Actualités novembre 2004-juin 2005


 
ACTUS NOVEMBRE 2004 - JUIN 2005
 
3 novembre 2004 : mauvais jour. Libération titre Comment échapper au nom du père. En effet, le décret d’application de la nouvelle loi sur le patronyme (loi du 18 juin 2003) vient d’être publié au Journal officiel : elle sera effective en janvier 2005. C’est une défaite pour tous les pères et tous les enfants (voir LE COMBAT PATERNEL / LE NOM DU PERE).
 
19 novembre : Yvon Dallaire a parlé à Annecy, pour la première fois. La conférence a réuni plus de soixante personnes, ce qui n’est pas négligeable (le double de Lyon ou Grenoble en septembre dernier !). Un succès dû à la bonne implantation locale de l’association organisatrice - qui cependant réunit habituellement plus de monde : il y a du boulot à faire dans la région (et dans les autres !). Quoi qu’il en soit, la prestation d’Yvon sur "Homme et fier de l’être" a suscité beaucoup d’enthousiasme.
 
21 novembre : dans le cadre du festival Science et cinéma d’Oullins, projection de Etre père aujourd’hui, un film remarquable (2003 /France /52 minutes / réalisation : Olivier Borderie / Production : La cathode / Coproduction Télessonne). Des témoignages de pères argumentés par des spécialistes des questions historiques, sociales, et des relations humaines.
 
25 novembre : même festival - nous sommes venus à deux à la projection-débat sur le thème Le sexe c’est pas mon genre, animée par... trois femmes, dont deux féministes extrêmes, ce qui nous a valu de subir deux heures d’idéologie. Lorsque nous sommes intervenus,la stupeur s’est peinte sur le visage de ces "chercheuses" conformistes, peu accoutumées à entendre contester le dogme de la "domination masculine". Cela a provoqué un beau charivari dans la salle, et quelques discussions fructueuses à la sortie. 
 
9 décembre : première note de lecture sur La cause des hommes, par Patrick Robinson, sur http://www.perepourtoujours.ch / Chroniques / Condition masculine
 
11 décembre : lu sur le site des Pénélopes cette ahurissante information, datée du 31-10 : Un groupe parlementaire suédois propose d’instaurer une taxe sur les hommes pour couvrir les dépenses payées par la société pour les violences faites aux femmes. La députée Gudrun Schyman déclare : "Nous devons avoir un débat où les hommes comprennent qu’en tant que groupe, ils ont une responsabilité dans cet énorme problème de société". Ces dames Pénélopes publient cela sans faire aucune réserve, comme une info banale !
 
dimanche 12 : bravo à SOS Papa dont les Pères Noël s’activant en plein coeur de Paris ont fait l’objet d’un reportage (un peu fugace, il est vrai), ce soir sur FR3, suivi d’un dossier, presque objectif, sur la résidence alternée.
 
19 décembre : deuxième note de lecture sur La cause des hommes, par Jean-Louis Touchot, sur le site d’SOS Papa : http://www.forumsospapa.org
 
8 janvier 2005 : Le Figaro explique que les nouvelles possibilités de choix pour le nom de famille de l’enfant suscitent peu d’enthousiasme : à Chartres, sur 25 nouvelles naissances, seul un couple a utilisé la nouvelle loi et accolé les noms des deux parents pour composer celui de l’enfant. Mais Dominique Perben prédit une large utilisation en France du double nom dans les années à venir. Voilà bien la démonstration du caractère illusoire du concept de "domination masculine" appliqué à notre société : un ministre homme plaide pour le succès d’une loi anti-père !
 
