, 65 ans, est un retraité vivant à Brest, un marginal d’allure assez négligée, qui a le tort de d’habiter à cent mètres de l’école maternelle Auguste-Dupouy du quartier de Bellevue, et de passer devant régulièrement. Des parents d’élèves se convainquent qu’il est un pédophile en quête de victimes. A la sortie, en fin d’après-midi, ils le prennent à partie et le poursuivent jusqu’à son immeuble, le bloquant dans la cage d’ascenseur. Emmené dans un véhicule de police, il fait un infarctus massif et décède.
 

 

septembre 2011  : UN HOMME DE TOURNAI
 
En discothèque, il fait la rencontre d’une femme, et la raccompagne car la voiture de celle-ci ne veut plus démarrer. Ils ont une relation consentie sur un parking. Elle l’accuse ensuite de viol. Le 21 mars 2013, le tribunal l’acquitte, au titre qu’aucune preuve de non-consentement n’a été avancée, et même que le consentement paraît vraisemblable.
 

 

24 mai 2011 : GEORGES TRON (Essone)
 
Deux employées de la municipalité de Draveil, dont il est maire, déposent plainte contre Georges Tron pour viols et agressions sexuelles. Le 29 mai, il démissionne de son poste de Secrétaire d’état à la Fonction publique. Le 17 juin, ses opposants organisent une manifestation pour obtenir sa démission de maire, en vain. Mais de nombreuses contradictions apparaissent dans les récits des plaignantes. Le 10 décembre 2013, les juges d’instruction d’Evry publient une ordonnance de non-lieu de 154 pages. Les plaignantes annoncent qu"elles feront appel. GT se représente aux élections municipales, et est réélu au premier tour avec 57.5% des voix. En juin 2016, il est investi par Les Républicains pour les législatives : Osez le féminisme publie un communiqué de protestation s’achevant par "n’investissez pas un homme accusé de viol".

 

23 avril 2011 : IQBAL AHMED (Verdun, Québec)

Ce père de famille de 56 ans suit dans la rue deux amies de sa fille, croyant que celle-ci était sortie sans autorisation. Elles se mettent à crier qu’un pédophile les suit. Un jeune homme impulsif, Francis Bélanger, qui se trouvait là, intervient en frappant Ahmed d’un coup de poing qui le fait tomber. Il se blesse à la tête et décède une semaine plus tard. En décembre 2013, il est condamné à 3 ans de prison.

http://www.journaldemontreal.com/2013/12/05/homicide—trois-ans-pour-avoir-tue-un-pere-de-famille

 

7 mars 2011 : GIUSEPPE D’ALCONZO (Monterosi, Italie)

Le même jour où ce père divorcé porte plainte contre son ex pour soustraction d’enfants (elle n’applique pas les droits de visite qu’il a obtenus en février 2010 par la Cour d’appel de Rome), celle-ci porte plainte contre lui pour attouchement sexuel sur l’un d’eux. Les enfants sont reùis par le tribunal aux services sociaux, et il ne les revoit pas pendant un an. En mai 2011, ils sont à nouveau placés chez la mère, qui, en septembre, dépose une nouvelle plainte contre lui pour attouchements sur l’autre enfant. Le 15 septembre 2012, il saisit la Cour européenne des droits de l’homme, arguant que la procédure a été trop longue et a compromis sa relation à ses enfants. En mai 2014, il est acquitté par rapport l’accusation d’attouchements. Le 23 février 2017, la Cour lui donne raison et condamne l’état italien.

https://www.doctrine.fr/d/CEDH/HFJUD/CHAMBER/2017/CEDH001-171499

 

mars 2011 : UN EMPLOYE D’HOTEL DE BAIE DU CAP (Ile Maurice)
 
Une mineure de 13 ans accuse cet homme de 24 ans d’avoir eu des rapports sexuels avec elle en mars et avril à la plage La Prairie et à Baie du Cap. Lors du procès, elle fournit une version plusieurs fois contradictoire. L’homme est acquitté.
 

 

26 février 2011 : UN HOMME A CAGNES-SUR-MER
 
Une femme de 18 ans engage sur le web une conversation sexuelle avec un garçon du même âge, puis se rend à son domicile où ils ont une relation. De retour chez son petit ami, elle lui raconte qu’elle a été violée dans une voiture. Il la pousse à porter plainte. L’enquête infirme sa version. Fin juillet, le tribunal correctionnel de Grasse la condamne à 2 mois avec sursis.
 

 

février 2011  : UN HOMME DU MAINE-ET-LOIRE
 
A la gendarmerie de Sablé, son épouse porte plainte d’une part pour violences et viol sur elle-même, d’autre part pour violences sur leur fille de dix-huit mois. Des faits qu’elle a pris la précaution de confier préalablement à ses proches. Il est mis en garde à vue pendant trois semaines, avant que le mensonge ne s’effrite. Elle a inventé le viol et s’est organisée, s’inspirant de séries américaines, pour l’éloigner du domicile familial. En janvier 2013 elle est condamnée par le tribunal correctionnel du Mans à huit mois de prison avec sursis.
 

 

février 2011 : UN GENDARME DU LOT-ET-GARONNE

Nathalie Cunin fait sur Meetic la rencontre d’un gendarme, qu’elle accuse ensuite de viol, accusation rapidement suivie d’un non-lieu. En 2013, elle obtient une petite notoriété médiatique en participant à l’émission L’amour est dans le pré. En 2014, elle est condamnée à La Rochelle pour outrage à magistrat et violence verbale. En 2015, elle est condamnée à un an de prison ferme pour menaces de mort contre un avocat de Toulouse. Le 9 février 2017, elle est rejugée en appel à Agen pour dénonciation calomnieuse : le procureur requiert 10 mois de prison ferme... mais elle n’est pas condamnée.

http://www.vsd.fr/actualite/justice-nouveaux-deboires-judiciaires-pour-nathalie-cunin-de-l-amour-est-dans-le-pre-19891

 

29 janvier 2011 : CLAUDE BILODEAU (Québec)

Cet ébéniste québécois (Bas-saint-Laurent) de 46 ans passe la soirée à Montréal avec une jeune femme du même âge qu’il a connue par Internet (restaurant , boutique érotique, cinéma). Elle l’accuse ensuite, donnant une toute autre version : après le restaurant, il l’aurait violée dans un motel, après l’avoir enrobée d’une pellicule de cellophane ; puis elle lui aurait échappé en sautant en marche du camion dans lequel il la ramenait. Le 31, il est arrêté : malgré ses dénégations, il est incarcéré pendant trois mois, perd son emploi, est désigné dans les médias comme "le monstre de St Eloi". En mai, son avocat produit au procès des videos de surveillance que les enquêteurs n’avaient pas consultées, montrant la plaignante, tout sourire, accompagner le mis en cause à la boutique érotique et au cinéma. Le deuxième jour, le juge prononce l’acquittement.
 

 

(?) 2011 : BERNARD CAUSSE (Montpellier)

Ce responsable des festivités à la mairie de Lattes porte plainte contre son épouse Dominique pour violence conjugale. Aussitôt, celle-ci contre-attaque en l’accusant de viol, finalement correctionnalisé en agresion sexuelle. En 2015 il est condamné à 3 ans de prison dont 2 fermes. En mai 2017, en appel, il est relaxé, les juges prenant en compte l’absence de preuve et la postériorité de la plainte de l’épouse par rapport à celle de son mari.

http://e-metropolitain.fr/2017/05/12/agression-sexuelle-presumee-un-sexagenaire-relaxe/

 

15 décembre 2010 : QUATRE ETUDIANTS GENEVOIS
 
Une femme est retrouvée rue Champel, à Genève, en état de choc, les habits déchirés. Elle affirme avoir été frappée et violée par quatre jeunes gens, qu’elle connaît et désigne : ils auraient voulu se venger parce qu’elle avait résilié leur contrat de location. Mais les objections à cette thèse s’accumulent. Ils ont tous un alibi solide. Aucun profil ADN n’a été retrouvé sur la présumée victime, qui se révèle souffrir de troubles psychiques. Et d’autres éléments apportés par elle se révèlent être des inventions.montrent que la plainte est bidon.
 
Il faudra pourtant neuf mois à la procureure Sethi-Karam pour classer l’affaire, en octobre 2011. Le temps de perturber gravement l’existence des quatre mis en cause, qui portent plainte pour dénonciation calomnieuse. Cela ne démonte pas la plaignante, qui fait appel .
 

 

26 novembre 2010-17 novembre 2013 : LES 15 VICTIMES DE JEMMA BEALE (Grande-Bretagne)

Le 26 novembre 2010, elle dépose plainte pour viol contre un homme qui devait la raccompagner en voiture. Le 7 juillet 2012, plainte pour 2 agressions sexuelles, l’une dans un pub, l’autre dans un parking et par le même homme secondé par 3 amis. Le 2 septembre 2013, plainte pour des agressions sexuelles près de son domicile. Le 17 novembre 2013, plainte pour viol contre 4 jeunes membres d’un gang. Soit au total 15 hommes mis en cause.

