Actualités juillet-décembre 2006


 

ACTUS JUILLET-DECEMBRE 2006

 

1er juillet : revue de presse :

- dans Psychologies, n° d’été, au sein d’un dossier "Couples heureux", plusieurs références à Yvon Dallaire et à son dernier livre.

- dans Eléments, n°121, été 2006, un bon dossier "La paternité en question. Société sans pères, enfants sans repères"

 

2 juillet : en cette période de Coupe du monde, les misandres ne ratent pas une occasion de stigmatiser le prétendu caractère exclusivement masculin de la secte des supporters footballistiques, et ses nuisances. En Espagne, des femmes qui sont, disent-elles, empêchées de regarder leurs feuilletons préférés, ont lancé un mouvement qui demande tout simplement... la suppression des Mondiaux : http://www.nomasfutbol.es. Pourtant, un simple petit tour cette nuit dans le centre de Lyon, après la victoire de la France sur le Brésil, nous a permis de constater l’inexactitude de ce point de vue. Certes les supporters sont grotesques et insupportables : faussement joyeux - hystériques - passionnés d’événements dérisoires sans rapport aucun avec la construction de leur propre vie, que manifestement ils cherchent surtout à oublier - bref, enfants monstrueux de Big Mother, et aliénés à elle. Mais parmi eux, nous avons vu autant de minois braillards féminins que de gueules ouvertes masculines. L’un de nos postulats est que la violence appartient également aux deux sexes : c’est valable pour la connerie aussi... 

 

4 juillet : toujours concernant la Coupe du monde, chacun a remarqué qu’il n’est plus question du bobard radical-féministe des 40000 prostituées censées être déportées en Allemagne pour l’occasion (voir Actualités mai-juin). Aujourd’hui, le site Sisyphe fait une spectaculaire volte-face en reproduisant une brève de l’AFP intitulée Pas d’augmentation de la prostitution forcée en Allemagne pendant la Coupe du monde : http://sisyphe.org/breve.php3?id_breve=652. Une rectification un peu tardive ! Ce même site avait participé allègrement à l’orchestration du bobard, jusqu’au dernier moment, par exemple le 6 juin : http://sisyphe.org/breve.php3?id_breve=650

Plus prudent, le site Sos Femmes avait pris ses distances avec l’info bidon dès le 29 mai : http://www.sosfemmes.com/archives_bulletin_info/archives_2006.htm#300606

 

11 juillet : nous avons assisté à la finale de la Coupe dans un hôtel de montagne, au milieu d’un groupe important de jeunes et d’adultes des deux sexes, plutôt sympathiques. Certains se sentaient peu concernés par le spectacle, mais la majorité y voyait un enjeu important. Bien évidemment, aucun d’entre eux n’a été en mesure de nous expliquer pourquoi il souhaitait si ardemment la victoire d’une des équipes (la France) et non celle de l’autre, où simplement celle du sport à travers un beau match. Dès le début de la retransmission, ce fut le déchaînement du chauvinisme le plus détestable : enthousiasme et indignation à sens unique, appplaudissements et cris pour les bonnes actions des uns, jamais celles des autres. Certes les Italiens ont brillé par leur talent de comédiens et de truqueurs - mais c’est la routine dans un sport où l’arnaque et la corruption sont à tous les niveaux. Donc rien de bien authentique, rien de bien masculin dans cette soirée centrée sur des hommes... sauf peut-être le coup de boule de Zidane. Enfin un geste non-guidé par le calcul d’intérêt - un geste immédiat mû par la saine colère d’entendre insulter sa famille - oubliés le souci de l’image, du paraître ; retrouvée la vieille priorité des hommes depuis des millénaires : préserver les siens, préserver les femmes et les enfants. 

 

20 juillet : UNE VICTOIRE SUR L’ALIENATION PARENTALE

Dans un arrêt daté de ce jour concernant une affaire de non-représentation d’enfant, la Cour européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg (CEDH) a condamné l’Etat tchèque. La Cour reproche à celui-ci de n’avoir pas fait le nécessaire pour assurer la réalisation effective des temps de contact juridiquement prévus entre un père et sa fille, malgré toutes les procédures engagées par celui-ci, malgré la dangerosité établie de la mère.

Mieux : à cinq reprises, l’arrêt utilise l’expression "syndrome d’aliénation parentale ", reconnaissant explicitement l’existence du SAP, et le fait que l’enfant en a été victime.

Si nous nous réjouissons de ce jugement qui fera avancer la cause d’autres pères et enfants victimes, nous réagissons aussi par la colère : manifestement, ce père, un de plus, du fait de l’inconscience de la "justice", a perdu la confiance de sa fille, et ce n’est pas le dédommagement financier obtenu qui la lui fera retrouver !

Voici le texte du communiqué de presse de la Cour (dont nous avons coloré certains passages en gras) :

Koudelka c. République tchèque (no 1633/05) Violation de l’article 8

Le requérant, Jirí Koudelka, est un ressortissant tchèque né en 1957 et résidant à Prague. De sa relation avec E.P. naquit une fille en 1990. Le couple se sépara l’année suivante et la garde de l’enfant fut confiée à E.P.

En 1993, le requérant demanda au tribunal de déterminer son droit de visite, alléguant que E.P. l’empêchait de voir leur fille. Les experts désignés par le tribunal ne relevèrent aucun obstacle au contact du requérant avec sa fille mais firent état des relations conflictuelles entre les parents et l’attitude négative de la mère, dont la coopération était selon eux indispensable pour la mise en œuvre d’un droit de visite. Par une décision du 24 octobre 1995 confirmée en appel, le requérant se vit accorder un droit de visite médiatisé : ses rencontres avec l’enfant devant avoir lieu un jeudi après-midi sur deux dans un centre de prévention sociale et avec l’assistance d’un spécialiste.

Ce régime est toujours en vigueur, même si une procédure portant sur sa suppression, engagée par E.P., est actuellement en cours. Depuis lors, le requérant tente de mettre en oeuvre son droit de visite. La seule et unique tentative de rencontre eut lieu dans un centre spécialisé en juillet 2002 ; à cette occasion, les experts constatèrent que l’éducation dispensée par E.P. souffrait de sérieux manquements et que le contact entre le requérant et sa fille ne serait pas possible sans recourir d’abord à une thérapie, E.P. faisant développer chez l’enfant le syndrome d’aliénation parentale.

Le requérant se plaignait que les autorités n’ont pas déployé suffisamment d’efforts pour faire exécuter son droit de visite à l’égard de sa fille en dépit de la résistance de la mère. Il invoquait notamment les articles 8 (droit au respect de la vie privée et familiale) et 6 § 1 (droit à un procès équitable.

Bien que connaissant dès 1995 les obstructions faites par E.P. à la rencontre entre le requérant et sa fille, le tribunal compétent s’est longtemps borné à une seule sommation adressée à E.P. en 1996, laquelle est restée manifestement inefficace. Par la suite, ce n’est qu’en avril 1999 et octobre 2000 que le tribunal infligea à E.P. deux amendes d’environ 70 et 7 EUR. Vu les circonstances de l’affaire et l’attitude damnable de la mère, la Cour considère qu’une telle mesure ne saurait être considérée comme suffisante et adéquate.

Eu égard aux circonstances de l’espèce, la Cour estime que la non-réalisation du droit de visite du requérant est imputable surtout au refus manifeste de la mère, puis à celui de l’enfant, programmé par cette dernière. Elle estime cependant que les tribunaux tchèques n’ont pas pris, en vue d’amener E.P. à respecter le droit de visite du requérant, toutes les mesures que l’on pouvait raisonnablement exiger d’elles dans le conflit très difficile en cause, et qu’ils ne se sont pas montrés assez rapides et systématiques dans leur recours. Par ailleurs, étant donné la conclusion faite par le psychologue en juillet 2002, selon laquelle E.P. compromettait le bon développement de l’enfant, la question se pose de savoir si les tribunaux ont été inspirés dans leurs démarches par l’intérêt de l’enfant.