12 janvier : découverte en librairie d’un livre incroyable. D’emblée par son titre : Plaquée et alors ? Kleenex, vengeance et au suivant ! Puis par son contenu qui est du même tabac. Dans le chapitre 2, par exemple, Virez le mec, gardez les bijoux, il y a un sous-chapitre Accusez-le, calomniez-le, ou l’auteur une certaine Alison James, "experte de la rupture" explique qu’il est important de salir par tous les moyens l’ex-conjoint dans l’esprit de la famille et des amis : ça rend plus forte ! Parfois, le doute prend : et s’il s’agissait d’une parodie, d’un travail humoristique ? Pas du tout, cela se veut un livre de conseils, au premier degré. (Editions Eyrolles - on peut lire un extrait à http://www.www.eyrolles.com/Loisirs/Theme/1229
 
25 janvier > 3 février : au Québec a lieu, devant la Commission des affaires sociales, une consultation d’associations ou de chercheur(e)s invités à donner leur point de vue sur le document d’inspiration misandre Vers un nouveau contrat social pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Sont présents : des parlementaires, la ministre responsable du Secrétariat à la condition féminine Michelle Courchesne, et les représentants des associations, qui, ayant préalablement rédigé un mémoire, viennent le présenter oralement en une heure. Saluons la capacité d’organisation, le travail et la ténacité des deux associations masculines, le Réseau Hommes Québec (François Camus, Pierre Gareau) et l’Après-rupture (Jean-Claude Boucher, Gilbert Claes, André Gélinas), qui sont intervenues au milieu d’une quarantaine de groupes féminins, féministes ou misandres, de syndicats et de partis politiques. Saluons aussi la psycho-sociologue féministe Francine Leduc, qui a défendu avec force les droits des hommes. 
 
On peut lire tous les documents en question, ainsi que la retranscription des présentations et des discussions sur assnat.qc.ca/fra/37legislature1/commissions/cas/index.shtml (cliquer sur les heures de passage : RHQ mardi 26, 14h - A-R mercredi 2, 14h - F.Leduc jeudi 3, 17h)
 
Enfin, si vous doutez de la réalité de la misandrie et du masochisme masculins, lisez la répugnante contribution du Collectif masculin contre le sexisme et de Martin Dufresne : mercredi 26, 9h30.
 
2 février : un autre livre nouveau, beaucoup plus réjouissant : Ainsi soient-ils (sous-titre : Sans de vraies hommes, pas de vraies femmes), d’Hélène Vecchiali, une psychanalyste française, chez Calmann-Lévy. Extrait du texte de présentation :
 
"De nos jours, le « fémininement correct » est en passe de supplanter le "politiquement correct". Les hommes sont sommés d’exprimer leur "part féminine", ce qui provoque chez eux une crise identitaire et sociale dans tous leurs rôles : compagnons, pères et citoyens. Les dégâts sont considérables : perte de désir, déficit de loi, société maternante.
 
Quelle est l’origine de cette surprenante dérive ? Quels en sont les méfaits au sein du couple, de la famille, de la société en général et du monde du travail en particulier ? Et surtout, pour donner enfin aux femmes la place qui leur revient, y a-t-il d’autres solutions que cette féminisation insensée des hommes ou qu’une absurde régression vers d’anciens schémas obsolètes ?"
 
8 février : première projection à la télé québécoise du nouveau documentaire de Serge Ferrand : La machine à broyer les hommes. On peut lire les réactions à http://radio-canada.ca/actualite/enjeux
 
14 février : Sur la couverture de son numéro de mars 05, Marie-Claire titre agressivement : Ca suffit ! 10% des Françaises violées ou frappées. Notre sondage Ipsos. Les résultats détaillés du sondage et leur commentaire sont en ligne sur le site d’Ipsos : http://www.ipsos.fr
 
Ce titre est en soi une manipulation et une provocation :
 
- au pire, il s’agit de 10% des Francaises vivant en couple, et non de l’ensemble d’entre elles.
 
- le chiffre, quoique présenté comme tel, n’est pas un fait établi, mais le résultat d’un questionnaire téléphonique anonyme, donc très sujet à caution.
 
On reconnaît le "chiffre magique" de 10% déjà obtenu par l’enquête ENVEFF, en 2000, laquelle a été ensuite réfutée par les sociologues Marcela Iacub et Hervé le Bras (Homo mulieri lupus). Cette réfutation a servi puisque l’enquêteMarie-Claire-Ipsos prend bien soin de se distinguer de l’ENVEFF. Mais, par plusieurs aspects, elle s’avère tout aussi fantaisiste, voire pire : 
 
- par le nombre ridicule de femmes interrogées (922 contre 6970 pour l’ENVEFF - pour douze millions de femmes en couple.)
 
