RECENSION : Des femmes pour la cause des hommes


Nombreux sont les hommes qui dans un passé lointain ou proche ont oeuvré avec force pour la cause des femmes, à leurs côtés, voire en avant d’elles. Certaines féministes les en ont remercié. Les misandres, bien sûr, font tout pour occulter leur existence et leur importance déterminante. Les hoministes ne tomberont pas dans ce travers. Voici leur hommage aux femmes qui ont oeuvré, ou oeuvrent pour la cause des hommes.

On appréciera particulièrement, parmi elles, celles qui viennent du féminisme des années 70, et à ce titre, réalisent parfaitement la synthèse que représente l’hominisme, mouvement pour l’égalité des droits au service des deux sexes.

Cette liste (alphabétique) n’est pas exhaustive. Elle ne prend en compte que des femmes qui ont une certaine notoriété (merci aux autres de leur compréhension). Elle est destinée à s’allonger, car, de plus en plus nombreuses, des femmes nous rejoignent. 

Première mise en ligne : février 2012

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Elisabeth Badinter : féministe historique, écrivaine française, prend position dès 2000 contre la première loi paritaire ; publie en 2003 Fausse route, remarquable travail de déconstruction de la misandrie victimaire.

Lise Bilodeau : militante québécoise ; fonde en 1999 l’Action des nouvelles conjointes du Québec (ANCQ), laquelle entend lutter contre les pensions alimentaires abusives qui empoisonnent la vie des hommes divorcés et de leurs nouvelles épouses ; à travers de nombreuses interventions médiatiques, combat également pour la résidence alternée par défaut ; coorganise en 2005 le deuxième congrès international Paroles d’hommes ; écrit l’essai De l’amour à la haine, qui dénonce l’industrie du divorce, et participe à l’ouvrage collectif 300 000 femmes battues, y avez-vous cru ?

Annie Duperey  : comédienne de renommée internationale ; croyant profondément à la nécessité de maintenir le lien père-enfants après le divorce, elle est de 1995 à 2005 la marraine de Sos Papa, et s’en explique dans un texte magnifique : Je suis avec vous.

Anne C. Cools (1943-) : femme politique canadienne ; en 1974, crée à Toronto l’une des premières maisons pour femmes victimes de violence conjugale. Sénatrice depuis 1984, elle est de tous les combats pour faire respecter les droits des pères dans les contextes de divorce et par rapport à leurs enfants.

Geneviève Delaisi de Parseval (1940- )  : chercheure en sciences humaines, psychanalyste, spécialiste des problèmes de la parentalité ; publie en 2004 La part du père, titre qui résume bien ce qu’elle défend tout au long de son oeuvre.

Diane Drory : psychanalyste belge ; elle publie en 2003 Faut-il sacrifier le Nom du père ?, ouvrage qui prend position contre toutes les lois anti-patronyme.

Christina Hoff Sommers (1950- ) : professeur d’université américaine ; publie en 2000 The war against boys (La guerre contre les garçons), essai sur l’inadapatation de l’école aux élèves masculins.

Marcela Iacub (1964- ) : juriste d’origine argentine vivant en France, auteure de nombreux ouvrages non-conformistes. En 2000, elle prend position contre la loi paritaire. Avec le sociologue Hervé Le Bras, elle publié en 2003 une réfutation de l’enquête-bidon ENVEFF sur la violence conjugale. En 2005, elle propose un "statut de géniteur sous X", permettant aux hommes de refuser la responsabilité d’une naissance non-désirée. En 2007, elle déclare à propos des hommes : " il me paraît très important qu’ils se réunissent, comme les femmes l’ont fait jadis, pour revendiquer des droits et penser leur destin en tant que groupe." En 2012, elle publie Une société de violeurs, qui dénonce l’amalgame hommes = viol.

Cassie Jaye (1986- ) : Documentariste féministe américaine, elle décide de traiter le sujet du militantisme hoministe sous l’angle critique. Puis, ayant rencontré plusieurs représentants de la cause (Paul Elam, Warren Farrell, Erinn Pizzey, etc.), elle est ébranlée par leur discours et s’en solidarise. The red pill sort en octobre 2016 aux Etats-Unis, puis dans d’autres pays, et se heurte partout à l’hostilité des misandres, qui s’efforcent parfois d’en empêcher la projection.

Jacqueline Kelen : écrivaine française ; publie en 1994 L’éternel masculin, ouvrage qui, au travers de références aux mythes grecs, celtiques, bibliques, appelle les hommes à réaffirmer leur masculinté.

Odile Lamourère : psychothérapeute, auteure de plusieurs ouvrages visant à améliorer les relations hommes-femmes, à tonalité antimisandre (Quand les femmes aimeront les hommes, 2005).

Doris Lessing (1919-2013)  : écrivaine britannique, icône mondiale du féminisme, Prix Nobel de littérature 2007, avait multiplié depuis 2001 les déclarations stigmatisant les récupérations du féminisme par la misandrie.