De l’avis de la Cour, les tribunaux tchèques ont permis que le présent litige soit tranché par le simple écoulement du temps, de sorte que le rétablissement des liens entre l’intéressé et sa fille ne semble plus possible aujourd’hui. Dès lors, la Cour conclut à l’unanimité à la violation de l’article 8. Elle estime qu’il n’y a pas lieu d’examiner séparément le grief tiré de l’article 6 § 1 et alloue au requérant 13 000 EUR pour préjudice moral et 2 000 EUR pour frais et dépens moins les 701 EUR déjà perçus du Conseil de l’Europe au titre de l’assistance judiciaire. (L’arrêt n’existe qu’en français.)

Arrêt : sur le site http://www.echr.coe.int/echr, cliquer sur "Jurisprudence" ; puis (à gauche) sur "liste des arrêts récents" à dans cette liste, remonter jusqu’au 20/07/2006 - arrêt Koudelka c. République tchèque

Communiqué de presse : même site, cliquer sur "Presse" ; puis (à gauche) sur "Communiqués de presse récents"

 

24 juillet : sur Cybersolidaires, une remarquable analyse du bobard des 40 000 prostituées pour le Mundial :

Une légende urbaine : les 40.000 prostituées d’Europe de l’Est importées en Allemagne pour la Coupe du monde de football
Histoire et trajectoire politique d’une légende victimiste.

Excellement précis et documenté.

http://cybersolidaires.typepad.com/ameriques/2006/07/une_lgende_urba.html

 

2 août : la période actuelle de vacances peut être l’occasion, pour ceux qui ne l’ont déjà fait, de découvrir l’encyclopédie Wikipedia : http://fr.wikipedia.org]. Outre qu’il s’agit d’un procédé original et créatif (les articles sont écrits et modifiés directement par les internautes), elle permet de mesurer la progression des concepts et des idées hoministes. Voici des articles à consulter, créés ces derniers mois : hominisme, Robert Bly, Réseau Hommes, misandrie, violence conjugale, syndrome d’aliénation parentale. Pratiquement chacun d’eux donne lieu à des confrontations homériques avec des féministes radicales, qui ont littéralement colonisé certains articles (comme "sexisme") mais hurlent dès que quiconque se permet d’introduire un point de vue différent du leur. Il est intéressant de s’inscrire (sous pseudonyme) afin d’avoir accès à la partie "discussion" et de pouvoir intervenir directement sur les textes.

 

11 août : sur France 2, une scène réjouissante dans le cadre d’une émission sur les trois premières jeunes femmes pompiers de Paris. Devant ses collègues alignés, l’une d’elles reçoit une distinction de la part de son chef. Le bandeau remis, celui-ci lui donne un coup de poing amical au niveau du sternum, comme il le fait dans le même cas pour ses subordonnés hommes. Interrogée quelques minutes plus tard, la jeune femme se réjouit : elle dit qu’elle est très contente, parce que son chef l’a traitée comme ses collègues garçons, ce qui signifie qu’il l’estime au même degré - elle sent qu’elle fait vraiment partie de la famille. A notre époque, c’est presque une surprise d’entendre cela : on s’attendrait plutôt, comme d’habitude, à une plainte lancinante, du genre : "Ces hommes, toujours pareils, brutaux entre eux, brutaux avec les femmes, ils ne sont pas capables d’adapter leurs comportements à l’autre sexe, ils ne respectent vraiment rien, etc.". Réjouissons-nous. 

 

14 août : c’était aujourd’hui la première de la nouvelle émission d’Yvon Dallaire, "Analyse-moi ça !", sur les ondes du 93.3 FM à Québec, et elle s’est bien passée. Le principe est celui d’un dialogue avec un animateur sur des thèmes touchant la condition masculine, les relations hommes-femmes, etc., entrecoupé d’interventions téléphoniques des auditeurs.

Elle se déroule tous les jours de 13:30 à 15:00 (soit 19h30 à 21h heure française). On peut la capter facilement sur la toile :

http://www.le933.com/webstation/htmlpages/emiss24.shtml

 

15 août : Sophie (4 ans), dont le père avait la garde provisoire, a été enlevée au Touquet, en pleine rue, par au moins un homme (un professionnel ?) et sa mère, de nationalité russe. Lire l’article de Libération :

http://www.liberation.fr/actualite/societe/198681.FR.php

 

17 août : Clémentine Marcovici : au-delà du "plafond de verre", excellent article du Monde. Cette brillante jeune femme est la première de son sexe à sortir majeure de l’X. Pour elle, la réussite n’est pas plus aisée pour les garçons que pour les filles. "Quand on est décidé, il n’y a pas d’obstacle", déclare-t-elle, ou encore : "Le milieu familial fait la différence". Autre citation : "Pour elle, le "plafond de verre", cette barrière invisible qui bride la carrière des femmes, est donc une abstraction. Bien plus gênant est celui dont pâtissent les techniciens par rapport aux cadres, estime-t-elle, très sensible à cette autre forme de discrimination". Nous ne pouvons qu’applaudir à ces propos de bon sens, antithétiques du victimisme, et la féliciter à notre tour.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-803845@51-803903,0.html

 

21 août : la candidature Ségolène Royal à l’Elysée provoque un véritable déferlement de bêtise misandre, bien analysé dans un article de Libération : "Etre une femme, l’arme absolue". Car, dit l’auteur de l’article, "son sexe est devenu argument de campagne : puisqu’elle est une femme, jeune pour le monde politique ( 53 ans), c’est une assurance qu’elle gouvernera autrement". Nous y voilà : "autrement", c’est-à-dire mieux, puisque les femmes font tout mieux que les hommes...

Arnaud de Montebourg, qui la soutient, reprend avec un opportunisme affligeant la thèse misandre de la supériorité morale des femmes : "Les femmes ne font pas les choses comme les hommes, affirme le député de Saône-et-Loire. C’est un mélange de sincérité et de détermination. Et puis la maternité, même inconsciemment, ça oblige au dévouement. Les hommes ne sont pas comme ça."

Un partisan de Fabius analyse très bien la technique de manipulation victimiste-terroriste : "Elle s’est mise en position de mère intouchable, de femme faible. Si on met en doute ses compétences, sa capacité à faire le poids face à Sarkozy, on va nous traiter de machistes. Résultat, on ne peut rien dire."

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/199590.FR.php

Ceci est une occasion de rappeler notre position :

- nous sommes partisans d’un équilibre des sexes dans tous les domaines de la vie sociale. Nous n’avons donc aucune objection contre le fait que le président soit une femme.

- mais le sexe n’est en rien un critère de choix pour le vote. Les critères, ce sont le programme, la compétence, la moralité, l’expérience, etc.

- hommes et femmes ne font rien de la même façon, c’est vrai. Ceci dit, les deux sexes ayant déjà eu accès aux fonctions de gouvernement, rien ne permet d’affirmer une quelconque supériorité de l’un d’eux dans la manière de faire de la politique, ni dans le domaine moral.

En tous cas, aucun des candidats potentiels ne s’est déclaré jusqu’ici préoccupé par les problèmes des hommes : nous sommes prêts à parier qu’il en sera de même jusqu’à l’élection.

 

22 août : UN LIVRE AU TITRE IGNOBLE

Ecrire un livre sur la violence conjugale en n’interrogeant que des hommes violents, c’est ne traiter que la moitié du problème, mais pourquoi pas ? C’est un choix sociologique, et il suffit, pour être honnête, de signaler que l’on a fait ce choix et renoncé à traiter de la violence féminine. Mais intituler ce livre, sans aucune précaution, Pourquoi les hommes frappent les femmes, avec deux articles définis, comme si tous les hommes étaient violents contre toutes les femmes, et comme si les femmes ne l’étaient jamais, c’est proprement ignoble. C’est pourtant ce qu’a réussi à faire un certain Aldo Rocco, dont la quatrième de couverture dit qu’il s’agit d’un romancier (!) italien à succès et qu’il a travaillé quatre ans (!). Le sous-titre, Violences conjugales : l’enquête, conforte l’escroquerie.