- comme dans l’ENVEFF, par l’absence de toute prise en compte du point de vue des conjoints, qui fait de ces femmes de pures victimes, alors que la violence conjugale résulte forcément d’une interaction des deux membres du couple.
 
- surtout, par son résultat : l’ENVEFF atteignait laborieusement les 10% en ajoutant désaccords divers, pressions psychiques et violences physiques. Marie-Claire se targue d’éviter ce travers en ne comptabilisant que les violences physiques et les pratiques sexuelles imposées (votre conjoint vous a giflée ou frappée, et/ou vous a obligé à faire l’amour - cela à plusieurs reprises). Or l’ENVEFF comptabilisait 2,5% d’agressions physiques et 0,9% de pratiques sexuelles imposées, soit 3,4% : ce qui signifie qu’en quatre ans ces deux délits auraient réalisé un bond de + 6,6% !!!
 
- voilà l’astuce : l’ENVEFF porte sur une année, l’enquête Marie-Claire porte sur toute la vie des femmes interrogées. Ce qui est un choix absolument non-scientifique : on obtient des résultats complètement différents (ou ceux que l’on recherche) selon que l’on interroge des personnes plutôt jeunes ou plutôt âgées.
 
Marie-Claire exhorte ses lecteurs à réagir aux articles : donnons-lui satisfaction ! On peut demander des explications, s’interroger, protester :
- par lettre : 10 bd des Frères-Voisin 92792 Issy-les-Moulineaux cedex 9 France
- par fax : 01 41 46 84 32
- par courriel : cdurand@gmc.tm.fr, ou à partir du site http://www.marieclaire50ans.fr
 
On peut faire de même avec Ipsos. Merci de nous tenir au courant de vos démarches.
 
15 février : Pierre Bachelet est mort, trop tôt pour ceux qui se nourrissaient de ses merveilleuses chansons, dont celles sur l’enfant et la paternité, comme Les corons ou Quand l’enfant viendra (voir PERE PRESENT>CHANSONS)
 
22 février : Le Monde du 11 février a publié une pub de l’AIVI (Association internationale des victimes de l’inceste - http://aivi.org, qui provoque aujourd’hui la tempête. Elle est en effet d’un goût particulièrement douteux qu’elle provoque un tollé général. Il s’agit de trois images, intitulées respectivement :
"Le doigt tripoteur du frangin"
"La vraie langue de papa"
"La main balladeuse de tonton"
 
Le doigt, la langue et la main sont représentés emballés dans un film plastique rose, comme des jouets. Evidemment, c’est incompréhensible pour des enfants.
 
Le Monde a donc reçu de nombreuses lettres de protestation de lecteurs. Jusqu’à présent, ceux-ci, focalisés sur le caractère douteux des images, n’ont pas relevé que, dans les trois cas, seuls des hommes de l’environnement familial sont évoqués comme des coupables potentiels.
 
Il est possible de soulever ce point en écrivant à l’AIVI (à partir de son site) ou au Monde : courrier-des-lecteurs@lemonde.fr
 
Certes, on manque de données vérifiables sur l’inceste maternel, mais on peut se référer au rapport d’activité 2002 du SNATEM qui estime à 11,7% (du total) la proportion de mères coupables d’inceste, et à 2,6% celle des grand-mères.
 
23 février : Le Monde accuse réception de nos mails, tout en précisant qu’il ne pense pas revenir sur le sujet.
 
L’AIVI a reçu nos mails et les publie sur son site (honnêteté à souligner) au milieu d’une longue série de réactions favorables ou hostiles. La présidente, Isabelle, nous répond même directement sur le site : "Tout à fait d’accord, les femmes aussi agressent, c’est pourquoi nous avons fait rajouter sur les visuels quand c’était possible (sur le doigt c’est bien visible) la mention "existe en version femme". Vérification faite, c’est exact, mais la mention est noyée au milieu de beaucoup d’autres, et aussi incompréhensible que le reste. Et les hommes demeurent les principaux accusés, par trois fois : ce n’est pas un hasard.
 
Par contre, du côté de Marie-Claire, aucune réaction...
 