Ces plaintes sont démontées progressivement par les enquêtes. Agée de 25 ans, elle est arrêtée en 2014, inculpée en mars 2016, et jugée en juillet 2017 par un tribunal de Southwark. Sous réserve d’autres informations, elle détient le record des fausses accusations dans le monde anglophone.

http://www.sudinfo.be/1880638/article/2017-07-07/jemma-mythomane-a-porte-plainte-pour-viol-contre-15-hommes-tout-etait-faux

 

20 août 2010 : JULIEN ASSANGE

Julien Assange est un australien, fondateur de Wikileaks, un site qui publie des documents militaires secrets, entre autres sur les agissements de l’armée américaine en Afghanistan.

Le 20 août 2010, en Suède, deux femmes portent plainte contre lui, l’une pour agression sexuelle, l’autre pour viol. La deuxième accusation est relayée par les médias du monde entier. Après avoir lancé un mandat d’arrêt, la justice suédoise le retire le 21 août et annule les poursuites. Elle les reprend le 18 novembre.

On apprendra ensuite, non seulement que les deux femmes étaient consentantes, mais encore que l’une d’elles, Anna Arin, est une féministe radicale, et qu’elle avait avant l’affaire publié sur son blog un "Manuel de vengeance", destiné à servir contre les amants infidèles, effacé ensuite.

Assange, qui se trouve alors en Grande-Bretagne, est sous la menace d’une extradition vers la Suède, où il refuse de se rendre. En 2012, il obtient l’asile politique à l’amabassade de l’Equateur à Londres, où il reste 5 ans...

Le 19 mai 2017, le parquet suédois abandonne les poursuites

lefigaro.fr/international/2010/12/01/01003-20101201ARTFIG00733-les-soupcons-etranges-qui-pesent-sur-julian-assange.php

 

6 mai 2010 : UN RECEVEUR DES POSTES (Ile Maurice)

Son épouse quitte le domicile commun et porte plainte contre lui pour violences conjugales. Le 14 juin, elle porte à nouveau plainte : il aurait abusé de leur fille de 4 ans en octobre 2009, et eu des relations sexuelles en sa présence. Contre caution, il est mis en liberté provisoire, et inculpé. Au final, l’enquête l’innocente le 3 mars 2016. Mais le 12 février 2017, le jugement de divorce est prononcé, et, du fait de la plainte, lui enlève tout contact avec sa fille. Il engage des poursuites contre son ex pour avoir terni sa réputation, et une procédure pour obtenir la garde de sa fille. 

http://defimedia.info/reclamation-de-rs-500-000-dommages-il-poursuit-son-ex-epouse-pour-faute

 

19 avril 2010 : MOHAMED EL AMRANI (Vitry-le-François, Marne)

D’origine marocaine, âgé de 19 ans, il est accusé de viol par une jeune femme s’adonnant occasionnellement à la prostitution, avec laquelle il a eu une relation pendant la nuit. Dominant mal le français, il est inculpé, détenu provisoirement pendant 30 mois, puis acquitté par la Cour d’assises de la Marne.

Le 14 septembre 2015, il est à nouveau accusé, par une jeune fille de 19 ans qu’il fréquente depuis un an. Elle prétend qu’il l’a violée dans un parc. Il est à nouveau incarcéré, jusqu’au 3 mars 2017, où l’accusatrice, pressée de questions par la présidente de la Cours d’assises, reconnaît avoir tout inventé (du fait que les gendarmes avaient été mobilisés par ses parents qui ne la voyaient pas rentrer). Il aura passé 47 mois en prison sans motif

http://www.lunion.fr/20209/article/2017-03-12/marne-deux-fois-accuse-deux-fois-acquitte-quatre-ans-de-detention-provisoire

 

mars 2010 : JORG KACHELMANN (Allemagne)

Présentateur vedette de la météo sur la chaîne de télévision allemande RVD, Kachelmann est accusé de viol, sous la menace d’un couteau et avec menaces de mort, par une ancienne maîtresse. Il clame son innocence. L’opinion se passionne pour le procès-fleuve. Après neuf mois de procédure, le 31 mai 2011, il est acquitté par le tribunal de Mannheim.

liberation.fr/monde/01012341028-un-presentateur-star-acquitte-en-allemagne-dans-une-affaire-de-viol

 

janvier 2010 : FABRICE ZAKZEK

Foncionnaire territorial exerçant en Lorraine, 44 ans, il est accusé par Fantine, une compagne avec qui il a vécu irrégulièrement depuis 1990, et de qui il a eu une fille : violences physiques, harcèlement, viol. Au long de la procédure qui dure deux ans, il subit trois gardes à vue. En avril 2012, les plaintes sont classées sans suite. 

sites.google.com/site/violoulinjusticeordinaire/home

 

(?) 2010 : ALAIN CHAUVET (Carqueirane)

En couple à Carqueirane, puis divorcé, il est accusé par son ex-compagne, Priscilla Majani, de viol sur leur fille Camille âgée de 5 ans. Après divers examens gynécologiques et psychologiques sur celle-ci, il est mis hors de cause. Mais le 26 décembre, Camille est enlevée par la mère, et à ce jour n’a pas été retrouvée. Le 3 avril 2015, à Carqueirane, la mère est condamnée par défaut à 2 ans de prison ferme pour "dénonciation mensongère et calomnieuse"

http://www.varmatin.com/carqueiranne/video-camille-enlevee-par-sa-mere-a-carqueiranne-le-pere-calomnie.2101878.html

 

( ?) 2010 : ALLY DOOKY (Ile Maurice)

A l’occasion de leur divorce, ce père est accusé par son épouse d’attouchements sur leur fille. Du coup, la Justice ne l’autorise à rencontrer celle-ci que trois heures par semaine, dans un lieu public, en présence de sa mère. Il crie son innocence, sollicite toutes les institutions de l’Ile. Son courage est récompensé, quoique tardivement, le 3 mars 2016 : la Cour intermédiaire annule toutes les poursuites engagées contre lui.

http://defimedia.info/le-combat-dun-pere-divorce-laffaire-contre-ally-dooky-rayee-20671/ 

 

(?) 2010 : UN PROF de THETFORD MINES (Québec)

A la polyvalente de cette ville, deux filles de 14 ans portent plainte contre leur enseignant d’éducation physique pour agression sexuelle. Confrontées à l’enquête, elles reconnaissent avoir tout inventé pour lui nuire. Elles se voient imposer 100 heures de travaux communautaires, et de muter dans une autre école.. pour un an seulement.

http://www.lapresse.ca/le-soleil/justice-et-faits-divers/201111/11/01-4467127-fausses-accusations-dagressions-sexuelles-cent-heures-de-travaux-pour-deux-ados-de-14-ans.php

 

2009 : JEAN-CHRISTOPHE GRIMALDI (Avignon)

Saze, près d’Avignon. Son épouse l’accuse d’agression sexuelle sur Marie, leur petite fille de trois ans. En 2010, le tribunal de Mende classe sans suite et demande un suivi psychiatrique pour la mère. Le divorce est prononcé, la mère obtient la garde de Marie, et il ne la verra quasiment plus. En 2011, la mère dépose une nouvelle plainte pour viol. En janvier 2013 il fait dix jours de grève de la faim devant le Palais de justice d’Avignon, sans rien obtenir de décisif.. Le 27 mai, il donne une conférence de presse au même endroit, et annonce son suicide. Le 14 février 2014, il obtient un non-lieu, et se déclare mobilisé pour obtenir la garde de sa fille.

midilibre.fr/2013/05/23/l-ultime-appel-de-detresse-d-un-pere-desespere,701888.php

 

8 décembre 2009 : PHILIPPE POUILLE (Béziers)

Dans la nuit, Philippe Pouillé, 69 ans, légèrement handicapé, est retrouvé carbonisé dans son appartement de Béziers. Au cours de l’enquête, trois personnes dont deux mères de famille reconnaissent avoir étranglé l’homme, puis avoir essayé de camoufler le meurtre en accident. Elles étaient venues chez lui pour lui reprocher de présumés attouchements sur leurs filles de huit et neuf ans, rapportés par celles-ci, et la discussion avait dégénéré. Selon l’enquête, ces soupçons étaient complètement infondés.

lefigaro.fr/actualite-france/2010/04/08/01016-20100408ARTFIG00718-soupconne-d-etre-pedophile-il-aurait-ete-tue-par-ses-voisins-.php

 

juin 2009 : DJAMEL KEDDOUH (Montpellier)

Chauffeur de taxi, il est accusé par Inès, étudiante de 22 ans, de l’avoir violée à l’arrière du véhicule en la ramenant, après une sortie en boîte de nuit. Accusation visant, semble-t-il, à reconquérir son petit ami. Grâce à la géolocalisation, l’enquête aboutit à un classement sans suite. Il l’attaque pour dénonciation calomnieuse : en mai 2011, elle est condamnée à un an avec sursis et 5000 euros d’amende. Elle fait appel : la condamnation est confirmée en octobre 2012.

http://www.midilibre.fr/2012/09/30/viol-invente-l-etudiante-en-remet-une-couche,570784.php

 

juin 2009 : UN HOMME A TOURS

Une femme mariée, originaire du Gabon, le rencontre par l’intermédiaire de petites annonces d’un journal s’adressant aux français d’origine africaine. Elle l’accuse ensuite de l’avoir violée, et de lui avoir transmis le sida (alors qu’il est séronégatif). L’instruction aboutit à un non-lieu. Il l’attaque pour dénonciation calomnieuse (le jugement a été rendu le 23 mai 2013, nous ne l’avons pas, éventuellement merci de nous le communiquer.)