Puisque c’est l’éditeur qui est responsable du titre, c’est à lui que nous devons écrire pour exprimer notre indignation. Il s’agit des éditions Alban : http://www.alban.fr. On peut les contacter par leur site, ou contact@alban.fr, ou 47 bis, rue du Commerce 75015 Paris France

 

26 août : encore une surprise sur le site d’ Sos Femmes, le témoignage d’une femme violente intitulé Je frappe mon conjoint.

http://www.sosfemmes.com/faq/200_suivantes/224_tlv.htm

Ce site est l’un des rares (le seul ?) site féministe à avoir déjà publié des témoignages d’hommes battus.

 

 

1er septembre : découvert avec retard, un excellent dossier de la revue Histoire antique (juillet-août, n°26) sur Boudica, reine celte, signé Chloé Chamouton. Boudica (Boadicée) fut cette reine britannique qui conduisit son peuple (les Iceni) dans sa révolte contre l’occupation romaine, avec une bravoure et une efficacité exemplaire. Le dossier s’élargit pour traiter de la condition féminine chez les Celtes et mettre en valeur des aspects que nous avons l’habitude de rappeler à propos de cette civilisation : l’égalité des droits entre les sexes, en particulier en ce qui concerne les droits du mariage, du divorce, de la propriété - la place importante tenue par les femmes dans les activités guerrières et religieuses - plus généralement, la haute image de la femme déjà mise en place par une société dite "antique". 

 

2 septembre : sinistre rentrée. Il y a quelques jours à peine, nous signalions la sortie d’un ouvrage au titre ignoble : Pourquoi les hommes battent les femmes (contre le choix duquel nous lancons une campagne de protestation.).

Aujourd’hui, rebelote : sortie de Pourquoi les hommes sont lâches, de Gilles d’Ambra, "psychosociologue", aux Editions First. Voir

http://www.efirst.com/XXXdetail.asp?Code=6511554

Mais ce cas est différent du précédent, peut-être pire. Le premier livre a un parti-pris misandre, au sens où il ne traite que de la violence conjugale masculine. Le second traite du couple, à la manière de dizaine d’autres sur le sujet, mais pas de manière misandre. Le titre ne correspond pas au contenu, et n’a sûrement pas été choisi par l’auteur. Il l’a été par l’éditeur, de manière délibérée et provocatrice, dans une perspective commerciale. Ce qui signifie qu’aujourd’hui la misandrie est non seulement une idéologie dominante, mais un produit vendeur, source de profit. L’horreur...

On peut protester :

- auprès de l’auteur pour s’être laissé imposer un titre pareil : gillesdambra@wanadoo.fr

- auprès de l’éditeur pour l’avoir choisi, avec tout le mépris que cela implique pour la moitié masculine de la population : firstinfo@efirst.com / 27 rue Cassette 75006 Paris

 

4 septembre : l’horreur s’épaissit. Nous avions surestimé l’auteur en question : il ne s’est pas fait forcer la main, et il est content de lui ! Voici sa réponse au courrier que nous lui avons envoyé :

J’ai pris parti de donner à mon livre, le titre d’un chapitre, ce qui est une pratique éditoriale courante, le sous-titre venant préciser qu’il ne s’agit ni d’un livre sur la lâcheté des hommes ni d’une "attaque sexiste violente contre une moitié de la population". Comme vous le remarquez vous-même, il rapporte "le comportement respectif des deux sexes sans établir entre eux de hiérarchie au point de vue moral".
C’est un choix que j’ai fait moi-même, bien évidemment sans contrainte de mon éditeur.
Par ailleurs, ne voyant nulle part d’"hystérie misandre ambiante", -il ne m’a pas été rapporté de faits d’hommes brûlés, violés, battus par des femmes-, je n’ai pas l’impression que le ce titre pourrait y contribuer.
En vous remerciant pour vos observations.
Gilles d’Ambra

Voilà quelqu’un qui ne manque pas de culot : son sous-titre, Petit précis de psychologie à l’usage des femmes qui aiment encore les hommes ne fait évidemment que renforcer la connotation sexiste du titre. Et qui manque par contre d’informations : il ne lui a pas été "rapporté de faits d’hommes battus par des femmes" ! Une raison de plus pour lui écrire : informé, il est temps qu’il le soit !

 

7 septembre : en Suède, création d’un parti politique intitulé Initiative féministe, qui espère glaner 4% des voix aux élections législatives, et où l’on ne s’étonne pas de retrouver la grande prêtresse misandre Gudrun Schyman. Bien sûr, nous n’approuvons pas son programme au fondement sexiste, mais nous approuvons l’initiative. Créer son propre parti et encourir le rejet (ou l’adhésion) des électrices est une attitude bien plus responsable que de geindre constamment, prétendre que les partis empêchent l’accession des femmes aux fonctions politiques, et obtenir des lois qui faussent le jeu électoral. 

http://www.feministisktinitiativ.se/franska.php

 

8 septembre : dans Le Monde, intéressant article, L’inspection des affaires sociales préconise que père et mère puissent se partager un congé parental

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-811209@51-811244,0.html

 

14 septembre : la nouvelle et excellente loi sur l"hébergement égalitaire" (qui pose entre autres que les tribunaux examinant les divorces doivent privilégier cette solution dès que l’un des parents la demande) vient d’être adoptée en Belgique. Voici des liens qui explicitent :

- un site sur le droit belge :

http://www.droitbelge.be/news_detail.asp?id=321

- une excellente séquence TV, avec une interview de notre ami Yves Losseau (demander le JT soir du 14-9)

http://entertainment.skynet.be/index.html?l1=actuality&l2=rtbf&l3=home

 

18 septembre : deux livres intéressants sont annoncés pour cette semaine :

Le mur des lamentations. Tous victimes et fiers de l’être. de David Abiker (Editions Michalon), dont nous avions apprécié Le musée de l’homme. Manifestement, il s’agit d’une satire des différents victimismes.

J’ai menti, de Virginie Madeira (Stock). Il s’agit du témoignage d’une jeune femme qui, à quatorze ans, a faussement accusé son père de viol, lequel a été condamné à l’emprisonnement. Elle dément et essaie de s’expliquer, l’ensemble rédigé avec l’aide d’une journaliste.

 

22 septembre : décidément, chaque viron en librairie suscite désormais chez nous une montée d’exaspération. Michel Lafon n’a rien trouvé de mieux que de publier les Lettres de prison (sic) de Nathalie Gettlife. Rappelons que celle-ci n’est autre qu’une rapteuse d’enfants, qu’elle a enlevé les siens à leur père au Canada alors qu’il en avait très légalement la garde, et qu’elle se retrouve très légitimement enfermée pour son crime - ce qui ne surprend que parce que tant d’autres rapteurs-rapteuses poursuivent leurs jours dans une totale impunité. Aucune raison donc d’en faire une héroïne, ni une écrivaine, car ces lettres n’ont aucune qualité littéraire particulière. Mais encore une fois, on constate que le victimisme et la misandrie font vendre : aucune chance de voir publiée les lettres d’un père dans la même situation...

 

26 septembre : Homme au volant, mort au tournant, tel est le titre imbécile d’un article du Monde sur les comportements routiers comparés selon les sexes. L’article ne fait que souligner un phénomène bien connu, que nous sommes les premiers à reconnaître et à déplorer, à savoir l’écrasante "supériorité" des hommes en matière d’infractions, d’accidents et de victimes. Mais son titre généralisateur et simpliste est le produit de la misandrie ambiante, et l’alimente : qu’il y ait plus d’hommes fauteurs d’accidents ne signifie évidemment pas que tous les hommes soient des fauteurs (sous-entendu des assassins) potentiels.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-816583,0.html

 

26 septembre : le Conseil municipal de Paris a voté ce jour l’attribution du nom de Marie Trintignant à un square, rue de l’Ave Maria, dans le 4e. Bien sûr, il ne s’agit pas de reconnaître l’actrice, mais une emblématique victime féminine de la violence conjugale, tuée en 2003 par Bernard Cantat (même si les Verts ont trouvé que ce n’était pas assez clair car la délibération ne contient pas de référence à la "violence faite aux femmes", et se sont abstenus !). Reconnaître les victimes, nous n’avons rien contre, au contraire, à condition qu’elles le soient toutes. A la prochaine opportunité du même genre, il est nécessaire que le nom attribué à un lieu d’une grande ville de France soit celui d’un victime masculine, ce qui ne devrait pas être difficile à réaliser puisque, selon le Recensement national des morts violentes survenues au sein du couple en 2003 et 2004, un homme meurt en France sous les coups de sa conjointe tous les seize jours !

