Violence(s) conjugale(s) : références, témoignages, videos, articles


 

 
 
Les anglophones disposent depuis 1997 d’un livre de référence, Abused men, de l’américain Philip W. Cook

Mais les francophones ont attendu 2001 pour disposer d’un livre équivalent, celui de la suissesse Sophie Torrent, L’homme battu.

 

 

LES ENQUETES

Les cinq enquêtes francophones citées ci-après, s’étalant de 1999 à 2007, ont en commun de concerner les deux sexes, et de conclure soit à l’équivalence quantitative des violences exercées par chaque sexe sur l’autre, soit à l’existence d’une proportion d’hommes victimes très importante.. Nous en donnons les liens, sachant que nous donnons aussi pour chacune un résumé dans la présente sous-rubrique "Violences conjugales".

1, 2, 3

Le cycle 13 de l’ Enquête sociale générale du Canada de 1999 (ESG, enquête nationale, portant sur une grande diversité de sujets, commanditée par le gouvernement canadien)

Les résultats en sont commentés dans La violence conjugale en 1999. Denis Laroche. Bulletin de l’institut de la statistique du Canada, février 2002, volume 6, numéro 2

L’ESG 2004 confirme les résultats de celle de 1999. Elle est commentée à nouveau par Denis Laroche dans Contexte et conséquences de la violence conjugale envers les hommes et les femmes au Canada en 2004, disponible sur le site de l’Institut de la statistique du Québec :

Enfin, désormais sans Denis Laroche, l’ESG 2009, prise een charge par Statistiques Canada, confirme les résultats des ESG précédentes.

Les liens sont ici : http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article204

4

Bodenmann, Guy et Gabriel, Barbara. Le bien-être des couples suisses. Questions familiales, Office fédéral des affaires sociales (Berne), numéro 2/04, p.50, paragraphe "Violences entre partenaires" (2004)

La revue en ligne :

http://www.bsv.admin.ch/dokumentation/publikationen/00101/index.html?lang=fr

5

Les violences psychologiques au sein des couples. Institut BVA, juin 2005. Publiée par L’Express du 20 juin 2005

Concerne uniquement les violences psychiques.

Les données :

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/famille/quand-les-pressions-sont-psychologiques_485478.html

Le commentaire d’Elisabeth Badinter :

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/famille/la-verite-sur-les-violences-conjugales_485479.html

6

En France, depuis 2007 (il était temps !), l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) est le premier et le seul organisme à réaliser et publier des enquêtes de victimation portant sur les violences conjugales physiques contre les deux sexes.
 
Dernier chiffre en date : 175 000 hommes victimes en 2013-2014.

Nous suivons ces enquêtes depuis le début. Analyses et liens ici : la-cause-des-hommes.com/spip.php ?article240

 

 
LES TEMOIGNAGES

L’homme battu, de Sophie Torrent (Option Santé), est la meilleure étude francophone sur le sujet. L’ouvrage est bâti sur sept témoignages, utilisés par fragments dans les différents chapitres.

La cause des hommes, de Patrick Guillot (Option Santé, ou Viamédias en France), rend compte d’un témoignage L’histoire de Dave, homme battu, de manière linéaire, sur une dizaine de pages.

Ma compagne, mon bourreau, de Maxime Gaget (Michalon, 2014) : premier livre-témoignage francophone d’une victime masculine.

Un site de victime : www.homme-battu.fr

Deux site d’assos de soutien :

Sos Hommes battus

http://sos-hommes-battus-france-association.blog4ever.com/articles/biblio-homme-battu

Liens vers des articles de presse (2015)

http://www.slate.fr/story/99539/homme-victime-violences-conjugales

http://www.lemainelibre.fr/actualite/sarthe-elle-battait-et-humiliait-ses-trois-enfants-et-son-mari-24-03-2015-129262

http://www.west-info.eu/a-quiet-manager-rebels-against-his-wifes-violence/

Le site Sos Femmes publie lui aussi des témoignages, d’autant moins contestables qu’il s’agit d’un site féministe (toutefois le dernier date d’août 2010 : est-ce lié au fait que nous les relayons ? Le site a-t-il subi des pressions ?). Voici les liens :

Témoignages d’hommes violentés :

