Citations d’auteures diverses


 

Agnès Jaoui. Interview. Pleine vie, 26 avril 2017 (extrait)

- Vous définissez-vous comme féministe ?

- Entre autres, mais je ne veux pas réduire mon rôle dans Aurore à ce terme "piège". Ma mère était très féministe. Quand j’ai découvert les livres qu’elle consultait, les bras m’en sont tombés ! C’était un féminisme extrêmement violent envers les hommes - compréhensible vu son époque - mais auquel je n’appartiens pas. J’ai envie de vivre avec eux, je les aime profondément. Je suis féministe, humaniste et "hoministe".

https://www.pleinevie.fr/video/interview-agnes-jaoui-je-suis-feministe-humaniste-et-hoministe-18215

 

Monica Bellucci. Interview de Françoise Delbecq. Elle, 30 janvier 2008

Elle. Le regard des hommes sur votre physique vous a-t-il parfois gênée ?

M.B. Jamais. J’ai toujours trouvé leur regard flatteur. La France et l’Italie sont deux nations très proches. Mais les regards que l’on pose sur les autres sont très différents. Les femmes italiennes ont l’habitude d’être suivies des yeux. Quand mes copines viennent en France, les hommes semblent les ignorer... Elles trouvent cela déprimant, c’est horrible ! En Italie, le regard masculin fait partie de notre quotidien. On connaît les règles, on en joue beaucoup. Quand je me rends là-bas avec des Françaises, elles n’en reviennent pas. " Quel bonheur, disent-elles, au moins, on se sent de vraies femmes dans ton pays !" Avec les Américaines, c’est une autre histoire. Elles le vivent comme une agression... Nous, les Italiens, on n’a pas peur de se regarder. Il faut entrer dans un restaurant et vivre cette expérience : hommes et femmes se toisent. Il faut savoir doser l’ambiguïté, c’est tout.

 

Lise Bourbeau. Dédicace de Je suis Dieu Wow. Editions E.TC. Inc.
 
A tous les hommes
de ma vie,
 
Grâce à vous, j’ai enfin
compris l’importance
d’accepter l’homme
en moi ; je peux
maintenant aimer
cette partie de moi.
je vous souhaite
de tomber en amour
avec vous-mêmes
tout comme vous
m’avez aidée à le
faire avec moi-même.
 
 
Alina Reyes
 
Alina Reyes est l’auteure de romans et d’un journal où le sexe prend une grande place. En outre, ici et là, elle évoque les hommes avec des mots à elle, souvent d’une ferveur émouvante.
 
extraits de Ma vie douce. Journal. Zulma, 2001 :
 
p.125
J’ai eu quatre garçons, et c’était aussi une façon de dire à mon père et à mes frères que je les aimais, que j’aimais les hommes. Grâce à mes fils, je suis un tout petit peu homme, quatre fois un tout petit peu homme. Et encore plus une femme.
 
p.155
Moi, j’ai besoin d’aimer. J’aime Florent très profondément, je l’ai dans la peau. Mais pourquoi cela m’empêcherait-il d’aimer d’autres hommes ? J’ai quatre fils, et j’aime chacun d’eux autant que s’il était mon fils unique. Pourquoi serait-ce différent avec les hommes ? De toute façon, c’est la chair qui commande. Et que ce soit de façon maternelle, fraternelle, filiale ou amoureuse, ma chair aime la chair des hommes.
 
p.226
Je suis le serpent, et les hommes sont les arbres contre lesquels je me frotte, pour me débarrasser de mon ancienne peau. J’ai besoin de renaître constamment ; et c’est à me détruire que m’aident mes amours. Sur eux, je tremble de désir et je m’écorche, en eux je m’anéantis de plaisir et de douleur, et finalement je rejaillis, à vif mais neuve, déjà en quête d’autre chose, mais plus forte, plus moi-même.
 
p.247
Je suis sûre que pour être heureuse, une femme devrait avoir au moins deux ou trois hommes. Je suis peut-être bien bête d’avoir renoncé à ça.
 
p.394
Je vois encore que je suis le serpent
et les hommes l’écorce
où je me frotte
Je vois bien pourquoi j’aime tant
les hommes.
Je les aime, je les aime si fort !
 
 


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