 
27 septembre : encore Le Monde, mais cette fois pour un article plutôt hilarant : La presse parle trop peu des femmes. L’Association des femmes journalistes a mesuré la part consacrée à celles-ci dans la presse écrite et trouve 17% (en baisse bien sûr, par rapport aux 18% de 2000 !). Certaines des explications laissent pantois : "Les femmes ont moins tendance à se mettre en avant que les hommes Comme si elles avaient un complexe, un doute sur leur légitimité."

Les lecteurs moyens comme nous doivent être aveugles : la presse écrite est largement aussi féminocentrique que la société qu’elle analyse, et traite à longueur de colonnes des besoins des femmes, de leurs souffrances et de leurs points de vue (les lecteurs de ce site sont bien placés pour le savoir).

Rares doivent être aujourd’hui les femmes qui doutent de leur "légitimité", tant elles sont justement présentées dans cette presse comme le modèle achevé et définitif.

Enfin, c’est faire l’impasse sur l’énorme machine représentée par la presse dite féminine, qui produit chaque semaine des dizaines de titres (aucun équivalent côté masculin), et qui, elle, traite exclusivement des problèmes des femmes.

Comment l’AFJ fait-elle ses comptes ?

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3236,36-816937@51-817028,0.html

Précisions sur cet affaire dans Libé du même jour : le décompte ne porte que sur des quotidiens (sept dont deux régionaux) - un peu léger, mais nous l’aurions parié ! Citations d’Isabelle Germain, coprésidente de l’AFJ : "Rien ne bouge. En 2000, parmi les personnes citées dans les médias français, 18 % seulement étaient des femmes." "A quelques exceptions près, on en est toujours au stéréotype de la maman ou de la putain. Oui, c’est grave !..." On reconnaît la rengaine misandre : rien ne change, on est toujours à l’âge de pierre, etc.

 

1er octobre : UNE ENQUETE IRLANDAISE SUR LA VIOLENCE CONJUGALE

Le magazine scientifique américain Redorbit commente une enquête irlandaise sur la violence conjugale.

http://www.redorbit.com/news/display/?id=667994

L’enquête a été conduite par le Trinity College de Dublin et ses résultats sont publiés par l’European Journal of General Practice. Elle a consisté à interroger des médecins de famille à propos de conjoints et conjointes fréquentant leur cabinet. C’est éloquent : 43% des femmes et... 52% des hommes déclarent avoir été victimes de cette violence.

Mary Cleary, présidente du centre pour hommes victimes de Navan, déclare qu’il est aberrant que le gouvernement irlandais continue de subventionner les services pour femmes victimes à hauteur de 15 millions d’euros, alors que les services pour hommes perçoivent moins d’un pour cent de cette somme.

 

5 octobre : saluons la nouvelle victoire de Denis Seznec - la Cour de cassation, siégeant comme cour de révision, a entériné la énième demande de révision du procès de son grand-père, Guillaume Seznec. C’est l’aboutissement du combat d’un demi-siècle d’un petit-fils pour réhabiliter la mémoire de son aieul, un combat admirable qui en fait un incontestable héros masculin moderne.

 

6 octobre : Dans les piscines, les créneaux communautaires diminuent, c’est ce qu’indique Le Monde dans un article sur la pratique misandre consistant de la part de certaines associations religieuses à exiger des temps de piscine réservés à leurs adhérentes, afin pour celles-ci de pouvoir se baigner sans être exposées à l’odieux regard des individus du sexe impur (le masculin). Nous nous réjouissons de cette diminution, sans pour autant croire à sa durabilité. De toute façon, il est intéressant de savoir quels ont été ou sont les créneaux accordés, et à qui. A Lille-sud, il s’agit de femmes musulmanes ( avec un gros progrès : "Les hublots ouvrant sur l’extérieur, qui étaient occultés à la demande des nageuses, ne le sont plus" !!!). A Sarcelles et à Strasbourg, phénomène moins connu, il s’agit de femmes juives.
 
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-820234@51-815463,0.html

 

7 octobre : pour la troisième fois, le site féministe Sos Femmes publie le témoignage d’un homme battu : Bulletin d’info n°76 de septembre 2006 - 243. Ma femme me bat

http://www.sosfemmes.com/faq/200_suivantes/243_jl.htm

En août, il avait publié le témoignage d’une femme violente : 224. Je frappe mon conjoint - Bulletin d’infos n°75 d’août 2006

http://www.sosfemmes.com/faq/200_suivantes/224_tlv.htm

 

11 octobre : dans Vie privée, vie publique, impressionnant témoignage de Virginie Madeira (voir 18 septembre et l’article de l’Express), qui explique par quel mécanisme infernal elle n’est pas revenue sur la fausse accusation de viol portée contre son père. Le système policier-psycho-judiciaire misandre porte une lourde responsabilité . Citations parmi d’autres : "Dans les questions qu’ils me posaient, ils mettaient les réponses", "S’ils m’avaient dit de raconter, ils auraient vu que je n’avais rien à raconter", "J’ai essayé une fois de dire que ce n’était pas vrai, mais mon avocate m’a reprise".

Enfin une fausse accusatrice qui se rétracte... pour combien d’autres qui continuent de vivre sans courage et sans dignité, à moins que ce ne soit en ayant perdu toute conscience de la réalité.

Impressionnant témoignage aussi que celui de son père, qui lui pardonnait déjà dès la fin du procès qui le condamnait à dix ans de prison : exceptionnel exemple d’amour inconditionnel. Vous avez dit que les pères n’aiment pas leurs enfants ?

 

16 octobre : LES FEMMES NE CROIENT PAS AU "PLAFOND DE VERRE" 

C’est ce que nous confirme un sondage CSA/Madame Figaro pompeusement intitulé : Pouvoir et entreprise, les femmes sont-elles le maillon fort ? mené auprès de 502 femmes âgées de 18 ans et plus.
 
Sur les 72% qui croient à la conquête de postes à responsabilités par les femmes, 46% pensent que c’est une évolution qui se fera naturellement, contre 26% qui y voient un "combat prioritaire". 4% seulement la considèrent comme une " cause perdue ", alors que 4% la jugent " sans intérêt " ou 18% comme " un problème parmi d’autres ".

Pour en améliorer l’accès, seulement 15% croient aux réseaux d’influence féminins, 10% à l’action des mouvements féministes, 7% aux quotas - mais 53% à l’éducation et à l’institution scolaire.

Quels sont les obstacles ? Le sexisme n’en est un que pour 38%. Pour 50%, c’est la difficulté à concilier vie professionnelle et vie familiale qui freine l’accès à ces mêmes postes, pendant que 8% croient à une inhibition par rapport au pouvoir chez les femmes elles-mêmes.

Ceci dit, elle ne sont pas disposées à se bousculer pour les obtenir. Une femme sur deux seulement perçoit le bénéfice d’un poste à responsabilité, et une femme sur cinq le réfute. 30% des françaises pensent qu’il y a autant de bon que de mauvais à faire ce choix-là.

Bref, une majorité de françaises pensent sur ce sujet exactement l’inverse de ce que martèlent les idéologues misandres : elles croient que la société leur donne la possibilité d’accéder à de hauts postes si elles le veulent et en sont capables, et que les hommes ne s’y opposent pas. Très peu souhaitent être aidées par des lois discriminatoires. En même temps, une moitié d’entre elles reconnaît ne pas être attirée par ces postes-là. Un démenti clair et net à la prétention des misandres de parler au nom des "femmes" en général.

http://www.madamefigaro.fr/psycho/20061005.MAD0009.html

 

17 octobre : FAUSSES PATERNITES

Pour une fois bien inspiré, le magazine Marie-Claire (n°651, novembre 06) publie un excellent dossier sur une violence anti-hommes encore peu explorée (une de plus), intitulé Le jour où j’ai appris que mon enfant n’était pas de moi.