196. Un homme victime de violences (novembre 2005) :
http://www.sosfemmes.com/faq/100_suivantes/196_jean-pierre.htm

243. Ma femme me bat (septembre 2006) :
http://www.sosfemmes.com/faq/200_suivantes/243_jl.htm

249. Je ne veux pas en arriver là (octobre 2006) :
http://www.sosfemmes.com/faq/200_suivantes/249_nH.htm

254. Je suis un homme maltraité (novembre 2006) :
http://www.sosfemmes.com/faq/200_suivantes/254_t.htm

504. Je suis un homme... victime de violences conjugales (février 2010) : http://www.sosfemmes.com/faq/500_suivantes/504_homme.htm

528. J’ai obtenu la résidence principale de mes enfants, je suis un homme (violence psy) : (http://www.sosfemmes.com/faq/500_suivantes/528_antoine.htm

Témoignages de femmes violentes :

184. Je frappe mon mari (octobre 2005) :
http://www.sosfemmes.com/faq/100_suivantes/184_canada.htm

224. Je frappe mon conjoint (août 2006) :
http://www.sosfemmes.com/faq/200_suivantes/224_tlv.htm

265. C’est moi qui commence (décembre 2006) :
http://www.sosfemmes.com/faq/200_suivantes/265_v.htm

273. Je suis violente envers mon conjoint (février 2007)

http://www.sosfemmes.com/faq/200_suivantes/273_canadienne.htm

Témoignages d’enfants d’hommes battus et de femmes violentes :

313. Je suis la fille d’une femme violente (juillet 2007)
http://www.sosfemmes.com/faq/300_suivantes/313_.htm

 

 

 LES VIDEOS, DOCUS, FILMS

Remarquable documentaire de Jean-Daniel BOHNENBLUST et Antoine PLANTEVIN Antoine. Hommes battus Diffusé sur TSR1, mars 2008

Capsule homme violenté, video remarquable réalisée par la Table de concertation sur la violence conjugale de Montréal : http://www.tcvcm.ca/documentation

Documentaire sur l’histoire de Maxime Gaget, réalisé par Cyril Denvers pour France 2 (Infrarouge) : Journal intime d’un homme battu ou torturé par sa femme 
http://www.france2.fr/emissions/infrarouge

 

 

LES BROCHURES

Publiée par le même organisme :

http://www.tcvcm.ca/files/vous/HV-SCF-FR.pdf

 

 

LES ARTICLES

David, 32 ans, marié, battu par sa femme. Témoignage.
 
VIOLENCE DOMESTIQUE. Selon de récentes statistiques, un cas de violence domestique sur dix touche des hommes. David*, Valaisan trentenaire, a subi les coups et les insultes de sa femme. Il raconte.  
 
Un "punching-ball". Voilà en quoi il s’est transformé durant six mois, encaissant les gifles, avalant les insultes. David* n’a pourtant pas l’air fragile lorsqu’il parle, les bras haut croisés sur la poitrine, avec son embonpoint en dessous. Il semble bien présent, pas faible pour deux sous. Seulement voilà. Celui qui cognait, c’était une femme. Sa femme. Sa seule fierté, c’est de ne jamais avoir rendu les coups.

David a 32 ans, et un job comme assistant social. Dans les journaux, il lit des articles sur les femmes battues, souvent. "Bien sûr, il y a moins d’hommes que de femmes qui sont victimes de coups", admet ce musicien amateur. Selon de récentes statistiques effectuées en Suisse alémanique, seul un cas de violence domestique sur dix concerne des messieurs.

"T’as qu’à lui foutre une trempe"

Seulement voilà. "Pour nous, on fait comme si ça n’existait pas", soupire David. Pourquoi ? Parce qu’un homme, qui plus est un Valaisan "pure souche", ça ne se laisse pas faire comme ça. "T’as qu’à lui foutre une bonne trempe", lui répondaient ses amis au début. Pour David, c’était exclu. "J’ai fait une fois mal pour faire mal lorsque j’étais adolescent et que je jouais au hockey. Je me suis promis de ne jamais recommencer."