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2013/04/29/Fausse-accusation-de-viol-la-victime-contre-attaque-1430253

 

2009 : MANU

Manu, rugbyman dans le sud-ouest de la France, divorcé d’une femme dont il a eu deux fils. Un jour, exercant son droit de visite, il interrompt un peu brutalement un jeu de touche-pipi entre ceux-ci et deux petites filles. Son ex exploite l’incident en portant plainte contre lui pour agression sexuelle sur mineurs, et ne lui présentera plus ses enfants jusqu’au procès, soit pendant quatre ans, période au long de laquelle il sera soumis à un contrôle judiciaire. Le procès a lieu en septembre 2013 : les déclarations de la mère et des enfants apparaissent à tous comme tellement "récitées" que Manu est relaxé.

ladepeche.fr/article/2013/09/26/1717603-un-pere-injustement-accuse-d-inceste.html

 

décembre 2008 : FRANKLIN MATA, KENNETH MORENO (USA)

Une nuit, ces deux policiers de New-York sont appelés par un taximan pour aider sa cliente ivre, une femme de 29 ans, à rentrer dans son appartement. Ce qu’ils font. Comme elle le leur a demandé, ils reviennent ensuite à trois reprises, car elle va mal, et la réconfortent. Quelques jours plus tard, elle les accuse de viol.

En mai 2011 (en pleine affaire DSK) ils sont jugés, et, contre toute attente, acquittés. Les jurés ont été fortement influencés par le fait qu’aucune trace ADN n’a été trouvée.

lefigaro.fr/international/2011/05/28/01003-20110528ARTFIG00419-un-acquittement-pour-viol-met-new-york-en-emoi.php

 

15 décembre 2008 : RENE SALOPPé (Arras)

Policier municipal à Arras, époux et père. En 2008, il noue des relations très amicales avec un homme en instance de séparation, et le soutient contre son épouse violente, Mme X. Pour se venger, celle-ci dépose plainte contre RS le 15 décembre 2008, pour le viol présumé de sa fillette de neuf ans. Ultérieurement, elle réussit à susciter une deuxième plainte, celle de Mme Y, qui accuse RS d’agression sexuelle, également sur sa fille du même âge. Mme Y a également une bonne raison de se venger : RS a effectué un signalement auprès des services sociaux à propos de cette fillette dont la mère ne s’occupe pas, et qui est livrée à elle-même.

Le 24 septembre 2009, RS est placé en garde à vue pour trente-deux heures. Pressé d’être libéré pour assister sa femme en voie d’accouchement, il fait des aveux d’attouchements qu’il retire aussitôt après. Il est changé de service et tombe en dépression.

Le 3 août 2010, deuxième garde à vue. Le 20 janvier 2011, mal défendu par une avocate inexpérimentée, il est reconnu coupable d’agression sexuelle sur mineures et condamné à douze mois de prison avec sursis. Il fait appel et s’adjoint les services d’un avocat spécialisé, Stéfan Squillaci. L’appel est jugé le 14 mars 2012 : il est complètement innocenté.

Il retrouve ses fonctions professionnelles antérieures et porte plainte pour dénonciation calomnieuse et faux témoignage.


http://www.lavenirdelartois.fr/actualite/Faits_divers/Faits_divers/2012/05/28/article_condamne_pour_agression_sexuelle_rene_sa.shtml

 

mars 2008 : VAMARA KAMAGATE

Vamara Kamagate est un SDF ivoirien, qui à l’époque a déjà fait vingt ans de séjour irrégulier en France. En mars 2008, il est accusé par une jeune femme d’agression sexuelle, et condamné deux jours plus tard, en comparution immédite, à dix-huit mois de prison ferme.

Mais la plaignante, qui aurait été réellement victime d’un agresseur (mais aussi de deux autres les années précédentes), ne l’a pas reconnu avec certitude, et elle a des remords. Elle l’avoue à son avocate, qui initie une procédure de révision. Le 24 juin 2009, la Cour de révision casse le jugement. Vamara Kamagate est libéré après six mois de prison.

liberation.fr/societe/0101573352-le-sdf-bouc-emissaire-et-la-victime-imaginaire

 

février 2008 : HENRI FOURNIER (Québec)

Le 22 février 2008, cet enseignant en éducation physique d’une école de la Montérégie (Québec) est accusé d’attouchements sexuels par 19 élèves filles agées de 8 à 11 ans, un record. Quoique criant son innocence, il est aussitôt suspendu (sans solde) par son administration.

Ultérieurement, l’une des plaignantes retire sa plainte, une autre est jugée non-crédible par les enquêteurs. Fournier fait l’objet de 38 chefs d’inculpation.

Le 29 octobre 2009, à Chateaugay, le tribunal le blanchit intégralement. Le 12 janvier 2010, il choisit de reprendre le travail dans son ancienne école, puis y renonce quatre jours plus tard, et se met en préretraite.

radio-canada.ca/regions/Montreal/2010/01/12/004-Fournier-enseig-procedur.shtml

 

2008 : (?) CHASTAN (Tarn)

Le couple Chastan habite le Tarn, avec une fille issue d’un premier mariage de Sandrine Chastan, et leurs deux jumeaux, nés en 2003. En 2007, SC prétend avoir reçu de sa plus jeune fille la révélation d’attouchemets faits sur elle par son père, qui corroboreraient d’autres révélations faites en 2001 et auxquelles elle n’a pas cru, de la part de sa fille aînée . Ayant obtenu le divorce et la garde des enfants, elle interdit au père de les voir de janvier 2008 à mai 2009, et est condamnée pour cela. En décembre 2009, elle disparaît avec les enfants. Elle est retrouvée en décembre 2010. En janvier 2011, les enfants sont retrouvés chez sa mère et sa soeur. En juin 2012, à Castres, elle est condamnée à un an de prison (dont onze mois avec sursis). Les procédures engagées suite aux accusations d’attouchements aboutissent à des classements sans suite.

ladepeche.fr/article/2012/06/06/1370380-l-affaire-chastan-enfin-jugee.html

 

octobre 2007 : ERIC MIGNOT

Cet entrepreneur en bâtiment de la Côte d’Azur a eu trois enfants avec sa compagne Sophie Giuli, une fille et deux garçons. Ils se séparent en 2005 et ceux-ci sont confiés à la mère. En octobre 2007, suite à divers comportements délirants, Sophie est hospitalisée, les enfants, alors âgés de 4 à 7 ans, placés en foyer : Eric demande leur garde et l’obtient. Dès lors, Sophie dépose contre Eric des plaintes de plus en plus graves : avec des complices, viols sur les enfants du couple, et viols et assassinats sur d’autres enfants (seize !). Elle est fortement soutenue par son beau-père Jacky Maillard : investissant le web, ils parviennent à rallier à leur cause un certain nombre de naïfs. Pourtant, les enquêtes diligentées ne permettent de confirmer aucune des accusations. Les déclarations des trois enfants, que le tandem filme et diffuse largement, sont manifestement suggérées et manipulées. Une information judiciaire pour "dénonciation calomnieuse" est ouverte contre Sophie et Jack. Le 20 février 2014, à Draguignan, ils sont condamnés à 6 mois de prison avec sursis assortis de 18 mois de mise à l’épreuve, ainsi que, pour Jack, l’interdiction d’entrer en contact avec les enfants et une obligation de soins.

leparisien.fr/espace-premium/actu/ils-avaient-denonce-des-orgies-pedophiles-imaginaires-09-01-2014-3475569.php

 

2007 : FAUSSES PLAINTES AUX BALEARES

Des jeunes femmes britanniques qui passent leurs vacances aux Baléares souscrivent des assurances spéciales comprenant des indemnités en cas d’agression sexuelle. Certaines, et de plus en plus, portent de fausses plaintes pour viol : elles touchent facilement les indemnités car les compagnies ne vérifient pas la réalité des faits.

archives.lematin.ch/LM/LMS/-/article-2007-12-2977/la-garde-civile-de-lchipel-touristique-des-bales-a-constatne-augmentation-des-fausses

 

2007 : AL GORE (USA)

Al Gore est un ancien vice-président des Etats-Unis, Prix Nobel de la paix.