Si le chiffre de 5% d’enfants dont le père officiel (et à l’insu de celui-ci) ne serait pas le biologique circule couramment, l’association américaine des banques de sang avance celui de 10%, et le département en génétique de l’université de Californie celui de 15%. Une situation qui ne peut se créer et perdurer que par la criminelle stratégie de dissimulation des conjointes de ces pères.

Outre trois témoignages de pères piégés qui racontent leur désespoir lorsqu’ils ont découvert la vérité, le dossier explore les aspects juridiques du problème. Il évoque le cas de ce père perdant un jour tout droit de contact avec l’enfant qu’il a élevé parce que le vrai père s’est révélé, et qui a obtenu de la justice la récupération des frais engagés pour l’éducation de celui-ci : réparation purement matérielle, d’autant plus qu’un père dans cette situation risque d’être dès lors trop âgé pour concevoir un enfant à lui.

En France, la loi misandre du 7 août 2004 n’autorise les tests de paternité que dans le cadre de procédures judiciaires. C’est pourquoi de plus en plus de pères (huit fois plus en 2005 qu’en 2000) achètent des outils de test à l’étranger, accédant ainsi à une vérité qui n’a malheureusement aucune valeur légale.

Comme nous le faisons pour d’autres, nous comptons bien participer à l’émergence de ce tabou et même l’accélérer.

 

22 octobre : bravo au groupe de militants de Fathers for justice qui a pacifiquement manifesté ce dimanche sur les lieux du "1er colloque international sur la violence faite aux femmes" à Montréal. Cette présence leur a permis, devant les médias attentifs, de parler à Michaelle Jean, gouverneure générale du Québec, du scandaleux tabou maintenu par la société féminocentrique sur les violences faites aux hommes (privation des enfants, violence conjugale, etc.). Ils étaient peu nombreux mais ont manifestement remporté une victoire médiatique : tous les médias québécois rendent compte de leur action.

 

25 octobre : dans Psychologies de novembre (p.82-92), un bon dossier intitulé Elle m’a fait un enfant dans le dos, et justement sous-titré Enquête sur un abus de pouvoir au féminin. Ou l’on redécouvre ces hommes dont les compagnes décident qu’ils sont de bons outils d’accès à la procréation, et mettent en oeuvre sans les informer la naissance d’un enfant qu’ils n’ont pas souhaité. Du moins pas tout de suite, car certaines, nécessité financière oblige, lancent quelque temps après une recherche en paternité. Pour se préserver de ce genre de mésaventure, les femmes ont l’avortement et l’accouchement sous X, les hommes rien. C’est pourquoi Marcela Iacub fait la très intéressante proposition d’un statut de géniteur sous X, qui pourrait contrebalancer cette inégalité des droits.

 

26 octobre : PARTAGE DES ALLOCS : UNE VICTOIRE POUR LES MOUVEMENTS PATERNELS ET LES PERES

L’Assemblée nationale française a acté le principe du partage des allocations familiales entre parents divorcés, dans la loi de financement de la Sécurité sociale. Les députés ont adopté un article stipulant que "la charge de l’enfant pour le calcul des allocations familiales est partagée par moitié entre les deux parents, soit sur demande conjointe des parents, soit si les parents sont en désaccord sur la désignation de l’allocataire". Jusqu’ici, les caisses d’allocations familiales ne reconnaissaient qu’un seul allocataire, très souvent la mère. Un groupe de travail a été lancé avant l’été à la demande du ministre de la Famille, Philippe Bas. Un décret en Conseil d’Etat fixera les conditions d’application.

 

1ER NOVEMBRE : REVUE DE PRESSE

Marie-Claire, n°651, novembre 06, p.123-128, un excellent dossier sur une violence anti-hommes encore peu explorée, intitulé Le jour où j’ai appris que mon enfant n’était pas de moi.

Psychologies, novembre 06, p.82-92, un bon dossier intitulé Elle m’a fait un enfant dans le dos, et justement sous-titré Enquête sur un abus de pouvoir au féminin.

 

2 NOVEMBRE : " JE NE VEUX PAS EN ARRIVER LA "

Pour la quatrième fois, le site SOS Femmes publie le témoignage d’un homme battu, intitulé Je ne veux pas en arriver là (Bulletin d’infos d’octobre 06)

http://www.sosfemmes.com/archives_bulletin_info/archives_2006.htm#301006

Nous ne pouvons que saluer les manifestations successives de lucidité de ce site, qui apparemment s’inscrivent dans la durée. Trop de sites de la même mouvance font passer l’idéologie avant la réalité ! ses rédacteurs ont cependant encore beaucoup de chemin à faire, car, s’ils font des concessions sur les cas individuels, ils continuent malheureusement aux dogmes officiels et à prendre au sérieux les enquêtes-bidon comme l’Enveff.

 

5 NOVEMBRE : A MOURIR DE RIRE - L’ARROSEUR ARROSE

Au hasard d’une recherche, nous découvrons une situation tout à fait réjouissante et édifiante. Le grand sociologue misandre Daniel Welzer-Lang, "spécialiste" de la violence conjugale dont il attribue la pratique aux seuls hommes, grand contempteur d’une "violence masculine" qu’il juge éternelle et universelle, cet homme-là qui enseigne par choix délibéré dans une université féministe (Toulouse Le Mirail) est lui-même accusé par ses étudiantes et ses collègues militantes de violences diverses ! Le Bulletin de l’Association Nationale des Etudes Féministes (ANEF) n° 46, 2005, pp.97-100, l’accuse d’avoir pratiqué le harcèlement sexuel, le harcèlement moral, l’abus d’autorité à l’encontre d’étudiantes préparant un doctorat sous sa direction, cela depuis 1998. Sommé de s’expliquer par les membres de son équipe (Simone-SAGESSE), il aurait préféré en démissionner en 2003.

L’ANEF dénonce donc à son encontre ce que lui-même n’a cessé de dénoncer à longueur de livres, à savoir la manipulation, l’abus de pouvoir et le silence complice des autorités (tous masculins, bien entendu).

Nous nous garderons bien de nous prononcer sur la validité de ces accusations, dont nous savons pertinemment qu’il faut les prendre avec la plus extrême prudence. Quoi qu’il en soit, pour l’intéressé, la situation est cornélienne :

- soit elles sont justifiées, ce qui signifie qu’il pratique dans le privé très exactement ce qu’il vomit dans son oeuvre publique - et il est déconsidéré intellectuellement et moralement

- soit elles sont fausses et il se trouve confronté à une forme typique de la violence féminine, dont il a toujours affirmé qu’elle n’existait pas : il doit donc revoir tout ce qu’il a écrit depuis vingt-cinq ans.
 
Welzer-Lang a porté plainte contre l’ANEF pour diffamation : la suite risque d’être intéressante...

http://1libertaire.free.fr/AbusdepouvoirFac.html

 

 

15 NOVEMBRE : DALIGAND RECIDIVE

En février 2004, à Lyon, lors d’une conférence-débat de la Chaire des droits de l’hommeconsacrée à la violence conjugale, nous avions fermement interpellé l’une des intervenantes, Liliane Daligand, psychiatre et experte auprès des tribunaux. Notre intervention consistait tout simplement à lui rapppeler que des hommes étaient touchés, eux aussi, par ce type de violence, ce qu’elle avait omis de mentionner. Elle avait alors reconnu l’existence du phénomène, tout en ne lui accordant qu’une dimension dérisoire. 

Deux ans plus tard, force est de constater que notre pédagogie n’a pas été efficace. Daligand sort un nouveau livre, Violence conjugale en guise d’amour (Albin Michel), dans lequel elle fixe la proportion des hommes battus à 10% du total des victimes. Chiffre totalement fantaisiste, bien sûr, qu’elle ne prend pas la peine de sourcer... et pour cause puisqu’il ne figure dans aucune enquête à ce jour ! (mais plus généreux, il est vrai, que les 1 ou 2% de Welzer-Lang et des idéologues extrémistes).