En décembre 2005, celle qui est désormais son ex-femme était condamnée pour voies de fait avec injures. Une amende de 400 francs et un délai d’épreuve de deux ans. C’est peu, oui. Mais David n’ira pas plus loin. "Porter plainte, c’était une question d’honneur. Mais je ne ferai pas recours. J’avais juste besoin qu’elle reconnaisse ce qu’elle a fait." Pourtant, l’amertume est toujours là. "J’ai une connaissance qui a pris trois ans ferme pour avoir giflé son épouse. Vous trouvez ça juste, en comparaison ? On parle toujours de l’égalité et des droits des femmes, mais on ne pense jamais à ce qui se passe de l’autre côté."

Assis dans son petit studio meublé à bon marché, David raconte, d’une voix étranglée par l’émotion, comment, certains soirs, il n’osait même plus rentrer à la maison. "Je pouvais me faire frapper parce que je posais les biscuits ici au lieu de les mettre là", explique-t-il en déplaçant sur la table un bol de petits beurres au chocolat.

Pieds, poings et guitare sèche

Coups de pieds, de poings, de guitare sèche sur le dos. Injures, plus blessantes parfois que les gifles. "Elle m’a même cogné devant ses enfants. C’est ça le plus dur. Avoir été vu dans ces moments-là." Afin de calmer sa rage et son humiliation, David tapait contre un mur, brisait une fenêtre. "Le risque, pour l’homme, c’est de frapper à son tour. Et que vaut sa parole face à celle de sa femme en cas de conflit conjugal ?"

De son côté, son ex-épouse reconnaît avoir frappé et insulté. Elle précise dans le jugement qu’elle traversait alors une période difficile et qu’elle a agi ainsi "du fait que son mari la rabaissait sans cesse et ne l’écoutait pas."

"Ça va changer". Voilà ce que David se répétait dans les premiers temps. A l’époque, c’était "motus et bouche cousue" sur ce qui se passait à la maison. Ce n’est qu’après avoir été mis à la porte de chez lui qu’il a commencé à parler. "Au début, personne ne me croyait, sauf ma mère. A la Lavi (ndlr : centres de la Loi sur l’aide aux victimes) et dans les bureaux de l’égalité, il n’y a que des femmes qui s’adressent aux femmes, je ne me voyais pas y aller. Même le policier devant qui j’ai fait ma déposition m’a regardé d’un air éberlué."

L’homme vit seul désormais, entouré de ses guitares et de ses CD. Retrouver quelqu’un ? Oui, mais..."Je reste obsédé par la crainte de mal faire, et par ce qui peut en découler. Si je me remets en couple, est-ce que tout ça va recommencer ?"

* Prénom d’emprunt

Camille Kraft

Le Matin on line, Genève, 8 janvier 2007

http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/david,_32_ans,_marie,.html

(lien caduc)

*****

[L’article qui suit est passionnant, l’un des rares à donner des éléments sur la violence conjugale féminine dans l’histoire (alors que certains naïfs croient qu’elle n’a commencé qu’avec l’égalisation des droits). L’auteur ne connaît manifestement pas les chiffres de la violence actuelle, mais peu importe]

Les maris aussi

"Vous êtes un homme ? Marié, sans enfants ? Vous faites partie en France du 1% masculin des violentés au sein du couple ? Allez vous faire battre ailleurs !" Cet extrait d’un article de notre confrère Marianne, de mai 1999, rend compte du triple handicap rencontré par les hommes victimes de maltraitance féminine : une condition humiliante qui contraint au silence ; le manque de crédibilité à l’égard des forces de police tentées par la raillerie ; et l’absence de structure d’écoute. La perception de l’homme viril, protecteur et puissant, n’est pas conciliable avec l’image de faiblesse et de soumission. Au Moyen-Age, le mari battu est avant tout considéré comme un coupable avant d’être une victime.Coupable d’avoir laissé échapper sa "police correctionnelle" au profit de son épouse , coupable en définitive d’être un sous-homme. Pour seule réponse, la société médiévale le condamne à un châtiment en place publique. Le charivari, comme le rapporte la coutume de Saintonge en 1404, contraint l’époux déchu à "chevaucher un asne le visage par-devers la queue dudit asne". De telles manifestations relèvent de la justice populaire. Au XVIIIe siècle, écrit Victoria Vanneau dans l’article Histoire d’une "interversion" des rôles conjugaux paru dans Ethologie française, "[...] la justice pénètre dans cet entre-deux conjugal pour protéger le plus faible. Les plaintes de ces maris "doivent être écoutées, et lorsque les excès de sa femme se trouvent constatés à un certain point", il convient d’appliquer une peine, ici la réclusion." Au XIXe, comme pour les violences faites aux femmes, c’est lors d’affaires d’homicides ou de coups et blessures que la justice met le doigt sur ces mauvais traitements quotidiens perpétrés sur les hommes. Ainsi en 1827, l’histoire de la femme Lafosse. Le couple a beaucoup de dettes. Journalier, Monsieur passe son temps dans les cabarets. Madame, couturière, passe le sien à aller le chercher. Elle lui donne des coups de sabot au point de scandaliser les personnes présentes dans le café. Comment une femme peut-elle se permettre de battre son mari ? Puis, elle le menace de mettre le feu à la maison et de le brûler comme un cochon. Le passage à l’acte suit les menaces. La femme Lafosse est condamnée à mort... Pour incendie ! Car le bien mobilier a alors plus de valeur qu’une vie humaine. Qui plus est lorsqu’il s’agit d’un homme qui se fait rosser par sa femme ! 