1er mars : parution au Québec de La planète des hommes (Bayard Canada, Radio Canada), traduction sur papier de la série d’émissions du même nom conduite par Mario Proulx sur Radio Canada. Contributions : Serge Bouchard, Marc Chabot, Rose-Marie Charest, Guy Corneau, Yvon Dallaire, Gontran Houde, Dany Laferrière, Pierre Matton, Charles Paquin et Ricardo Trogi. Parution prochaine en France.
 
8 mars : nous avons participé au "chat" organisé sur le site du Monde avec le sénateur de l’Aude Roland Certeau, qui vient de dépose une au sénat une proposition de loi sur la violence conjugale. L’exercice a été positif : bien sûr, la plupart de nos questions ont été censurées ou atténuées, mais certaines sont bien passées, et ont permis de mettre en évidence le parti-pris idéologique de ce monsieur, qui croit ou feint de croire que les victimes masculines ne représentent que 1% du total !
 
15 mars : le groupe prétendument antisexiste La Meute a attribué son prix "Femino d’or 2005" à une pub... sexiste (anti-homme, évidemment). On peut lire notre commentaire (dans MISANDRIE>LES PUBS) ou bien aller directement sur leur site admirer la performance (et les images concernées). 
 
 
17 mars : parution du numéro d’avril de Marie-Claire. Dans le courrier des lecteurs, une seule lettre concernant l’enquête Ipsos sur le violence conjugale publiées dans le précédent numéro, et favorable. Aucune trace des divers courriers, venus de plusieurs pays, où nous avons exprimé notre protestation !
 
22 mars : sinistre soirée, où le sexisme le plus ignominieux s’est déployé sur la chaîne Arte, qui diffusait un "Thema" intitulé Quand des pères se vengent, titre ô combien explicite.
 
Le premier documentaire (Quand le père devient l’ennemi, de Claudia Deja, All.) traite à la fois, en les mélangeant allègrement, de la violence conjugale et de la résidence alternée, pour discréditer cette dernière. Les interviewées sont exclusivement des femmes battues, divorcées, dont le conjoint a obtenu la résidence alternée (ce qui est peu vraisemblable puisque même les pères parfaits l’obtiennent difficilement). L’objectif est de présenter la résidence alternée comme un moyen utilisé par les pères violents (ce qui semble ici un pléonasme...) pour garder un contrôle sur les mères, et continuer d’exercer leur violence sur elles, voire sur les enfants.
 
Le second documentaire (In nomine patris. Ce que veulent les mouvements de pères. Myriam Tonelotto, Marc Hausmann) a apparemment un côté plus sympathique puisqu’il nous donne à voir et entendre des militants de la cause paternelle (David Alison, de Fathers4 ; Gilbert Claes, de l’Après-ruptue ; Jean-Louis Touchot, de Sos Papa ; et le génial Graham Manson, celui qui est resté une semaine sur une grue au coeur de Londres, déguisé en Batman). En fait, il est infiniment plus pervers. Les fragments extraits des entretiens ne sont que de deux sortes : ceux qui concernent les problèmes d’argent (injustices liées aux pensions alimentaires, etc.),ce qui vise à faire croire que la seule préoccupation des pères est de dépenser le moins possible pour leurs enfants - ceux qui concernent l’évocation de pères qui ont "pété les plombs", ce qui permet de suggérer une menace potentielle de violence de la part de l’ensemble d’entre eux.
 
Un procédé particulièrement ignoble est employé : de courtes séquences coupent le fil des témoignages, reprenant l’histoire du Petit Chaperon Rouge, actualisée. Une jeune fille en minijupe et blouson rouge avec la capuche relevée quitte la ville pour aller chez sa grand-mère. Un homme à tête de soudard la prend en stop, puis la laisse finir le chemin seule, puis tue la grand-mère et la remplace dans son lit avant que la jeune fille n’arrive. Il obtient ce qu’il veut mais sera tué par un mystérieux rôdeur qui passait par là. Que vient faire ici cette histoire ? Quel rapport avec le sujet ? C’est hallucinant... à moins que le soudard ne symbolise le père divorcé, ou l’homme en général ? Auquel cas il faut s’interroger sur la santé mentale de la réalisatrice...
 