En 2007, Molly Hagerty, une masseuse, suscite un article de tabloïd dans lequel elle l’accuse d’avoir essayé de la contraindre sexuellement dans un hôtel de Portland, le 24 octobre 2006. L’argent touché pour cet article est sans doute le mobile. La police diligente une enquête. Al Gore dément.

Le 30 juillet 2010 (trois ans plus tard !) le procureur du comté de Multnomah, , Michael Schrunk, annonce que l’affaire est classée sans suite. évoquant "des éléments contradictoires, des déclarations de témoins qui se contredisent, des problèmes de crédibilité, le manque de preuvee scientifiques et les démentis de M.Gore."

tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100731.FAP6275/aucune-charge-retenue-contre-al-gore-au-terme-de-l-enquete-sur-les-allegations-d-une-masseuse.html

 

mars 2007 : FRANCOIS ROCHE (Gironde)

Leur couple battant de l’aile, sa compagne, Mireille Meresse, l’accuse de viol conjugal et de violences sur sa fille et son fils. Il est incarcéré trois mois et ne voit plus ses enfants pendant deux ans. En 2009, il bénéficie d’un non-lieu et porte plainte pour dénonciation calomnieuse. Il rerouve la garde de ses enfants. En mai 2014, en l’absence de Mireille Meresse, le tribunal correctionnel de Bordeaux condamne celle-ci à deux ans de prison ferme pour dénonciation calomnieuse, et délivre contre elle un mandat d’arrêt. Le procureur exprime au père les excuses de la Justice pour ses dysfonctionnements. En septembre 2014, présente à l’appel, elle maintient ses accusations. Ses pratiques affabulatrices apparaissant clairement, elle est condamnée à deux ans de prison dont un ferme, et à verser 13 000 euros à son compagnon. 

http://www.sudouest.fr/2014/09/08/peine-de-prison-pour-fausse-denonciation-1664236-2780.php

 

mai 2006 : M. X (?) (Laval)

Le 13 mai 2006, Mme Y. signale aux policiers de Laval un individu qu’elle affirme reconnaître formellement comme celui qui l’a agressée en mars 2004 au domicile de sa mère, dans cette même ville, lui volant sa carte bancaire et la contraignant à des attouchements sexuels. Interpellé, M. X dément les accusations et est relaxé par le tribunal correctionnel de Laval le 2 novembre 2006. Le ministère public et l’accusatrice (toujours aussi formelle) ayant fait appel, il est cependant condamné par la Cour d’appel d’Angers le 29 mai 2007, donc sans aveux, sans témoins, sans preuves. Le pourvoi en cassation est rejeté le 6 mai 2008.

Mais peu après un certain Bruno Z., qui fait l’objet d’une enquête pour d’autres délits d’ordre sexuel, reconnaît être l’auteur de l’agression de Laval. Confrontée à lui, Mme Y. le reconnaît : il est condamné le 27 mai 2011. De ce fait, le 20 juillet 2011, la Cour de cassation annule la condamnation de M. Y.

juritravail.com/Actualite/procedure-penale/Id/9124

 

2005 : PATRICK (?)

En 2005, instituteur depuis 25 ans dans une école de banlieue, il est accusé par la mère d’une élève d’agression sexuelle, puis par d’autres filles qui se rétracteront ensuite. Il est aussitôt suspendu par son administration. La Justice classe sans suite en février 2006, puis le réinculpe ! En avril 2009, le tribunal correctionnel décide la relaxe : il aura fallu 43 mois...

liberation.fr/societe/0101565289-accuse-de-pedophilie-a-tort-durant-43-mois

 

17 décembre 2004 : HAROLD BOUCHARD (Québec)

Cet entraîneur de hockey de Rivière-du-Loup  est arrêté suite à l’accusation d’agressions sexuelles lancée par une jeune fille de moins de quatorze ans, qui fait partie d’une de ses équipes. L’enquête, complètement à charge, aboutit en mars 2008 (trois ans et trois mois plus tard), à un procès devant la Cour de Québec. Là éclatent les invraisemblances de la thèse de la plaignante : les présumées agressions auraient eu lieu en présence d’autres personnes, au cinéma, au camping, ou dans des chambres d’hôtel avec des portes entrouvertes. On apprend aussi que la jeune fille a lancé l’accusation alors qu’elle faisait l’objet d’une enquête pour trafic de stupéfiants dans son école. La Cour décide l’acquittement.

canoe.com/infos/societe/archives/2008/03/20080321-110600.html

et une video : youtube.com/watch ?v=mYXDvODoRRk

 

5 mai 2004 : LES SIX LYCEENS DE DIJON

Le 5 mai 2004, Marjorie, une femme de 37 ans, agent de service du lycée Henri-Dumaine de Mâcon accuse six lycéens de l’avoir violée, à deux reprises et en groupe, au sein même de l’établissement, et dans la journée. En 2008, ils sont condamnés à des peines d’un à trois ans de prison. En avril 2009, ils sont acquittés par la Cour d’assises des mineurs de Dijon.

En 1991, la plaignante avait déjà porté plainte contre un homme, blanchi ensuite par la Justice après deux ans de détention provisoire...

lefigaro.fr/actualite-france/2009/04/10/01016-20090410ARTFIG00307-fin-du-calvaire-pour-six-jeunes-injustement-accuses-.php

 

2004 : JEAN-FRANCOIS C. (Angers)

Dans le cadre de l’enquête sur le réseau pédophile d’Angers, ce journaliste est arrêté, parmi soixante autres personnes, et inculpé d’agression sexuelle sur des mineures de moins de quinze ans. Il perd son emploi, vend sa maison pour payer les frais de procédure, et effectue neuf mois de détention. En juillet 2005, il est condamné à Angers à six mois de prison avec sursis. En octobre 2007, alors que les autres prévenus, qui sont réellement coupables, se voient confirmer leurs peines, il est acquitté par la Cour d’assises de Loire-Atlantique. 

lefigaro.fr/actualite/2007/04/21/01001-20070421ARTWWW90175-proces_dangers_les_peines_confirmees_en_appel.php

 

17 mars 2004 : ANTHONY BERNABEU

Cet instituteur-directeur d’école d’un village pyrénéen est l’objet d’un signalement fait par une assistante sociale, suite à un entretien avec un élève de maternelle âgé de trois ans et ses parents. L’enfant (manipulé par ceux-ci ?) l’accuse de divers abus sexuels. Les gendarmes le placent en garde à vue, perquistionnent son domicile et l’école. Il s’en tire mieux que d’autres puisque la garde à vue s’achève sans inculpation. Ultérieurement, les examens médicaux pratiqués sur l’enfant diagnostiquent un "anus irrité"... L’enquête est classée sans que quiconque d’autre ait été mis en cause.

Son livre : Journal d’un instituteur en garde à vue. Calmann-Levy, 2005

Son interview par Thierry Ardisson :

ina.fr/ardisson/tout-le-monde-en-parle/video/I09146438/antony-bernabeu-a-propos-de-son-livre-journal-d-un-instituteur-en-garde-a-vue.fr.html

 

mai 2003 : DOMINIQUE BAUDIS (Toulouse)

Deux prostituées, Fanny et Patricia, accusent Dominique Baudis, alors maire de Toulouse, de viol et de proxénétisme dans le cadre d’un réseau de notables. Un travesti, Djamel, confirme et ajoute qu’il y a eu des morts. le mis en cause dénonce une machination. En septembre, Fanny retire son accusation de viol. Djamel est retrouvé mort dans une chambre de clinique. En juillet 2005, la Cour d’appel de Toulouse confirme un non-lieu général. En mars 2009 Fanny et patricia sont condamnées pour dénonciation calomnieuse à des peines de prison avec sursis.

 

2003 : JEAN FAURE (Isère)

Une femme de 22 ans, Shirley, porte plainte contre Jean-Faure, sénateur de l’Isère et maire d’Autrans (1983-2008) pour des fellations containtes et des attouchements subis par elle entre 6 et 11 ans. Cette femme est la fille d’une ancienne maîtresse du sénateur. Il clame son innocence tout au long d’une instruction qui dure cinq ans. En juillet 2009, il est acquitté par la Cour d’assises de Paris (bien que deux experts aient jugé la version de la jeune femme crédible et cohérente !)..

liberation.fr/societe/0101577868-acquittement-du-senateur-accuse-de-viols-sur-mineure

 

2003 : JEAN-LUC LAHAYE

En 2003, une jeune fille de moins de quinze ans accuse le chanteur et son avocat Pierre Elbaz de l’avoir violée à deux reprises fin 2002 et début 2003. Les mis en cause reconnaissent la relation sexuelle mais nient le viol. Selon eux, elle se fait passer pour une majeure et en a l’apparence ; elle était parfaitement consentante.