Texte du dossier Quand les violences conjugales deviennent un crime. Eric Pincas. Historia, mars 2007, p.35 

*****

L’ancienne boxeuse corrige son mari à coups de barre de fer

SOCIETE - Une fois n’est pas coutume, il arrive que les violences conjugales soient faites aux maris par leur femme et non l’inverse ! Témoin cette histoire rapportée par Ouest-France et survenue samedi soir dans le quartier de la gare de Dinan (Côtes d’Armor) où les gendarmes ont du intervenir pour séparer deux conjoints qui se battaient à coups de barre de fer.

Après avoir embarqué les deux époux au poste et entendu chacune des deux versions, les policiers en sont arrivés à la conclusion que c’était bien le mari qui avait subi les violences de son épouse. Ancienne boxeuse, celle-ci mesure 1,70 m et pèse 85 kg tandis que son compagnon ne dépasse pas 1,50 m et pèse 55 kg, précise Ouest-France. A l’origine de la dispute, la matronne aurait reproché à son époux d’avoir bu du whisky dans l’après-midi. Ce qu’il nie. L’ex-habituée des rings lui assène alors des coups de poings. Il tente de la maîtriser. C’est alors qu’elle serait allée chercher une barre de fer pour en assèner des coups à son mari. Bilan : une dent cassée et 4 jours d’interruption totale de travail pour l’infortuné. Quant à l’ancienne boxeuse, elle devra répondre de ses violences devant le tribunal de grande instance.

PHA

Libération (LibéRennes), 20 juillet 2009

liberennes.fr/libe/2009/07/une-ancienne-boxeuse-corrige-son-mari-%C3%A0-coups-de-barre-de-fer.html (lien caduc)

 

 

et des liens :

http://www.sudouest.fr/2015/12/20/saint-genis-d-hiersac-16-un-homme-battu-succombe-sous-les-coups-de-son-epouse-2223377-1085.php

http://www.leparisien.fr/verneuil-sur-seine-78480/verneuil-sur-seine-un-homme-victime-de-violence-conjugale-18-03-2016-5639177.php

http://www.directmatin.fr/france/2016-08-20/montpellier-lhomme-torture-par-son-ex-femme-est-mort-736777

http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-sarreguemines-bitche/2016/09/15/mari-violente-8-mois-avec-sursis

http://www.nordlittoral.fr/5495/article/2016-11-10/des-temoignages-accablants-contre-la-desvroise-qui-enflamme-son-compagnon

http://www.aisnenouvelle.fr/region/saint-quentin-il-m-a-pousse-a-bout-en-me-demandant-ia12b0n434459

http://www.paris-normandie.fr/accueil/a-rouen-elle-bat-son-compagnon-et-le-frappe-avec-un-couteau-DG8549511

http://www.sudinfo.be/1789991/article/2017-02-16/une-anversoise-a-fait-dormir-son-mari-durant-deux-ans-dans-la-niche-du-chien-lui

http://www.republicain-lorrain.fr/faits-divers/2017/04/30/il-ne-fait-pas-la-vaisselle-sa-femme-le-frappe-a-coups-de-poele

http://www.purepeople.com/article/estella-warren-la-sulfureuse-actrice-et-top-arretee-pour-violences-conjugales_a234286/1



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