Quant aux deux intervenants du pseudo débat totalement unilatéral, Suzanne Heynen (de l’Aide à l’enfance à Karlsruhe) et Yves Lambert (président de Sos Femmes Accueil), ils n’ont eu qu’à en rajouter dans le sexisme ordinaire. Citations de ce dernier : "Dans la violence familiale, les violences physiques sont très majoritairement masculines, et les violences sexuelles sont à 100% masculines" et "Un enfant n’a besoin que d’un père symbolique : même s’il est à cinq cent kilomètres mais qu’il lui téléphone de temps en temps, c’est bien suffisant".
 
courriels : (Service télespectateurs > Contact)
lettres : M. Christophe Hauser, directeur des programmes d’Arte, 4 quai du Chanoine Winterer, 67080 Strasbourg Cedex
mails : contact@sosfemmes.com
 
L’émission a suscité de nombreuses réactions de protestation : voir rubrique INJUSTICES>DIVORCE
 
25 mars : Fabien Barthez, notre champion footballistique, ayant craché sur l’arbitre lors d’un match récent, refuse de se remettre en cause et se livre à des déclarations affligeantes : "Je ne regrette pas. On est des hommes. Et, comme on dit, on en a entre les jambes". Ce "on" est très abusif. Pour nous, au contraire, être un homme consiste, dans la vie publique, à respecter les règles, et à ne pas s’en laisser détourner par l’émotion, si légitime soit-elle. Si l’émotion conduit à des comportements excessifs, cela consiste à s’excuser. Quant au crachat, c’est une pratique lâche et infantile, digne des cours de récréation : rien à voir avec la masculinité adulte.
 
27 mars : il semble qu’Arte croule sous les courriers de protestation, au point que L’enfant d’abord, une association misandre basée à Grenoble, incite sur son site (http://www.lenfantdabord.org/index.html) ses lecteurs à envoyer, a contrario, des courriers de soutien !
 
29 mars : sur Sisyphe (http://sisyphe.org) Marc Hausmann, coréalisateur du documentaire "In nomine patris", revendique la paternité de la séquence du Petit Chaperon Rouge ! Et surtout, prétend nous l’expliquer, ce qui n’est pas un luxe puisque personne, mais vraiment personne, n’a compris ce que venait faire là le recyclage de ce conte, et surtout sa fin (si ce n’est bien sûr salir les pères, de manière glauque et obscure). Voilà donc la solution : le dernier personnage qui apparaît est un "chasseur" ; il "délivre le Petit Chaperon Rouge, l’invite à sceller une pierre dans le ventre infécond du loup, et chemine amicalement à ses côtés". Ah bon ! Et alors ? Vous comprenez mieux ? Pas nous ! Décidément, comme nous l’écrivions déjà le 22 mars, ce triste sire a vraiment un problème de cohérence mentale...
 
Pour ceux qui n’auraient pas vu l’émission, il y a désormais un excellent dossier réalisé par SOS PAPA : http://www.sos-papa.net/pages/arte.pdf
 
3 avril : Sos papa lance une pétition contre l’émission : http://www.forumsospapa.org
 
4 avril : le magazine Elle sorti ce jour propose un excellent dossier intitulé Les dix révolutions de la famille. Voir entre autres la partie 2 ; Pères divorcés : de plus en plus présents et la partie 10 : La loi bouleverse les noms, où le psychanalyste Jean-Pierre Winter prend clairement partie contre la nouvelle loi sur le nom de famille.
 
7 avril : au Québec, Jean-Marc Bessette, président de Pères pour toujours, les enfants d’abord, a à son tour présenté son mémoire devant la Commission pour l’égalité entre les femmes et les hommes (troisième association masculine à le faire). Texte en ligne :
 
 
8 avril : toute la mouvance misandre québécoise s’agite à l’approche du Congrès "Paroles d’hommes". Une "Coalition contre le masculinisme" (sic) - voir http://www.antipatriarcat.org/antimascu - annonce une table ronde pour le mardi 18, une manif pour le vendredi 22 et un contre-congrès pour le samedi 23 avril. Les attaques sont toujours aussi médiocres et hors-sujet : ils ne nous lisent pas, ou de travers, et nous collent invariablement quelques images passe-partout ("patriarcat", "extrême-droite", etc.). Manifestement, ces gens-là sont décontenancés par une rencontre qui s’annonce pondérée, rationnelle, mixte, antisexiste, proféministe - tout en s’inscrivant clairement dans le cadre du combat des hommes - et n’ont rien à répondre à nos arguments. Tout cela ne peut que contribuer à donner encore plus d’écho au congrès. Autant dire que nous nous réjouissons de prendre l’avion la semaine prochaine !
 