Paradoxe : même s’il est totalement irréaliste, on s’attendrait à ce que les victimes représentées par ce chiffre fassent ensuite dans l’ouvrage l’objet d’un intérêt proportionnel à ce qu’il repésente. Mais non, rien. Les seuls témoignages d’hommes recueillis sont ceux d’hommes violents.

 

20 NOVEMBRE : UN NOUVEAU PAS DANS L’IGNOBLE

La Fédération nationale solidarité femmes (FNSF) lance une nouvelle campagne télévisuelle à travers un spot sur la violence conjugale, basé sans surprise sur un a priori sexiste : lui violent, elle victime. C’est classique. Mais, cette année, les misandres font un effort de renouvellement, et du même coup un nouveau pas dans l’ignoble. Le spot prétend "faire comprendre que toute forme de violence dans la cellule familiale a aussi des conséquences dramatiques sur leurs propres enfants" - ce qui est une intention tout à fait louable. On s’attend donc à voir, outre un couple qui se déchire, des enfants des deux sexes qui pleurent, dépriment, s’autoflagellent ou se battent entre eux. Il n’y a malheureusement que l’embarras du choix. Mais ce qui nous est montré est tout autre : la mère tombe à terre sous les coups de son conjoint ; l’image d’un jeune garçon plutôt gracieux se profile ; il s’approche de sa mère... et, spontanément, complète le travail à coups de pied.

Pères-fils-hommes adultes-jeunes garçons, tous des brutes, tous violents ! Voilà le message véhiculé dans ce scénario. Grands ou petits, ils sont tous pareils, ceux qui appartiennent à la race maudite des hommes - et ils se transmettent leurs tares à chaque génération ! Rien à en faire, rien à en tirer, sinon les dénoncer, inlassablement, dès qu’ils sont en âge de tenir sur leurs deux jambes !

On peut visionner à

http://perso.orange.fr/solidaritefemmes/campagne2006/campagne2006.htm

et envoyer ses commentaires à partir du site ou à fnsf.doc@wanadoo.fr

FNSF 32-34 rue des Envierges 75020 Paris

01 40 33 80 90

 

21 NOVEMBRE : SEGOLENE = MARIE

Il y a grande folie au royaume de France : excellent article de Dominique Dhombres, dans Le Monde, qui analyse les technique utilisées par Ségolène Royal pour fabriquer son image. Pureté, bonté, douceur, auto-définition comme une mère prête à souffrir pour tous, et les préserver : telles en sont les grands traits, qui s’inscrivent dans la très longue tradition du messianisme féminin, inauguré au treizième siècle par la mystique Guglielma de Bohême, qui se présentait comme une nouvelle incarnation du Christ. Les hommes ont détruit le monde, mais une femme vient qui va le sauver. Aspect symétrique est inévitable : la diabolisation de ses concurrents, toujours coupables d’en vouloir aux femmes à travers elle. Paradoxalement, "C’est diabolique, ce truc", en effet.

(...) Marie n’est pas comme toutes les autres. Elle est à la fois la mère de Jésus et, par ce biais, la mère de l’humanité souffrante. Elle est celle qui intercède, pour nous, auprès de son Fils et du Père. En ce qui concerne le Saint-Esprit, consultez un spécialiste, votre serviteur est totalement incompétent.

Pourquoi Marie ? Parce que c’est évidemment le modèle subliminal de Ségolène. D’abord le visage de madone. Elle n’était pas comme ça il y a vingt ans, pas du tout même. C’est du travail. Elle y est arrivée. Le blanc, ensuite. Elle est systématiquement immaculée pour les grandes occasions. Le port de tête, aussi. L’angle choisi est toujours celui qui met en valeur son sourire de madone, de profil ou de face. Les conseillers en communication l’ont bien compris. Enfin, mais vous savez bien que c’est secondaire à la télévision, le discours lui-même. Lundi soir, face à PPDA légèrement incrédule mais respectueux du phénomène, en excellent professionnel de la communication qu’il est lui-même, elle a dit qu’elle était "habitée".

Elle a aussi défini la fonction qu’elle brigue. Etre présidente de la République, "c’est d’abord aimer la France pour que les Français s’aiment en elle". Vous en voulez plus ? Marie, patronne primaire de la France, et Jeanne d’Arc, patronne secondaire, se présentent ensemble à l’Elysée. Vous votez pour qui ? C’est diabolique, ce truc. Si vous zappiez un peu tard, lundi soir, sur France 2, c’était pire encore. Dans "Mots croisés", Daniel Cohn-Bendit déclarait à Yves Calvi éberlué qu’il allait voter Ségolène. L’époque est terrible. Dany disait qu’elle était l’héritière de Mai 68. Il est devenu fou.

Dominique Dhombres - Le Monde, 21-11-06

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-836903,0.htm]

 

22 NOVEMBRE : VAUTRIN CRIMINELLE SEXISTE !

La France vit en plein délire, au rythme des dénonciations quotidiennes de la violence, absurdement unilatérales, visant exclusivement le sexe masculin.

Catherine Vautrin, ministre sexiste de la Cohésion sociale (Orwell !) a tenu sa conférence de presse sur la violence conjugale et ses suites mortelles. Un grand sujet de satisfaction pour elle : peut-être plus de victimes féminines cette année. D’après une enquête gendarmerie-police concernant les 9 premiers mois de l’année, sur les 113 victimes, il y aurait 83% de femmes, d’où la triomphale annonce : une femme tuée tous les trois jours (contre une tous les quatre jours dans l’enquête précédente portant sur 2003-2004).

Mais comme on ne peut comparer que ce qui est comparable, on ne pourra se prononcer que sur les bases d’une autre enquête de deux ans, c’est-à-dire... fin 2007, et ce nouveau chiffre n’a pour l’instant aucune signification. Surtout, il est utilisé de manière sélective, car du côté des victimes hommes cela ne va pas mieux : un homme tué tous les quatorze jours, au lieu d’un tous les seize jours en 03-04 ! Mais nulle part Vautrin n’évoque cette (présumée) hausse-là, ni aucun média dont nous ayons eu connaissance !

Et ces victimes-là ne l’intéressent pas. Toutes les mesures qu’elle annonce, concernent explicitement les victimes femmes. Priorité pour les logements... aux victimes femmes. Lutte contre la récidive... des hommes. Un numéro de téléphone unique... pour les victimes femmes. Et dix courts métrages réalisés par de grands metteurs en scène : on peut s’attendre au pire quand on a visionné le premier (voir 20 novembre) !

Bref, Vautrin, prétendue ministre de tous les Français, réserve les fonds et les actions publiques aux victimes d’un seul sexe et abandonne les hommes battus à leur sort, aggravant leur désespoir, les poussant à une disparition discrète, qui ne figurera pas dans les statistiques des crimes : le suicide (un mode de réaction hélas typiquement masculin). Est-il exagéré de la qualifier de criminelle ?

L’enquête explore un nouveau créneau : les enfants victimes directes. D’où cette merveilleuse révélation : les dix enfants tués par des parents violents l’ont été... exclusivement par des hommes. Mais les misandres auront du mal à trouver des arguments de ce côté-là : comme nous le rappelle l’actualité, en matière d’agression contre les enfants, et en particulier de meurtres d’enfants, quelles que soient les sources, c’est la responsabilité des femmes violentes (et surtout des mères violentes) qui est majoritairement engagée. 
 
http://www.cohesionsociale.gouv.fr/IMG/pdf/dossier_de_presse_violences_conjugales_2006_version_def.pdf

 

 

22 NOVEMBRE : A CONTRE-COURANT

Cafébabel.com interviewe Yvon Dallaire sur la violence conjugale, ce qui permet à celui-ci d’expliquer pourquoi et comment les hommes en sont tout autant victimes. Bravo à ce Cafébabel non-conformiste et courageux !

http://www.cafebabel.com/fr/article.asp?T=A&Id=2167

 

 

25 NOVEMBRE : ROYAL PRONE UNE LOI EXPLICITEMENT SEXISTE

Vautrin-Royal, droite-gauche, même combat... contre les hommes. A peine investie par le PS, la Madone lève le voile : "La première loi que je ferai déposer sur le bureau de l’Assemblée nationale si je suis élue sera une loi contre les violences faites au femmes". Donc une loi discriminatoire, qui ne protégera que la moitié de la population, en fonction de son sexe. Ca promet.