Le 8 janvier 2007, devant le tribunal correctionnel de Paris, les deux hommes sont condamnés à dix mille euros d’amende.pour atteintes sexuelles sur une mineure de quinze ans.

Corrélativement (mais cela sera moins retenu), ils sont disculpés de l’accusation de viol.

tempsreel.nouvelobs.com/actualites/people/20070108.OBS6045/jeanluc_lahaye_condamnepour_atteintes_sexuelles_sur_min.html

 

6 février 2003 : PASCAL BARBEAU (Noisy-le-Grand)

A 53 ans ce rééducateur du Réseau d’aide spécialisé aux élèves en difficulté (Rased) est accusé par une mère, Marie Clémence Bertrac, de viol sur son petit garçon de 4 ans à l’école Jules Ferry. Elle prétend aussi qu’il y a des séances photos avec PB et les enfant nus, et des orgies sexuelles. L’enfant ne réitérera jamais son présumé récit devant les enquêteurs. Mais PB est suspendu, la mère fait campagne contre lui, et les parents d’élèves se livrent à des menaces. PB est soutenu par un collectif de syndicats, qui tient une conférence de presse avec lui le 10 septembre, car il est convoqué chez un juge le 25. Mais suite à l’audition aucune charge n’est retenue contre lui.

http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis/je-ne-comprends-pas-ce-que-veut-cette-mere-28-02-2003-2003859808.php

 

mai 2002 : UN INSTITUTEUR DE CAEN

Une mère d’élève l’accuse d’agression sexuelle sur sa fille de neuf ans, accusation confortée par celle de sa soeur aînéee (12 ans). Quoique les examens médicaux attestent de leur virginité, il est mis en examen et en détention préventive. Les fillettes lancent d’autres accusations contre d’autres personnes, qui sont entendues, sans que rien ne puisse être retenu contre elles. Pourtant l’instruction à charge continue.pendant deux ans et demi.

Remis en liberté, à 54 ans, il met fin à ses jours dans une baraque de la campagne normande. Six mois après sa mort, il bénéficie d’un non-lieu

http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-instituteur-accuse-de-pedophilie-s-etait-suicide-03-11-2007-3291349633.php#xtref=http%3A%2F%2Fwww.google.com%2Furl%3Fsa%3Dt%24rct%3Dj%24q%3D%24esrc%3Ds%24source%3Dweb%24cd%3D1%24cad%3Drja%24uact%3D8%24ved%3D0CB4QFjAAahUKEwiw3tbxrYzGAhXCvBQKHWRpAAA%24url%3Dhttp%253A%252F%252Fwww.leparisien.fr%252Ffaits-divers%252Fl-instituteur-accuse-de-pedophilie-s-etait-suicide-03-11-2007-3291349633.php%24ei%3DFfh7VfD_HML5UuTSAQ%24usg%3DAFQjCNFY4nBlUx8Hs9B_JrWxjCzhiKjghw%24bvm%3Dbv.95515949%2Cd.d24

 

21 mars 2003 : ALAIN MONTEIL

Deux des cinq enfants Monteil (Jennifer, et un garçon) portent plainte contre leur père Alain, pour des viols qui se seraient produits 20 ans plus tôt. Soutenu par sa femme Béatrice, AM clame son innocence. Après cinq ans d’enquête, il est condamné par la Cour d’assises du Gard à dix ans de prison... mais, curieusement, il est laissé libre. En juin 2010, en appel, la cour d’Assises d’Avignon porte la condamnation à 12 ans, et il est cette fois incarcéré. Béatrice demande l’aide de l’association de Roland Agret. Le 3 septembre 2012, fait nouveau : Jennifer porte plainte pour "subornation de témoin" contre la fille aînée, Magali, qu’elle accuse de l’avoir manipulée, ainsi que son frère, pour qu’ils portent plainte. Le 27 mai 2013, fait très rare, la Commission des révisions ordonne un complément d’information.

rolandagret.blog.lemonde.fr/2013/06/07/affaire-alain-monteil-rebondissement-la-commission-des-revisions-ordonne-la-chose-rarissime-un-complement-dinfor

 

avril 2002 : JOHNNY HALLIDAY (Cannes)

En avril 2002, le chanteur est accusé par une hôtesse, Marie-Christine Vo : elle prétend qu’il l’a violée sur son yacht, à Cannes, dans la nuit du 28 au 29 avril 2001. Johnny n’est pas inculpé, mais entendu comme témoin assisté. En avril 2007, soit six ans plus tard, un non-lieu est rendu par la Cour d’appel d’Aix-en-Provence. En janvier 2007, la plaignante est condamnée pour faux et usage de faux (pour des certificats médicaux de complaisance) mais, en avril 2007, obtient un non-lieu pour la plainte de Johnny en dénonciation calomnieuse, devant la même Cour...

jetsetmagazine.net/potins,et,news/nonlieu-pour-lexaccusatrice-dhallyday-accusee-de-denonciation-calomnieuse.18.898.html

 

février 2002 : LE CAFE DE LA PLAGE (Angoulême)

Le café de la Plage est en 2002 un lieu de rencontre de la communauté gay d’Angoulême. Deux jeunes enfants accusent seize personnes de viol, dont Gilles Pommier, un prêtre ouvrier de 42 ans. Celui-ci, comme deux autres mis en cause, fera plus de cinquante mois de détention provisoire.

En mars 2006 la Cour d’appel de Bordeaux les innocente tous.

En 2007 la commission d’indemnisation de Bordeaux accorde à Gilles Pommier une indemnisation de 120 000 euros.

http://blogdesinnocents.canalblog.com/tag/POMMIER

 

2002 : BRIAN BANKS (USA)

A 16 ans, il est un joueur de football américain prometteur, qui vient d’obtenir une bourse pour étudier à USC. Mais sa carrière est brisée dans l’oeuf car une lycéenne, Wanetta Gibson, l’accuse de viol. Il clame d’abord son innocence, puis, sous la pression de son avocat, il plaide coupable en vue de faire réduire sa peine. Condamné à six ans de prison, il fait soixante-deux mois.

En 2011, Wanetta revient d’elle-même et publiquement sur ses accusations. et, le 24 mai, un tribunal l’innocente.

Il essaie dès lors de reprendre sa carrière sportive. Un club l’embauche en 2013.

http://franceusamedia.com/2012/05/brian-banks-nouveau-symbole-dune-justice-qui-coince/ 

 

21 décembre 2001 : PHILIPPE SIRVENT

La fille de cet officier de police, Julie, tient à son institutrice, avec son langage d’enfant (trois ans !) des propos que celle-ci choisit d’interpréter comme révélant un abus sexuel. Le 23 janvier 2002, elle procède à un signalement. Le procureur ouvre une enquête. Julie est examinée par un médecin légiste, qui conclut qu’elle a été partiellement déflorée. Le couple Sirvent la fait examiner par un autre médecin, qui, lui, décèle une légère anomalie congénitale. Malgré cela, PS est placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de voir sa fille. Le non-lieu n’arrivera que le 30 octobre 2002.

A lire : Anne et Philippe Sirvent. Papa a fait mal. Calmann-Levy, 2004

 

5 septembre 2001 : ALAIN HODIQUE

Alain Hodique, attaché commercial, époux de la directrice de l’école maternelle de Bucquoy (62, près d’Arras) est accusé par cinq familles d’enfants entre trois et cinq ans d’agressions sexuelles contre des enfants de l’école, à son domicile qui jouxte celle-ci. Le 5, il est interpellé et placé en détention provisoire. Le 6, Jack Lang, ministre de l’Education nationale, publie une lettre de soutien aux parents d’élèves qui cautionne l’accusation. Marie-Thérèse Hodique, alors qu’elle n’est pas poursuivie, est suspendue par l’EN et rémunérée à mi-traitement.

Alain Hodique est incarcéré 380 jours et perd son emploi. Mais il travaille opiniâtrement à prouver son innocence, et décembre 2005, la chambre de l’instruction de Douai prononce un non-lieu. Les familles et le Parquet de Douai se pourvoient en cassation.

En février 2006, la Cour de cassation rejette le pourvoi et confirme le non-lieu.

Le 27 mars 2007, le nouveau ministre de l’EN, Gilles de Robien, publie un communiqué indiquant qu’il découvre la situation de Marie-Thérèse Hodique, toujours suspendue (!), et s’engage à la rétablir dans ses droits

Le 29 mars 2007, soit cinq ans et demi après sa lettre accusatrice (!), Jack Lang envoie une lettre d’excuses à Alain Hodique.

blog des Hodique : coupdelangue-coupdelance.blogs.seniorplanet.fr/

 

août 2001 : HORST ARNOLD (Allemagne)

Professeur de biologie dans un collège allemand, il est accusé par Heidi K., sa collègue de l’avoir violée dans la salle de préparation. Malgré ses dénégations et l’absence de preuves, il est condamné en 2002 par le tribunal de Darmstadt à cinq ans de prison, qu’il effectue intégralement.