11 avril : une victoire pour Denis Seznec, après quarante ans de combat pour la réhabilitation de son grand-père : suite à la demande de révision déposée par lui (la treizième en tout !), la commission de révision accepte de transmettre le dossier à la Cour de révision, qui pourrait annuler la condamnation, 81 ans après les faits !
 
19 avril : nous sommes arrivés à Montréal et assistons à la première réunion "antimasculiniste" à l’Université, conduite par quatre profs de sociologie (Boily, Charron, Saint-Amant, Dupuy-Déri) devant une vingtaine d’étudiants : l’occasion de découvrir la personnalité grisâtre de ces petits fonctionnaires, dérisoires chiens de garde de l’idéologie dominante. S’ils se vantent de bien connaître les livres et les sites hoministes, ils en caricaturent ou trahissent systématiquement le contenu : pour eux, en fait, toute prise de parole d’un homme est condamnable, équivalente à un délit. Curieusement, la manif de vendredi est convoquée à l’autre bout de la ville.
 
22 avril : le congrès commence, un peu décevant au point de vue du nombre de participants (entre cent et cent cinquante selon les moments) ; la grande salle universitaire n’est pas vraiment fonctionnelle, mais sa solennité convient bien aux premières interventions d’Yvon Dallaire et John Goetelen, qui affirment, chacun à leur manière, leur égale aspiration au respect des droits des hommes et à la paix des sexes. Le public (avec plus d’un tiers de femmes, et une dizaine d’Européens) est fervent et s’implique beaucoup. En fin de matinée, cinquante manifestants, femmes et hommes, arrivent en car, ne réussissent pas à pénétrer dans la fac, mais parviennent à tambouriner de l’extérieur contre la sortie de secours, interrompant la dernière séance de questions : ce sera leur seul succès.
 
Alors que nous mangeons au restau-u, une vingtaine d’étudiantes, dont certaines masquées, déboulent, scandant des slogans et tapant dans leurs mains. C’est presque attendrissant : elles font manifestement leur crise d’adolescence (on connaît, on est passé par là...), jouant à revivre le combat féministe des années soixante-dix. Pour cela, il leur faut trouver des ennemis, les mêmes qu’à l’époque, c’est-à-dire les défenseurs du patriarcat. Comme celui-ci n’existe plus, c’est à nous qu’elles donnent le rôle ! Il est vrai qu’elles pourraient faire un autre choix, plus intéressant : s’informer et réfléchir.
 
Elles voudraient bien aussi que nous réagissions, et même que nous les frappions devant les médias : cela ferait de nous les "hommes violents" qu’elles croient que nous sommes. Mais c’est l’échec : les participants continuent de manger, calmes et amusés.
 
L’après-midi, le congrès reprend tranquillement, avec Gilles Tremblay, Lorraine Filion (qui a amené avec elles quatre pères divorcés dont les témoignages sont percutants), Guy Corneau.
 
23 et 24 avril : malgré la publication dans le quotidien Le Devoir d’un article partisan et ironique, le congrès a pris sa vitesse de croisière. La qualité des interventions suscite l’enthousiasme : Gilles Rondeau, Denis Laroche (qui commente pour la première fois en public la partie "violence conjugale" de L’Enquête Sociale générale de 1999), le belge Jan Piet de Man, et une douzaine d’ateliers au choix, dont celui du pédagogue Jean-Guy Lemery. Lors des pauses, comme à Genève en 2002, les échanges sont denses : présentations, troc de coordonnées, de ressources, élaborations de projets qui vont donner une nouvelle dimension aux activités militantes. Le dimanche à midi, les travaux s’achèvent dans l’émotion, par une mise en commun, où, entre autres, une participante lit la lettre de protestation qu’elle a rédigée, toute en ressenti, pour Le Devoir.
 