Mais le plus affligeant n’est pas qu’elle le dise, car on s’y attendait. Le plus affligeant est que personne dans la classe politique, homme ou femme, n’aie la lucidité et le courage de dénoncer une proposition aussi aberrante, et de dire que les hommes, eux aussi, souffrent et ont besoin d’être préservés.

 
25 NOVEMBRE : SOLIDARITE

...avec Stéphane Lafargue,qui fait la grève de la faim depuis le 20 novembre pour que son fils Paul, 10 ans, soit entendu par un juge au sujet du lieu de sa résidence !

http://sauverpaul.over-blog.com->http://sauverpaul.over-blog.com

ou http://www.2parents.net

 

 

27 NOVEMBRE : " JE SUIS UN HOMME MALTRAITE "

Cinquième témoignage d’homme battu publié par Sos Femmes (Bulletin n°78 de novembre 2006).

http://www.sosfemmes.com/faq/200_suivantes/254_t.htm

 

 

27 NOVEMBRE : RAPPORT SUISSE SUR LA VIOLENCE FEMININE

Violence féminine : mythes et réalités. La violence domestique n’est pas l’apanage des hommes. Tel est le titre de ce rapport très intéressant, dont l’auteur est Eva Wyss, criminologue et publiciste, réalisé par la Commission du Bureau cantonal de l’égalité de Berne. Le texte de présentation précise : "La commission a voulu se démarquer de l’attitude erronée qui consiste à dresser violence féminine contre violence masculine". 

http://www.sta.be.ch/site/fr/gleichstellung-frauengewalt_fk06_dt.pdf

 

 

30 NOVEMBRE : MORCEAU CHOISI

L’approche du 6 décembre (anniversaire du massacre de Polytechnique, perpétré par un déséquilibré) réactive l’inspiration de l’inénarrable poétesse du site Sisyphe, Elaine Audet. Ces vers laborieux feraient pouffer de rire s’ils ne dissimulaient à l’évidence une haine misandre tenace, paranoïaque, inaccessible à toute raison... cette haine dont nous connaissons les conséquences dramatiques.

(...)
D’un bout à l’autre du monde en l’an deux mille six
Des femmes des filles tombent sous les coups
D’un mari d’un ami d’un proxénète d’un prosti-tueur
Victimes d’un désir insatiable de contrôler
Leurs ventres leur esprit leur sexe leur cœur
De les mettre à genoux muettes et soumises

Au nom de Dieu de l’honneur du droit de propriété
Des femmes des filles meurent lapidées
Défigurées par l’acide brûlées sur des bûchers
Vendues violées torturées immolées en série
Avilies enfermées gardées en ignorance
Au service de générations d’hommes sans merci

D’un bout à l’autre de leurs voix de leurs pensées
Des femmes des filles resserrent leurs liens
De leurs mains tendues au-dessus de la peur
Font de leurs yeux des puits de savoir
De leurs lèvres des oasis de douceur
De leurs corps des tremplins d’amour et de liberté

Que feront les chasseurs d’ici et d’ailleurs sans proies
Restés seuls ils n’auront plus qu’à tuer leur ombre

http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2496

 

 

1ER DECEMBRE : UN MAGAZINE HOMINISTE

Parution du n°1 de Paroles d’hommes, magazine d’information hoministe, que l’on peut recevoir gratuitement sous forme électronique en en faisant la demande à paroles.dhommes@yahoo.fr

Il contient entre autres le texte du tout nouveau Manifeste hoministe, avec des commentaires de ses rédacteurs et les premières signatures.

 

3 DECEMBRE : SREPHANE LAFARGUE NOUS A QUITTES

Stéphane Lafargue (voir 25 novembre) s’est donné la mort. Comme bien d’autres avant lui, il est un suicidé de la société misandre. Pour nous, il entre au panthéon des pères debout, de ces héros qui ont su aller jusqu’au bout du combat au service de leurs enfants, et dont la grandeur nous rend fiers d’être hommes. Son souvenir nourrira notre combat.

Voici le dernier message qu’il a laissé à ses amis militants :

Salut à tous,

Merci de tout coeur à tous ceux qui m’ont soutenu dans mon combat et à tous mes autres amis.

Pardonnez-moi de vous abandonner, mais ce n’est vraiment plus supportable pour moi de devoir devenir un père sans enfant.

Aucune issue se dégage. Je voudrais que Paul ne grandisse pas au milieu d’un champ de bataille perpétuel et vu les conditions, je ne vois d’autre solution que de disparaître.

Si la société avait vraiment voulu que Paul ait un père, elle n’aurait pas laissé la "justice" le détruire psychologiquement.

Je vous embrasse tous.

Le Collectif national pour la coparentalité appelle à venir déposer des fleurs avec des bougies, devant le Ministère de la Justice, Place Vendôme, Paris 1, le vendredi 8 décembre 2006 à 19h.

http://www.p-a-p-a.org->http://www.p-a-p-a.org

 

 

7 décembre : UN CRIME NON-COMPTABILISE

La mort de Stéphane Lafargue ne figurera dans aucune statistique criminelle. Pourtant il s’agit bien d’un crime, perpétré à part égale par l’institution judiciaire et par son ex-épouse. On peut même dire qu’il s’agit d’un crime découlant de la violence conjugale. Alors que la résidence alternée avait été décidée, son ex-épouse a déménagé loin de leur région d’origine, ce qui a rendu celle-ci impossible : la privation d’enfant, une violence conjugale incontestable, qui l’a poussé au désespoir.

Mais ce n’est pas un crime au sens juridique : police et gendarmerie ne feront pas figurer sa mort dans leur prochain décompte (voir 22 novembre) et les misandres continueront de dire qu’il y a quatre fois moins de victimes masculines de cette violence-là. Alors que plusieurs pères divorcés se sont suicidés ces derniers mois.

 

10 DECEMBRE : JAMAC CONTINUE LE COMBAT

La petite mais vaillante association qui dès le début de la période hystérique soutient les profs injustement accusés d’abus sexuel tient toujours la route. La table ronde organisée ce dimanche fut passionnante. Les intervenants, psychiatre (Paul Bensussan), avocate (Florence Rault) ou intervenants sociaux ont délivré le même message. Si les fausses accusations semblent diminuer en nombre et en crédibilité, au moins dans l’Education nationale, l’obscurantisme est encore vivace, alimenté par les idéologies, croyance absolue en la parole de l’enfant, diabolisation des hommes, etc. Il convient donc de ne se réjouir que modérément, et de rester vigilant.

L’assistance était malheureusement clairsemée, alors que la convergence est évidente avec d’autres causes, comme celle des pères divorcés, qui n’étaient pas là : il y a encore beaucoup de ponts à jeter.

Les Actes seront publiés sur le site de Jamac : http://jamac.ouvaton.org

Accessoirement, nous avons appris que le livre de Marie-Monique Robin, L’école du soupçon, une somme qui fait l’histoire de ces sordides affaires qui ont causé souffrance, exclusion professionnelle et suicides chez les enseignants, connaît peu de succès. Entre autres parce que sa publicisation est entravée par le staff d’une certaine candidate à la présidence de la République, peu soucieuse de voir portés sur la place publique les résultats de la circulaire qui porte son nom, véritable appel à la délation gratuite. Une bonne raison, si ce n’est déjà fait, d’acheter ce livre et de le faire connaître.