Mais des doutes apparaissent sur la version de l’accusatrice, qui se révèle être totalement mythomane. Ce qui amène à un second procès en juillet 2011 à Cassel, qui conclut à son innocence, confirmée encore par l’échec du pourvoi en cassation d’Heidi K.

Pourtant, Arnold, qui a tout perdu, ne parvient à obtenir ni indemnisation, ni le droit d’exercer à nouveau sa profession. Il meurt d’une crise cardiaque en pleine rue en juin 2012. En juillet 2012 une procédure est lancée contre Heidi K.

de.wikipedia.org/wiki/Horst_Arnold_%28Justizopfer%29

 

21 mai 2001 : JOHN GOETELEN (Genève)

Le 21 mai 2001, ce naturopathe genevois est accusé de viol par une ancienne compagne, brutalement perquisitionné et incarcéré pendant un mois. Bien qu’il ait fourni tous les éléments prouvant que leur relation avait été longue et consentie, l’instruction dure cinq ans, et aboutit à un procès, à Genève, fin janvier 2008. L’accusatrice s’enferre dans ses contradictions. Le 1er février 2008, sept ans après la plainte, il est acquitté.

Voir son site

 

12 avril 2001 : PAUL JACQUIN (Zittersheim, Bas-Rhin)

Ce jour-là, veille de vacances scolaires, à 13h10, les gendarmes entrent dans l’école de Zittersheim pour interpeller Paul Jacquin, l’instituteur, devant la classe et alors qu’aucune plainte n’a encore été déposée contre lui. Une enseignante qui doit le remplacer les accompagne. Paul Jacquin demande à monter à son appartement de fonction pour prendre des affaires, se défenestre et meurt.

La plainte ne sera déposée que 45 minutes plus tard. L’intervention a été déclenchée par la procureure de Saverne, Madeleine Simoncello, à partir des accusations d’attouchement d’un élève de huit ans (dont le père vient de se suicider), qu’elle a fait "vérifier" non par des enquêteurs mais par des fonctionnaires de l’Education nationale !

Le 18 avril, Ségolène Royal, alors ministre déléguée à la Famille et à l’Enfance, fait une déclaration dans laquelle elle accable le suicidé... sans grand risque d’affronter sa contradiction.

Le 16 mars 2006, la famille de l’enseignant est déboutée par le tribunal de grande instance de Paris des poursuites qu’elle a engagé contre l’Etat. A Zittersheim, une association qui porte son nom travaille à la perpétuation de son souvenir et sur les fausses accusations.

http://www.pauljacquin.com/

 

2001 : LES QUATORZE D’OUTREAU (Pas-de-Calais)

Les déclarations de plusieurs enfants aboutissent à l’arrestation de plusieurs personnes résidant à Outreau, dont celles de Myriam Badaou-Delay, qui s’adonne avec son conjoint et un autre couple à des relations sexuelles avec des enfants, y compris les siens propres. Myriam Badaoui se livre auprès du juge Fabrice Burgaud, chargé de l’instruction, à près de 50 fausses accusations (le record du monde ?), qui trouvent auprès de celui-ci une oreille complaisante. Il met en détention provisoire quatorze autres personnes, qui y resteront entre un et trois ans. L’une d’elles, François Mourmand, décède en prison.

En mai 2004, le procès s’ouvre à Saint-Omer. Myriam Badaoui craque et revient sur ses accusations, ce qui n’empêche pas le tribunal de condamner six des innocents. Les sept autres sont acquittés. Les conjoints des deux couples pédophiles écopent de 15 à 20 ans de réclusion.

En juillet 2004, le procès en appel se tient à Paris. L’avocat général requiert l’acquittement pour les six, lequel est obtenu sans difficulté. Avant même le verdict, Yves Bot, le procureur général de Paris, vient présenter ses excuses aux accusés. Les jours suivants, Pascal Clément, ministre de la Justice, et Jacques Chirac, président de la République, font de même. 

En 2004, Myriam Badaoui est condamnée à 15 ans de prison. Le 5 juin 2015, Daniel Legrand, un des acquittés de 2004, à nouveau jugé pour la pérode où il était mineur et aurait commis les mêmes présumés crimes, est définitivement acquitté.

Malgré un retentissement énorme et les quelques réformes réalisées ensuite, cette affaire n’a pas amené la Justice de mettre fin à ses pratiques erratiques.

 

2001 : THOMAS EDWARD KENNEDY (Washington)

Résident à Longview, Washington, divorcé en 1991, père de deux filles qu’il héberge un week-end par mois. En 2001, sa fille Cassandra, âgée de 11 ans, l’accuse de viols, avec des éléments concrets, qu’elle expliquera ensuite avoir appris dans des films. Il est condamné à 15 ans d’emprisonnement. En 2012, à l’âge de 23 ans, elle déclare qu’elle a tout inventé, poussée par le besoin de se venger de ce qu’elle ressentait comme un manque d’amour de son père, Il est acquitté à la mi-2012, à l’âge de 43 ans, après dix ans passés en prison. (à rapprocher de Antonio Madeira, 1999).

dailymail.co.uk/news/article-2124170/Cassandra-Kennedy-Father-freed-decade-jail-daughter-admits-lied-raping-11.html

 

21 septembre 2000 : SERGE MACHADO (Garonne)

Ce chauffeur-livreur de Gagnac-sur-Garonne est accusé de viol par sa fille, handicapée mentale de 14 ans. Une expertise conclut qu’elle n’est plus vierge. Il est mis en examen le 16 novembre et placé en détention provisoire. Une autre expertise conclut à la virginité de l’accusatrice. Il est libéré le 5 décembre 2001. Début 2005, un juge d’instruction, Joachim Fernandez (le deuxième sur cette affaire) l’envoie en cour d’assises. Défendu par Florence Rault, il conteste cette décision. Le 29 juin 2005, le Parquet abandonne les poursuites.

http://www.ladepeche.fr/article/2006/09/19/36825-justice-serge-machado-je-veux-que-la-justice-s-explique.html

 

2000 : CHRISTIAN IACONO (Vence)

Gabriel Iacono, le petit-fils de Christian, radiologue et maire de Vence, accuse son grand-père de l’avoir violé, entre 1996 et 1998, alors qu’il avait entre cinq et huit ans, dans sa villa. En avril 2009, Christian est condamné à neuf ans de réclusion par la Cour d’assises des Alpes-Maritimes. Gabriel publie un livre : Non, Papy, je n’ai pas menti !  Christian fait appel et est à nouveau condamné, en février 2011, à la même peine, par la Cour d’assises d’Aix-en-Provence. Le 11 mai 2011, dans un entretien à Nice-matin, Gabriel revient sur ses accusations, déclarant entre autres : "Cette scène, je continue à la voir, mais je ne la crois plus possible. J’ai peut-être effectué une transposition, désigné mon grand-père à la place de quelqu’un d’autre.". S’appuyant sur cette déclaration, Christian saisit la Commission de révision des condamnations pénales, qui, le 4 juillet 2013, ordonne la saisine de la Cour de révision. Le 18 février 2014, celle-ci décide qu’une nouvelle Cour d’assises doit rejuger. Ce qui est fait par celle de Lyon, qui acquitte définitivement Christian le 25 mars 2015 (à Lyon, Gabriel ne se plaint plus d’aucun viol)...

nicematin.com/article/derniere-minute/affaire-iacono-mon-grand-pere-ne-ma-pas-viole

 

2000 : LOIC SECHER

En 2000, Emilie, 13 ans, manifeste un grand mal-être qui inquiète certains de ses enseignants. Exigeant qu’elle s’explique, ils l’amènent à évoquer un viol. Prenant le relais, ses parents lui suggèrent le nom du coupable, Loïc Secher, un de leurs voisins. En 2003, il est condamné à seize ans de prison (verdict confirmé en appel), ce d’autant plus que le premier juge refuse de le confronter avec Emilie, et que les "experts" affirment avec force la crédibilité de la jeune fille, et sa perversité à lui. En avril 2008, Emilie se rétracte et exprime des remords. Sécher engage une procédure en révision. En avril 2010 la Cour de révision annule sa condamnation et le libère, après sept ans de détention, tout en le contraignant à un troisième procès ! Il est acquitté à l’issue de celui-ci, en juin 2011.

lemonde.fr/societe/article/2010/04/14/loic-secher-est-sorti-de-prison_1333211_3224.html

 

8 avril 2000 : PASCAL FOKI (Pamiers, Ariège)

Electricien, il est installé dans un camping, où vivent également Céline, 20 ans, et sa fille Océane, 2 ans. Océane est retrouvée morte dans la rivière voisine, mais le pédiatre qui l’examine, puis le légiste, diagnostiquent un viol, du fait d’une « béance anale ». Océane oriente les enquêteurs sur Pascal, qui, sous la pression, fait des demi-aveux. Au camping, des « témoins » l’accablent. Le rapport de l’expert psychologue le décrit comme un « pervers ». Inculpé, il fait 3 mois de détention. Mais un nouveau rapport d’expertise conclut à l’absence de lésion, et que la « béance anale » a été provoqué naturellement, par la température de l’eau. Il est libéré le 6 juillet 2000, le non-lieu est prononcé le 17 avril 2001.

http://www.liberation.fr/societe/2000/07/07/le-bebe-noye-la-mere-paumee-et-le-suspect-trop-parfait_332365

 

1999 : ANTONIO MADEIRA

En 1999, Virginie Madeira, 14 ans, confie à une copine que son père, un artisan maçon, la viole : la confidence fait boule de neige et remonte jusqu’à la Justice qui condamne Antonio, le 12 juin 2001, à douze ans de réclusion. Il en fait six, avant d’être mis en liberté conditionnelle.