24 avril, après-midi : alors que nous sommes une dizaine, rassemblés chez Serge Ferrand pour visionner son magnifique documentaire La machine à broyer les hommes, on sonne et c’est la stupeur : les manifestants misandres sont là avec masques, banderoles, appareils photos et caméras. Il est vrai que leur capacité de nuisance a été faible pendant le week-end, mais de là à s’attaquer à un domicile privé, avec les conséquences que cela implique (les enfants, peu âgés, de Serge s’apprêtaient à rentrer et seront les témoins forcés de toute la scène) ! C’est le premier contact direct : nous sommes frappés de l’immédiateté avec laquelles des jeunes femmes qui n’ont aucune connaissance de nous nous traitent de "violeurs" ! Frappés aussi des contradictions du discours : une pancarte proclame : "Le féminisme n’a jamais tué personne !" et l’autre "Mort aux masculinistes !". Quelques bouculades plus tard, ils se dispersent à l’arrivée de la police. Serge porte plainte.
 
Une leçon à tirer : ils aiment utiliser le vocable "masculiniste" pour nous discréditer, eh bien, laissons-le leur ! Bon débarras : il est bien trop lourd à prononcer et à entendre pour désigner une noble cause.
 
25 et 26 avril : alors que le Congrès a été peu annoncé médiatiquement, Yvon Dallaire est désormais harcelé d’appel de journalistes, alertés par l’aspect spectaculaire des manifestations. Il répond à leurs questions tout en recentrant le prpos sur l’aspect constructif des débats. Les misandres sont donc finalement pris à leur propre piège : ils ont gêné la promotion du congrès avant, ils la favorisent après...
 
27 avril : retour en France. Plusieurs publications à signaler :
 
- dans L’Express du 25 avril, excellent article Des maris battus, de Julien Felix et Marie Huet, pages 94-95, qui citent Yvon Dallaire et Sophie Torrent, et reconnaissent la réalité du phénomène tout en en sous-estimant l’aspect quantitatif
 
- dans Le Monde de l’éducation de mai 05, dossier "Le sexe à l’école", article de Marc Dupuis : Pédophilie : moins de suspicion, plus de savoir, qui fait le point sur les fausses accusations d’agression sexuelle contre les profs
 
- Femmes sous emprise. Les ressorts de la violence dans le couple, nouveau livre de Marie-France Hirigoyen, Oh ! Editions, qui chiffre généreusement la proportion d’hommes violentés à 2% du total des victimes ! 
 
30 avril : François Brooks qui était avec nous lors de l’agression des manifestants misandres chez Serge Ferrand publie un excellent reportage photographique sur son site. Il faut voir ça absolument :
 
 
8 mai : un court-métrage de 5 minutes tourné par des amis de la cause des hommes, intitulé Genealogy, est en lice pour un concours organisé dans le cadre du Festival de Cannes (ce sont les internautes qui votent). Ce film est à voir : il traite des conséquences à l’âge adulte des abus sexuels subis par les jeunes garçons. En ligne à www.SilenceOnCourt.tv. Jusqu’au 17 mai.
 
9 mai : dans L’Express de ce jour, excellent article de Jacqueline Shaeffer, qui prend partie pour la transmission automatique à l’enfant du nom du père.
 
15 mai : sortie en Suisse romande du film Le souffle du désert de François Kohler : le trek dans le désert tunisien d’un groupe d’hommes qui s’interrogent sur l’identité masculine. L’auteur et la plupart des participants sont issus des Réseaux Hommes. On peut voir la bande-annonce : http://www.lesouffledudesert.com. Une diffusion est annoncée sur Arte : ça changera !
 