 

14 DECEMBRE : SEZNEC : UNE NOUVELLE HONTE POUR LA "JUSTICE" FRANCAISE !

Notre " Justice " prend parti contre les pères, contre les hommes, et n’est pas capable de revenir sur ses errements même un siècle plus tard ! La Cour de révision a refusé d’annuler la condamnation prononcée en 1924 contre Guillaume Seznec, accusé d’un crime sans cadavre, sans mobile et sans preuve ! 80 ans d’un combat acharné de sa famille, et en dernier lieu de son petit-fils Denis, pour lequel nous disons depuis longtemps notre admiration, se révèlent inutiles. "Avec son bandeau sur les yeux, la justice était aveugle. Depuis l’affaire d’Outreau, elle est devenue sourde. Avec l’affaire Seznec, elle est devenue folle. Honte à elle !", telle est la déclaration de Denis, à laquelle nous soucrivons entièrement.

 

15 DECEMBRE : JAMAIS BONS, LES PERES ! 

Les pères ne font rien, ou trop peu : c’est l’un des arguments les plus classiques de la misandrie. Grâce à Marie-Claire (n°653, janvier 07), nous en découvrons l’autre facette : ceux qui font leur part (ou davantage) sont... dangereux ! C’est ce que nous explique savamment Marianne Maresse dans un dossier intitulé Les nouveaux pères en font-ils trop ? (p.54-58), où se répand la plainte de malheureuses mères qui "se sentent dépossédées". Les pauvres ! Le mari change les couches, sort les bambins, les emmène à l’école, les aide aux devoirs, etc. C’est monstrueux ! Et elles, du coup, à quoi servent-elles ? Il y a là une dérive, nous dit savamment Maresse !

Heureusement, les spécialistes qui donnent ensuite leur avis sont bien choisis. A côté de la réaction habituellement débile de Marcel Rufo, on retrouve le bon sens avec Patrick Bensoussan : "La question du "trop", on ne la pose jamais à propos des mères. Si madame s’arrête de travailler pour s’occuper de son enfant, c’est normal, mais si c’est monsieur, on pense qu’il va trop s’investir." ou Geneviève Delaisi de Parseval : "Dire d’un père qu’il est trop investi est absurde. Le dirait-on d’une mère ?"

 

19 DECEMBRE : POUR STEPHANE

Un collectif d’associations appelle à une marche silencieuse devant le Ministère de la Justice en hommage à Stéphane Lafargue le jeudi 21 décembre 2006 à 19h. Ministère de la Justice, Place Vendôme - 75001 Paris

 

22 DECEMBRE : GETTLIFFE-LAFARGUE, DEUX POIDS, DEUX MESURES

Tous les médias confondus s’attendrissent sur les cadeaux de Noël reçus en nombre par Nathalie Gettliffe : autorisée à purger sa peine en France, elle bénéficie pour les Fêtes de deux autorisations de sortie de trois jours chacune, et devrait bénéficier d’une libération conditionnelle dès le 9 janvier ! Une drôle de manière d’appliquer la décision du tribunal canadien ! Cette charmante "maman" n’est pourtant qu’une vulgaire rapteuse de gamins, prête à causer autour d’elles tous les malheurs - y compris à ses propres enfants et en leur nom ! - pour satisfaire une possessivité pathologique.

A l’inverse, après les entrefilets du lendemain du suicide, aucun média ne s’intéresse plus à Stéphane Lafargue, dont le sort tragique est pourtant représentatif de toute une catégorie de pères d’aujourd’hui - ni aux diverses manifestations qui honorent sa mémoire. Lui pourtant n’a pas enlevé son fils (qui voulait vivre avec lui), c’est son ex-compagne et la "justice" misandre qui le lui ont enlevé !

Aujourd’hui, si l’on veut sensibiliser les médias à sa cause, il ne fait pas bon être un homme.

 

25 DECEMBRE : GETTLIFFE SUPERSTAR !

Décidément, il faudra la boire jusqu’à la lie. Au journal de TF1, Gettliffe, la nouvelle star, apparaît détendue, dans un appartement bien chauffé, pour son Noël en famille. Puis, interrogée sur ses tribulations canadiennes, verse sa larme et fait appel à la compassion universelle. Trois minutes d’écran pour la rapteuse. Une provocation pour tous les pères qui passent Noël sans leur enfant, et qui, eux, ne bénéficieront d’aucune intervention gouvernementale.

 

26 DECEMBRE : BIENVENUE, NATACHA POLONY

Nous vivons une époque tellement délirante que la découverte de déclarations de simple bon sens est ressentie comme une bienfaisante surprise. Voici un extrait de ce que dit une certaine Nataha Polony, jusqu’à aujourd’hui inconnue de nous, qui a obtenu la septième bourse Cioran du Centre national du livre pour préparer un essai sur la condition féminine. Gageons que nous aurons d’autres occasions de la citer :

On est dans une époque qui glorifie la femme comme étant le nouveau sauveur. C’est-à-dire qu’on va se sortir de tous nos péchés originels par la femme. Par exemple, l’autre jour, j’entendais Ségolène Royal interrogée par une journaliste de France 2 qui lui demandait : " Vous avez une façon originale de voir les choses, est-ce parce que vous êtes une mère de famille ? " Elle a répété trois ou quatre fois sa question. Et Ségolène Royal répondait : " Bien sûr, c’est une autre vision, parce qu’on peut avoir de l’autorité et qu’on peut dire aussi je t’aime, etc. " On retrouve d’ailleurs les théories de Sylviane Agacinsky sur le fait que la femme, parce qu’elle est mère, est intrinsèquement tolérante car elle accueille l’autre en elle. Je pense que c’est une erreur fondamentale, je ne vois pas en quoi l’enfant qu’on porte est un autre, c’est au contraire une continuité de soi-même. Par ailleurs, Freud nous a appris que le fait de comprendre que c’est un autre vient par le père qui, au contraire, sort de la fusion mère-enfant. Donc il y a tout ce discours sur le fait que les femmes vont révolutionner la politique, l’entreprise, le monde, qu’elles sont merveilleuses, qu’elles sont tolérantes, qu’elles ont plus d’amour. Mais il suffit de voir ce que donnent les femmes dans toutes les révolutions, ce que donnent les femmes quand elles sont mères de martyrs et de kamikazes pour comprendre qu’on est dans le délire le plus complet. Sauf que refuser cela est tout de suite mal vu. On est soupçonné d’être une fois de plus réactionnaire, voire favorable au phallocentrisme triomphant. Et on oublie finalement que le plus grand féminisme, c’est celui qui est humaniste, c’est-à-dire celui qui arrive à comprendre que, bien sûr, nous avons des corps différents qui construisent une partie de notre identité, bien sûr, ce n’est pas la même chose d’être un homme ou d’être une femme, mais que l’identité est multiple. J’ai sans doute beaucoup plus à voir avec un homme dont je partage les idées qu’avec une femme dont je ne partage pas les idées. Pour cela il est nécessaire de comprendre que l’identité n’est pas figée, elle est multiple, elle varie au fur et à mesure des âges. A certains âges de ma vie, le fait d’être une femme sera plus important que le fait d’être née dans tel milieu social, à d’autres moments ce sera l’inverse. Je ne pense pas qu’être femme construise uniquement ce que nous sommes. Et je ne pense pas qu’il y ait quelque valeur féminine qui soit meilleure que les valeurs masculines.(...)
D’ailleurs, on commet une grosse erreur en disant que de nos jours, dans les sociétés occidentales, ce sont les valeurs féminines qui sont en train de triompher. Ce n’est pas vrai, ce sont les valeurs maternelles, ce n’est pas du tout la même chose. Nous sommes dans une société maternante où l’on entretient les gens dans leurs désirs immédiatement comblés par la consommation, avec ce jeu entre désir et frustration, parce que le désir étant toujours comblé, il n’y a plus aucune possibilité de création. Tout cela c’est l’univers maternant, ce n’est absolument pas un univers féminin. Il y a, dieu merci, des femmes qui ne sont pas mères et qui sont pour autant totalement femmes, et parfois agressives, parfois écrasantes autant que des hommes.

http://www.culture.fr/Groups/livre_et_litterature/article_78_fr

 

 



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