En septembre 2006 (elle a 21 ans), Virginie révèle dans un livre, J’ai menti, qu’elle a tout inventé. Saisie, la commission de révision se contente en mars 2007 d’ordonner un complément d’information. Mais le 11 janvier 2009, elle décide de ne pas ouvrir un deuxième procès.

Voir notre dossier.

 

19 février 1999 : JACQUES V. (Corbeil-Essone)

Une mère africaine des Tarterêts, quartier de Corbeil-Essone, constate des saignements chez son petit garçon, l’emmène à l’hôpital où un médecin suspecte une agression sexuelle. Elle porte plainte, et l’enfant parle d’un certain Jacques à la brigade des mineurs. La seule personne proche de lui s’appelant ainsi étant Jacques V., son directeur d’école, celui-ci est placé en garde à vue le 2 mars, puis, du fait de l’emploi du temps qu’il rapporte, disculpé. Entre temps, une consultation médico-judiciaire conclut à l’absence de symptomes sexuels. 

La rumeur de sa libération est interprétée comme une tentative des autorités de couvrir un véritable abus. La maternelle est incendiée, plusieurs adolescents sont arrêtés. Enseignants et personnels de service décident de quitter le quartier. Mais Jacques V. est fortement destabilisé : il demande une affectation sur un poste hors enfant, qui ne lui est pas accordée. Dès lors, il se met en congé maladie, sombre dans une profonde dépression, et se suicide en décembre 2002.

http://www.liberation.fr/societe/1999/03/25/une-fausse-accusation-de-pedophilie-ravive-la-violence-aux-tarterets-la-rumeur-met-le-feu-a-la-mater_268482

 

27 mars 1999 : "CHARNIERS D’ENFANTS"

Dans le reportage télévisé Viols d’enfants : la fin du silence ?, diffusé par France 3 et consacré aux réseaux pédophiles, Martine Bouillon, substitut au procureur de Bobigny, affirme qu’une enquête est en cours concernant des "charniers d’enfants" qui auraient été découverts en Seine et Marne.

La garde des Sceaux, Elisabeth Guigou, dément l’existence de cette enquête. Le Conseil Supérieur de la magistrature mute Martine Bouillon en province. Celle-ci déclare qu’elle a simplement relayé une rumeur.

 

mars 1999 : PAUL-ANDRE SANSREGRET (Québec)

A Longueil, il effectue une suppléance dans une école primaire, ignorant qu’une rumeur court selon laquelle un agresseur sexuel rôderait aux alentours. C’est pourquoi la relation assez chaleureuse qu’il établit avec les élèves est mal interprétée par eux : 18 sur les 27 l’accusent d’agressions sexuelles perpétrées en cours. Au procès il est reconnu coupable et condamné à un travail d’intérêt général. En août 2002 la procédure d’appel le blanchit.

Son histoire a fait l’objet d’un documentaire Et si c’était faux  ? (Jean-Claude Lord / série "Cris du coeur" / diffusé sur Canal vie le 16-04-2013)

http://www.canalvie.com/couple/sexualite/faussement-accuse-d-agression-sexuelle-une-vie-detruite-1.1225199

 

1999 : P. R. (Puy de Dôme)
 
En 1999, une élève de seconde porte plainte contre cet enseignant clermontois pour un présumé viol commis en 1997. La plainte est classée sans suite en 2000. L’accusatrice dépose une nouvelle plainte en janvier 2001. En 2004 la Cour d’assises du Puy-de-Dôme le condamne à dix ans de réclusion. En avril 2005 la Cour d’assises du Cantal l’acquitte.
 
En décembre 2008, le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand relaxe la jeune femme de la plainte en dénonciation calomnieuse déposée par l’enseignant.
 
En avril 2009, il fait condamner l’Etat pour "déni de justice caractérisé". Il obtient 4000 euros, alors qu’il a passé neuf mois en prison...
 
A sa demande, nous avons supprimé toute référence nominative à cet enseignant, au titre que malgré son acquittement et la condamnation de l’Etat, il est considéré avec suspicion par ses employeurs potentiels et ne trouve pas de travail... 

 

18 mai 1998 : VINCENT COTTALORDA (Cabrières d’Avignon, Vaucluse)

En pleine étude du soir, les gendarmes arrêtent cet instituteur de Cabrières d’Avignon puis fouillent son appartement de fonction. Il apprend qu’il est l’objet d’un signalement de l’assistante sociale, suite à l’accusation d’attouchements dans les toilettes lancée par une élève de six ans (dont on apprendra qu’elle est régulièrement exposée dans sa famille aux cassettes pornographiques !). Malgré ses dénégations, le juge l’inculpe d’"agressions sexuelles", et lu interdit de toute activité auprès d’enfants de moins de dix ans, d’avoir des contacts avec toute personne de sa commune, de séjourner dans le département. Ce qui le contraint à émigrer à Saint-Etienne.

Le 27 mars 2000, il bénéficie d’un non-lieu. En septembre il réintègre son poste, quoique certains habitants du village continuent à faire campagne contre lui.

leparisien.fr/faits-divers/la-difficile-rentree-de-l-instituteur-accuse-de-pedophilie-cabrieres-d-avignon-vaucluse-de-notre-correspondante-12-09-2000-2001623089.php

 

27 avril 1998 : HASSEN BEN HADDOU (Finistère)

Il est accusé de viol par une jeune femme qui se suicide peu après. Maladroit et déjà condamné pour trafic de stupéfiants, il est condamné par la cour d’assises de Quimper à huit ans de réclusion le 30 juin 2000. Lors de l’appel, en avril 2001, on apprend que l’accusatrice était une mythomane qui avait déjà proféré de fausses accusations du même genre : il est acquitté.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/condamne-aux-assises-il-est-acquitte-en-appel-03-05-2001-2002141710.php

 

octobre 1997 : BRUNO LANDON (Sarthe)

Prof d’EPS dans un collège , il est l’objet de deux plaintes pour agression sexuelle : l’une d’une ancienne élève qu’il avait sanctionnée pour l’avoir trouvée dans la douche en train d’embrasser son copain ; l’autre d’une jeune fille dont le frère a été violé par un entraîneur de basket. En février 1998, elles reviennent sur leurs déclarations. Deux mois plus tard, l’affaire est classée sans suite. Il les poursuit en dénonciation calomnieuse, alors que son administration refuse de se porter partie civile. En mai 1999, au civil, les accusatrices sont reconnues coupables et les familles condamnées à lui verser 25000 francs.

 

7 juin 1997 : BERNARD HANSE (Montmirail, Marne)

Le 7 juin, la famille d’un élève de sixième se plaint au Principal d’un "geste déplacé" que Bernard Hanse, enseignant d’éducation physique au collège de Montmirail, aurait eu à l’égard de celui-ci. Le 9, l’enseignant propose une confrontation à la famille, qui accepte puis annule le rendez-vous. Le 10, le Principal lui annonce qu’il a procédé à un signalement : Bernard Hanse écrit à son épouse : "que quelqu’un puisse penser que je puisse faire pareille chose m’est insupportable" et se tire une balle dans la tête.

Le 8 juillet, après avoir reconnu qu’il avait menti, l’élève est mis en examen pour dénonciation calomnieuse. Le 9, dans une étonnante déclaration, Ségolène Royal, alors ministre déléguée à l’enseignement scolaire (et qui prépare sa "circulaire") suggère qu’il pourrait s’agit d’une rétractation forcée ! Le 17, en réponse à une lettre de protestation de la famille Hanse, elle affirme que la procédure s’est déroulée tout à fait normalement !