22 mai : il y a tout juste un mois s’achevait le congrès "Paroles d’hommes". Avez-vous vu quelque part les misandres se réjouir de leur semaine de manifestation ? Non, pas une ligne, pas un mot. Leurs sites parlent d’autre chose, ou restent en l’état, comme celui de la grotesque "Coalition antimasculiniste" dont les rodomontades paraissent désormais dérisoires. Ce silence est révélateur de la conscience d’un échec total : échec à interrompre le Congrès, échec à entraîner les participants dans une logique de violence, et surtout désastreuse impression produite par ces attaques injustifiables contre la liberté d’expression, voire contre le domaine de l’existence privée. Le seul résultat des manifestations aura été à notre profit, puisque les médias québécois continuent de faire écho aux problématiques posées dans les conférences. 
 
23 mai : initié par Fathers4 en Grande-Bretagne, la désobéissance civile gagne Montréal. Bravo à Daniel Bonin qui a escaladé la Croix du Mont Royal, déguisé en Spiderman, et à Benoît Leroux, qui s’est perché sur la structure du pont Jacques Cartier, déguisé en Robin ! Le courage de ces pères exemplaires nous élève et donnent tout son sens à notre quête de fierté masculine.
 
31 mai : sortie du numéro de juin du Journal des psychologues, avec un dossier consacré à la résidence alternée. Les différents points de vue sont présentés.
 
7 juin : France-soir de ce jour publie un excellent dossier d’Anne-Noémie Dorion, Enquête sur le tabou des hommes battus, sur trois pages, annoncé en couverture, avec deux articles de fond tout à fait corrects (malgré une sous-estimation quantitative - pas de référece à l’ESG Canada 1999), un long témoignage de Pascal (pseudo d’un homme ex-victime), un long interview de Sophie Torrent avec les références de son livre. C’est une première dans un quotidien national. Dommage qu’il ait encore été fait appel aux pseudo-spécialistes Welzer-Lang et Marie-France Hirigoyen, qui s’acharnent à minorer le phénomène.
 
10 juin : Sos Papa et Justice Papa annoncent chacun leur manif "Fête des pères" pour samedi 18 après-midi (voir les sites). La région parisienne sera donc, sauf erreur, la seule en France à proposer ce genre de manifestation : raison de plus pour s’y associer. Fathers4 annonce la sienne à Londres pour vendredi 17.
 
17 juin : l’émission Contre courant, sur France 2, consacrée aux "auteurs de violence conjugale", est tombée dans les poncifs du genre : référence à l’enquête-bidon ENVEFF, seuls des hommes sont présentés comme "auteurs", seules des femmes comme victimes. La présentation est encore visible à http://contrecourant.france2.fr. On peut mettre en évidence et protester contre ce parti-pris sexiste en utilisant le service "Contacter France 2" sur le site.
 
20 juin : sortie de L’Express, avec un excellent dossier de quatre pages intitulé La vérité sur les violences conjugales. La revue a fait procéder à un sondage auprès de personnes des deux sexes (une première en France !) en leur posant les mêmes questions que celles de l’enquête-bidon ENVEFF, du moins celles concernant la violence psychologique. Comme de bien entendu, les résultats font apparaître la symétrie des violences (une autre première en France). Le sondage est accompagné d’un long texte d’Elisabeth Badinter, qui se rapproche peu à peu de la thèse de la symétrie, avec plus de références que d’habitude (entre autres elle cite l’étude du québécois Denis Laroche). Ce dossier, qui s’ajoute aux précédents articles, va faire du bruit : la reconnaissance des violences contre les hommes progresse à grand pas.
 
On peut regretter que L’Express n’ait pas osé (?) sonder sur la violence physique. On peut regretter aussi que Badinter s’accroche encore à quelques idées "politiquement correctes" : "Que les hommes aient été dans l’Histoire les grands responsables de la violence physique est une évidence" - "dès lors qu’on assiste au partage des pouvoirs qu’appelle la démocratie, il est inévitable que de plus en plus de femmes (...) tendent à en abuser" - "la volonté d’annihiler le conjoint, de toutes les manières, psychologiquement et physiquement. Cette violence-là provient majoritairement des hommes". Toutes ces affirmations sont évidemment gratuites. C’est pourquoi il est souhaitable d’écrire aux rédacteurs de L’Express, pour les féliciter de leur travail, mais aussi pour les encourager à aller plus loin, à briser véritablement le tabou.


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