Virginie Madeira : jeune française, qui, âgée de quatorze ans, accuse faussement son père d’abus sexuel, conduisant celui-ci à subir un procès et une condamnation à de la prison. Elle n’aurait évidemment jamais figuré dans cette liste si elle n’était, à l’âge de dix-sept ans, revenue sur cette accusation et tout mis en oeuvre pour faire innocenter son père, en particulier la publication de J’ai menti (2007). Dans ce livre, le premier écrit par une fausse accusatrice repentie, elle expose les motivations psychologiques qui l’ont amenée à la fausse accusation, et met remarquablement en évidence l’incidence de l’imprégnation misandre de la société, qui a transformé ce mensonge de gamine en vérité judiciaire.

Christiane Olivier : psychanalyste française ; dès les années 90, dans plusieurs ouvrages dont Les fils d’Oreste (1994) ou Petit livre à l’usage des pères (1999), exhorte les pères à exercer le "paternage", c’est-à-dire à prendre auprès de leurs enfants toute leur place, à commencer par le contact charnel. Dans la même logique, elle prône l’extension du congé de paternité.. 

Susan Pinker : canadienne, psychologue du développement ; en 2008, dans Le sexe fort n’est pas celui qu’on croit, elle déconstruit brillament la théorie du "plafond de verre", en faisant le tour des diverses motivations des femmes par rapport au travail.

Erin Pizzey (1939- ) : écrivaine anglaise très intéressée par la condition féminine, mais hors idéologie ; elle ouvre en 1971, à Chiswick (R-U), le premier centre pour femmes victimes de violences conjugales. Dix ans plus tard, après avoir reçu cinq mille femmes et perdu beaucoup d’illusions, elle raconte son expérience dans Prone to violence (Enclin à la violence, 1982). Elle y fait plusieurs constats politiquement incorrects : la moitié des femmes venues dans ce centre sont elles-mêmes violentes ; leur misère est exploitée par des encadrantes sexistes qui les poussent à la haine des hommes en général ; la violence conjugale est devenue une industrie dotée de budgets énormes que des groupes idéologiques essaient de capter à leur profit. La publication de ce livre déclenche contre elle une véritable hystérie, au point qu’elle a besoin d’une protection policière pour en faire la promotion. Il devient un livre maudit : jamais traduit en français, et accessible seulement dans quelques bibliothèques du monde. Elle continue, dans des articles, à démonter et à dénoncer les mécanismes de l’idéologie misandre. 

Mary Plard : avocate française, publie en 2013 Paternités imposées, le premier ouvrage francophone sur le sujet.

Anne Poiret  : journaliste et réalisatrice française, publie en 2006 L’ultime tabou, premier ouvrage francophone consacré à l’inceste et à la pédophilie au féminin, et réalise deux documentaires sur le sujet : Pédophilie, les femmes aussi (2004), et Pédophilie au féminin (2007).

Natacha Polony (1975- ) : journaliste française, publie en 2008 L’Homme est l’avenir de la femme, ouvrage contre la misandrie victimaire, où elle prend, entre autres, position contre la loi anti-patronyme. L’ouvrage se termine par un magnifique Eloge de la virilité.

Marie-Monique Robin (1960- ) : journaliste et réalisatrice française, mène une enquête très fouillée sur le phénomène des fausses accusations d’abus sexuel portée contre des enseignants, qui aboutit en 2006 à la publication du livre L’école du soupçon, et à deux documentaires : Chasse au pédophile, quand la rumeur tue (2004) et L’école du soupçon (2007).

Sylviane Spitzer : psychologue et criminologue française ; elle crée en 2008 l’association Sos Hommes battus, la première du genre en France (et en Europe ?). Elle organise le premier colloque de l’association en 2011.

Suzanne Steinmetz  : sociologue américaine. Etudiant diverses enquêtes sur la violence familiale, elle crée dès 1977 le concept de "mari battu", remplacé ensuite par celui d’"homme battu". En 1980, elle mène avec deux autres sociologues, Murray Strauss et Richard Gelles, l’étude intitulé Derrière les portes closes : la violence dans les familles américaines, qui démontre que les deux sexes sont, de manière équivalente, à l’origine de ces violences. Dès lors, elle subit, avec sa famille, de nombreuses menaces de violence physique. On lui doit la formule devenue célèbre : "Le crime le plus sous-estimé n’est pas la femme battue, mais le mari battu."

Evelyne Sullerot (1924- ) : sociologue française, féministe historique, cofondatrice du Planning familal, dénonce, dès les années 80, la marginalisation des pères dans les procédures de divorce, point de vue développé en 1992 dans l’ouvrage Quels pères, quels fils ?. Membre du Comité d’honneur de Sos Papa dès sa création, elle en devient la "marraine " en 2005.

Sophie Torrent : travailleuse sociale suisse ; réalise en 2001, malgré de nombreuses difficultés, la première étude francophone sur les hommes victimes de violence conjugale, qui est publiée sous le titre L’homme battu. En 2003, elle intervient sur ce sujet lors du premier congrès Paroles d’hommes, à Genève.

Hélène Vecchiali : psychanalyste française, publie en 2005 Ainsi soient-ils (sous-titré Sans de vrais hommes, point de vraies femmes), livre qui dénonce la misandrie contemporaine.



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