Après cinq années d’instruction (non-lieu, appel, cassation), le 17 mai 2002, la Cour d’appel de Reims relaxe l’élève, arguant que c’est sa mère qui a rapporté ses accusations aux autorités administratives, et non lui-même. La famille Hanse n’est même pas dédommagée de ses frais de justice. En même temps, le jugement reconnaît l’innocence de l’enseignant.

liberation.fr/france/0109220223-un-prof-un-eleve-un-soupcon-et-un-suicide-bernard-hanse-n-a-pas-supporte-les-accusations-d-attouchements

Le blog de la famille Hanse recense les documents sur l’affaire et décrit les odieuses interventions de Royal :

http://bernardhanse.canalblog.com/

 

mars 1997 : JEAN-PAUL DEGACHE (Sarras, Ardèche)

En mars 1997, cet ex-instituteur de Sarras est l’objet d’une plainte pour attouchement, classée en 98. En 2001 d’anciennes élèves filles déposent des plaintes concernant des viols par pénétration anale et des attouchements. Le 14 septembre 2007, il est condamné à Privas à huit ans de réclusion. Le 27 mars 2010, il est condamné en appel à Nîmes à la même peine.

Il a pourtant apporté les preuves de l’infaisabilité des actes qui lui sont reprochés dans les conditions décrites par les accusatrices, c’est-à-dire en classe, au vu de tous les élèves et pendant vingt ans, sans provoquer de réaction ni de ceux-ci ni de leurs familles.

Il est incarcéré et se pourvoit en cassation. Celle-ci est refusée en mai 2011. Son comité de soutien mène une politique active pour l’aider à résister à l’épreuve de la prison. A partir du 5 juin 2013, il bénéficie d’un régime de libération conditionnelle.

Voir notre dossier.

 

décembre 1996 : CHARLES HUREAU (Ancenis, Loire-Atlantique)

Suite à la projection d’un film sur le corps, plusieurs élèves filles de 6e du collège d’Ancenis  se plaignent à l’infirmière de diverses familiarités de leur professeur d’éducation physique, Charles Hureau. Outrepassant ses droits, elle recueille leurs témoignages, sans aucune méthodologie. Le 12, la principale lui donne connaissance des témoignages, mais refuse sa demande de rencontrer les familles. L’infirmière s’acharne et, le 27 mars 1997, obtient d’autres témoignages issus d’une classe de 4e. La principale procède au signalement. Le 11 avril Charles Hureau est suspendu de ses fonctions. Le 20 juin il est placé en garde à vue et l’instruction commence. Le 24 juin 1998, le juge prononce un non-lieu (tribunal de grande instance de Nantes). Charles Hureau est réintégré.

Mais la rumeur a fait son oeuvre et cela ne suffit pas à annuler le climat de suspicion. Ne pouvant plus le supporter, l’enseignant part s’installer définitivement à l’île de la Réunion.

liberation.fr/societe/0101249275-un-prof-de-gym-mis-a-terre-par-dix-huit-mois-de-soupcons-et-de-rumeurs-accuse-d-agressions-sexuelles-contre-des-eleves-il-a-ete-innocente-par-la-justice

 

novembre 1996 : ALAIN AUGER

Alain Auger est instituteur remplaçant à Trélazé, près d’Angers. Trois élèves de CM2 se plaignent de gestes déplacés au directeur , lequel fait un signalement à l’inspection académique, en février 1997. Un rapport établi par un expert psychiatre l’accable. En 1999, au fond de la dépression, il accepte une mutation dans le Tarn. Puis, en 2002, il abandonne l’enseignement..

Le 28 octobre 2004, le tribunal correctionnel de Rennes le condamne à six mois de prison avec susrsis, bien que le procureur ait refusé de requérir. Le 18 octobre 2005, la Cour d’appel de Rennes prononce la relaxe.

appy.ecole.free.fr/articles/20051127a.htm

 

août 1996 : RUDOLPH CLOVERS (Sète)

En août 1996, ce père de famille allemand passe ses vacances avec les siens dans un camping à Sète. Une voisine de tente, madame Vachez, prétend l’avoir vu violer sa fille de huit ans et son fils handicapé de onze ans. Elle le dénonce : il est condamné en 1997, par la Cour d’assises de l’Hérault, à 12 ans de réclusion. A l’époque, la loi ne permet pas de faire appel. Il fait sept ans de prison en France avant de retourner en Allemagne.

A l’époque, sa fille Sabrina avait çédé au harcèlement des enquêteurs. En 2007, devenue majeure, elle dément avoir été agressée par son père et demande à le revoir. Le 8 février 2010, saisie par Clövers, la commission de révision rejette sa demande.

midilibre.com/articles/2010/01/11/A-LA-UNE-12-ans-apres-sa-condamnation-pour-viol-sa-fille-avoue-ne-pas-avoir-ete-abusee-1067777.php5

 

1994 : LES VINGT-CINQ DE WORMS (Allemagne)

Vingt-cinq personnes originaires de Worms comparaissent devant le tribunal de grande instance de Mayence (Allemagne). Elles sont accusées de sévices sexuels sur seize enfants, confirmés par des rapports médicaux et des expertises psychiatriques. Cependant, les présumées preuves apparaissent vite comme fragiles, et les juges ordonnent des compléments d’enquête. Plus de deux ans seront nécessaires pour aboutir à la relaxe de tous les accusés.
Certains d’entre eux ont passé près de deux ans en détention préventive, ou ont été privés de leurs enfants, placés en foyer d’accueil, pendant des années. Cette affaire est considérée comme la version allemande d’Outreau.
Voir le documentaire diffusé par Arte en 2008 : Violeurs d’enfants ? Jutta Pinzler, Dorothea Hohengarten. Allemagne, 2007, 52 mn.

wat.tv/video/violeurs-enfants-arte-partie-sur-iljn_2gikd_.html

 

20 novembre 1990 : MICHEL DUMONT (Boisbriand, Québec)

A Boisbriand, une femme porte plainte pour séquestration et agression sexuelle, et reconnaît un électricien, Michel Dumont. Il est jugé le 25 juin 1991. Quoique disposant d’un alibi solide et de six témoins à décharge, en l’absence d’empreintes digitales et de test ADN, il est condamné à 52 mois de prison.

Le 23 juin 1992, la plaignante reconnaît le véritable agresseur dans un club video de la ville, et signe une déclaration qui innocente Dumont, mais qui ne parvient pas à ses défenseurs, Son appel est donc rejeté le 14 février 1994. Il fait 34 mois de prison. A sa sortie, le 23 mai 1997, l’ex-plaignante l’informe de sa rétractation, et la réitère dans les médias.

Grâce au travail de sa compagne Solange, le ministère de la Justice recueille le témoignage de l’ex-plaignante le 10 février 2000. Le 22 février 2001, la Cour d’appel le blanchit.
Il obtient une réparation négociée hors cour de la ville de Boisbriand et de son service de police.

Mais en juillet 2009 il est débouté par la Cour supérieur du Québec de sa demande d’indemnisation de 2,5 millions $.

Il fonde l’association Injustice Québec. Son histoire est retracée dans Vies brisées, l’affaire Michel Dumont. François Gicnac. Editions C.AR.Q.G.G. Un film est annoncé.

sceptiques.qc.ca/activites/conferences/novembre2005

 

1989 : GEORGES FRANKLIN (USA)

Sa fille, Eileen Franklin-Lipsker signale avoir retrouvé un souvenir selon lequel son père aurait assassiné et violé, en 1969, Susan, sa meilleure amie, une fille de 8 ans, retrouvée près de sa maison, à Foster City en Californie, et fournit de nombreux détails de la scène de crime. En novembre 1990, il est déclaré coupable d’assassinat et condamné à la prison à vie. En 1993, Eileen publie avec William Wright un livre intitulé Les péchés du père (traduit en français par J’ai lu). En 1995, la condamnation est annulée, entre autres du fait que les détails pouvaient avoir été trouvés dans les médias. Puis sa soeur Janice révèle que le "souvenir" a été retrouvé sous hypnose (alors qu’elles avaient témoigné du contraire). D’autre part, Eileen déclare se souvenir de 2 autres meurtres présumés commis par son père, ce que démentent les tests ADN. En juillet 1996, il est libéré sans procès.

http://www.psyfmfrance.fr/documents/franklin.pdf

 

2 octobre 1977 : LAWRENCE McKINNEY (USA)

Une femme est violée par deux hommes dans son appartement de Memphis (Tennessee). Elle accuse deux de ses voisins, dont Lawrence McKinney. Celui-ci nie, mais il est condamné le 22 juin 1978 à 100 ans de prison. En août 2008, l’analyse des draps de la victime révèle des traces ADN de son coaccusé, mais pas les siennes. Sa condamnation est annulée le 30 juin 2009 ; il est libéré le 20 juillet, après avoir effectué 31 ans de prison.

http://www.innocenceproject.org/cases/lawrence-mckinney/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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